Jacques Rancière et le monde des images

À ce jour, aucun ouvrage n’a été consacré aux liens étroits qu’entretient Jacques Rancière avec le cinéma. Cet essai aimerait combler ce manque. Dans la masse abondante des textes que le philosophe a dédiés aux images en mouvement – livres monographiques, articles rassemblés en recueil, recensions de film dispersées dans des revues, interviews –, Dork Zabunyan propose un parcours raisonné qui montre comment la pensée de Rancière nous permet d’explorer en retour les relations convulsives entre le septième art et d’autres régimes d’images (télévision, internet, médias sociaux…). En traversant le western, le documentaire, la comédie musicale ou encore la fiction historique, Rancière tisse la toile d’un « monde des images » moins préoccupé par la pureté du médium cinématographique que par l’actualité de sa puissance de création.

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Harun Farocki, du cinéma au musée

Ce livre réunit un ensemble de textes publiés au fil d’une vingtaine d’années, dessinant la carte d’une vision critique de l’œuvre de Harun Farocki. Suivant une réflexion double (cinéma/musée), cet ensemble de textes n’oppose pas des cultures ou des dispositifs de projection, suggérant plutôt l’idée que Farocki avait fini par choisir le musée en tant qu’espace « autre », site et laboratoire d’un cinéma qu’il n’avait jamais arrêté de considérer comme un art de la mémoire, et comme un art des possibles.

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Guy Gilles – À contretemps

Temps qui passe. Temps qui s’arrête. Temps qui fuit, qui s’enfuit. Qui revient. À la recherche du temps. C’est ce que Mélanie Forret cherche à chaque page de cet ouvrage. Guy Gilles, qui, n’ayant connu qu’un succès « confidentiel » de son vivant, jouit depuis quelques années, d’un regain d’intérêt. Cinéaste à « contretemps » Guy Gilles ? À contretemps du cinéma de son époque ? À contretemps de son temps ? À contretemps du temps. Du temps qui passe.

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Delair / Clouzot

Ce Delair/Clouzot regroupe des documents inédits — lettres, télégrammes, cartes postales ou photos —, qui dessinent la relation orageuse et créative entre Henri-Georges Clouzot et Suzy Delair. A travers cet ensemble épistolaire, c’est tout un pan autobiographique de l’œuvre de Clouzot qui se révèle, ainsi que les étapes de sa reconnaissance, au long des années quarante, en tant que scénariste et réalisateur : Le Dernier des six, L’assassin habite au 21, Le Corbeau, Quai des Orfèvres.

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Le film-après-coup

Ce premier recueil de textes inédits ou introuvables de Claudine Eizykman, flamboyante cinéaste-théoricienne, constitue une refondation radicale de la théorie du cinéma, élaborée et approfondie de 1970 à 2018. 

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Il est difficile d’être un dieu

Le scénario "Il est difficle d’être un dieu", écrit en 1968 par Arkadi et Boris Strougatski et Alexeï Guerman, est un bel exemple de la tradition du scénario littéraire soviétique et un objet fascinant qui marque le début de l’histoire de la fabrication d’un film, laquelle va s’étendre sur plus d’un demi-siècle. L’action se situe sur une planète imaginaire, au pays d’Arkanar qui rappelle fortement notre Moyen-Âge sur Terre. Avec une puissance littéraire en même temps qu’imagée, est dépeinte l’insinuation du Mal dans un esprit élevé, la contamination de celui-ci par le milieu violent dans lequel il se trouve plongé...

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Regardez attentivement les rêves

"Regardez attentivement les rêves" de Kira Mouratova et Vladimir Zouev fait partie des scénarios soviétiques restés lettre morte à la fin des années soixante, époque à laquelle la censure se renforçait en même temps que grandissait la méfiance devant tout projet tendant à sortir des normes. Il nous semble que ces textes doivent être aujourd’hui exhumés, tant ils font partie de plein droit de l’histoire du cinéma soviétique. Le scénario qui évoque explicitement La Porte dans le mur d’Herbert G. Wells, raconte l’histoire d’Ania, une peintre déchirée entre, d’une part, son désir de se consacrer pleinement à son art, et de l’autre, les soucis quotidiens mais aussi son amour pour ses proches.

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Aux sources de l’animation japonaise

La Tôei Dôga, fondée en 1956 et aujourd’hui nommé Tôei Animation, est dans l’après-guerre l’un des plus importants studios d’animation japonais, lieu de formation privilégié aux métiers de l’animation et de l’émergence de l’anime. Son directeur Hiroshi Ôkawa qui veut en faire le « Disney de l’Orient », oriente sa production vers le long métrage pour le cinéma, une gageure pour une industrie de l’animation naissante. (...) Cet ouvrage explore l’histoire de cette structure depuis les mois qui précèdent sa création jusqu’à la disparition de son directeur historique, en la replaçant dans le contexte de la production cinématographique mais aussi des évolutions sociales du Japon de l’époque...

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Fictions de Trump

Le corps de Donald Trump est presque partout, hors de nous, sur nos écrans, pris dans des canaux d’information qui en disséminent sans dis- continuité les images fixes et animées. (...) Deux questions parcourent cet essai: quel est cet étrange amour pour le pouvoir, véhiculé par les images d’un dirigeant autoritaire, auquel adhèrent des individus qui n’ont pourtant aucun intérêt à voter pour lui ? Quels contre-feux filmiques, réels ou imaginés, sont susceptibles de mobiliser les puissances des images pour se soustraire à ce pouvoir, voire pour le contrarier ?

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Hors cadre : imaginaires cinématographiques de l’histoire

Ce volume rassemble pour la première fois une série de textes qui ont joué un rôle fondateur pour le développement de la réflexion historique dans le champ du cinéma. Durant près de quarante ans, Michèle Lagny (1938- 2018) en a arpenté en tous sens les territoires, des documentaires aux fictions, des films populaires aux oeuvres de création. En historienne rigoureuse animée d’une intense curiosité, elle a contribué dans les années 1980-90 aux débats transatlantiques sur la « New Film History »...

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