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Ouvrages collectifs

« Écrire la ville au cinéma » propose de renouveler notre regard sur les représentations de la ville au cinéma à travers plusieurs entrées dans le maillage cinématographique et urbain. Chaque proposition entre dans un jeu d’imbrications et de déplacements des termes, des périodes et des formes. Les textes présentés convoquent ici différentes approches et écritures, venant d’artistes, de cinéastes, d’universitaires, en portant une attention à un regard féminin sur la ville là où très souvent le regard masculin domine.

Premier ouvrage collectif explorant le cinéma muet italien des années 1896 à 1930. Grâce à la recherche, la restauration et la numérisation, de nouvelles perspectives s’offrent à nous.

Dirigé par Céline Gailleurd. Contributions de Marco Bertozzi, Ivo Blom, Stella Dagna, Raffaele De Berti, Elisabetta Gagetti, Fernando Gizzi, Laurent Guido, Denis Lotti, Maria Assunta Pimpinelli et Elisa Uffreduzzi. Participation de Silvio Alovisio et Luca Mazzei.

Mondialement reconnue, l’œuvre du réalisateur ukrainien Sergueï Loznitsa s’impose comme l’une des plus singulières et des plus novatrices du champ cinématographique contemporain. Ces dernières années, la multiplication des longs-métrages et leur sélection dans les plus grands festivals internationaux (Cannes, Venise et Berlin) ont assuré à son travail un ample rayonnement. Bien qu’en France ses premiers documentaires aient été diffusés dès le début des années 2000, ses films ont longtemps circulé de manière confidentielle et semblaient réservés à un public d’initiés. Aujourd’hui, ce cinéaste est l’auteur d’une œuvre devenue incontournable qui comporte plus de 28 films, courts et longs. Cet ouvrage collectif en propose une première étude globale et approfondie articulant divers points de vue et approches (historique, esthétique, critique, analytique) à travers les textes des quinze contributeurs. L’ouvrage inclut également la transcription d’une masterclass et d’une rencontre avec le cinéaste.

Une réflexion collective et transdisciplinaire sur la notion de distraction, pensée à la fois comme le stigmate de nos sociétés et comme son antidote.
Notion souvent dévalorisée ou fustigée, la distraction renvoie autant à certaines modalités de l’attention (flottante, incidente, mobile…) qu’aux formes sensibles associées à la culture de masse. La distraction est plus ambivalente que sa dénonciation ou sa synonymie avec le terme de divertissement ne le laissent supposer…

Depuis la Nouvelle Vague française, le cinéma mondial est traversé de mouvements – agitateurs d’un art en perpétuelle évolution – qui sont analysés ici dans leur réalité éparse et hétérogène : territoires dissidents créés par des cinéastes face à des productions nationales figées, écho de mouvements antérieurs ou d’un contexte social et politique spécifique, manifestes, regroupement autour d’intérêts esthétiques et économiques communs, sont parmi les hypothèses explorées par cet ouvrage, pour mieux percevoir les différentes trajectoires d’un Septième Art qui n’en finit pas de se renouveler.

Michel Foucault’s work on film, although not extensive, compellingly illustrates the power of bringing his unique vision to bear on the subject and offers valuable insights into other aspects of his thought. « Foucault at the Movies » brings together all of Foucault’s commentary on film, some of it available for the first time in English, along with important contemporary analysis and further extensions of this work.

Une réflexion sur le geste au cinéma se trouve confrontée d’emblée à un double sens. Le geste n’est-il pas un matériau privilégié du cinéma considéré, à la fois, comme enregistrement du réel et art de la mise en scène ? Le geste à l’écran ne renvoie-t-il pas à la fois à ce qui a été filmé et à sa transformation par les moyens filmiques ? Une telle interrogation implique aussi la considération de différentes temporalités : saisi par la machine d’enregistrement cinématographique, le geste a constitué – et peut encore constituer– une sorte de mémoire de l’humanité. »

Plus qu’aucun autre genre cinématographique américain, la comédie musicale de l’âge d’or hollywoodien dépend de la présence et parfois du nombre de stars à l’affiche : si ces personnalités répondent aux exigences du star system, leurs indispensables compétences en danse et/ou en chant leur donnent aussi une place à part dans un modèle reposant principalement sur l’image. Cet ouvrage examine ce qui fait le propre des vedettes du musical américain à partir des années 1930 : leurs performances, en particulier en solo, qui révèlent aussi la façon dont la comédie musicale cinématographique interagit avec les cultures savante et populaire.

L’œuvre du cinéaste Morgan Fisher est aujourd’hui en voie d’obtenir le succès qu’elle mérite, mais la place originale qu’elle occupe – à l’intersection du cinéma avec la peinture, l’installation, l’architecture, la vidéo, le dessin et la photographie – reste à explorer, tout comme son impact sur de nouvelles générations d’artistes. Principalement ancré dans la filmographie de Fisher, ce recueil envisage celle-ci en rapport avec les nombreux autres travaux de l’artiste, souvent récents, qui en étendent et recomposent le paysage…

Pour célébrer le 50e numéro de Trafic, nous avions posé à un grand nombre de contributeurs une question aussi vaste qu’inépuisable : « Qu’est-ce que le cinéma ? » Pour fêter nos vingt ans, le numéro 80 était composé de vingt textes consacrés à vingt films réalisés depuis la création de la revue. À l’occasion de cette 100e livraison, nous avons proposé aux auteurs d’écrire non pas sur un film mais sur un texte ou un ouvrage consacré au cinéma (ou dont le cinéma n’est pas l’objet mais qui peut être lu d’un point de vue cinématographique).