Travestissons-nous ! Quand l’acteur se dĂ©guise en femme

Figure incontournable du cinĂ©ma de fiction, l’homme qui se travestit le fait toujours pour de mauvaises raisons. Personnage de vaudeville, il s’efforce de fourguer en contrebande son dĂ©sir. Anti-hĂ©ros burlesque, il joue Ă  cache-cache avec la mort
 À moins qu’il n’éprouve Ă  s’habiller en fille un plaisir, ou un trouble, qui viennent rebattre les cartes. Jean Renoir et Éric Rohmer, Certains l’aiment chaud ou Tootsie tĂ©moignent de ces frissons nouveaux, qui, au passage, touchent au cƓur de l’art de l’acteur.

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Arts, Ecologies, Transitions Constructing a Common Vocabulary

Arts, Ecologies, Transitions provides in-depth insights into how aesthetic relations and current artistic practices are fundamentally ecological and intrinsically connected to the world. As art is created in a given historic temporality, it presents specific modalities of productive and sensory relations to the world.

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TotĂČ des origines Ă  l’original

Antonio de Curtis (1898-1967) dit « TotĂČ Â» est considĂ©rĂ© comme l’un des plus grands acteurs du XXe siĂšcle, aussi bien au cinĂ©ma qu’au thĂ©Ăątre : figure comique, burlesque, grotesque, provocatrice, mais aussi lĂ©gĂšre et parfois sublime. Cet ouvrage s’appuie sur des Ă©lĂ©ments anthropologiques et historiques afin d’analyser le phĂ©nomĂšne TotĂČ dans toutes ces dimensions. Par une observation minutieuse des origines de l’acteur, nĂ© Ă  Naples, et de ses rĂŽles spĂ©cifiquement liĂ©s Ă  la culture napolitaine, toute la richesse de son jeu et de sa gestuelle est Ă©clairĂ©e : l’élĂ©ment carnavalesque, l’utilisation du comique, de l’ironie et de la dĂ©rision.

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RaĂșl Ruiz. Potencias de lo mĂșltiple

Projet paradoxal, RaĂșl Ruiz. Potencias de lo mĂșltiple est une vaste compilation de petits essais - Ă  raison d'un par film - qui oscillent entre rigueur acadĂ©mique et flĂąnerie spĂ©culative, avec la critique comme juste mesure. Il s'agit, en somme, de se concentrer sur les formats plus modestes et expĂ©rimentaux du cinĂ©ma ruizien, plaidant pour la pluralitĂ©, entre les deux extrĂȘmes que sont le cinĂ©ma d'enquĂȘte et le cinĂ©ma chamanique.

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Puissance politique des images

Dans la masse des images qui nous entourent, certaines possĂšdent une force politique propre. Elles ont la facultĂ© de tĂ©moigner d’une situation ou d’un Ă©vĂ©nement et d’en rĂ©vĂ©ler la signification singuliĂšre. Elles peuvent Ă©galement incarner le fantasme d’hĂ©gĂ©monie visuelle d’un pouvoir qui souhaite s’opposer Ă  des images concurrentes ou critiques. Du conflit israĂ©lo-palestinien au mouvement Solidarnoƛć en Pologne, des formes de visibilitĂ© propres aux États-Unis entre omniprĂ©sence mĂ©diatique de Donald Trump, sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es et vidĂ©os de violence policiĂšre, jusqu’aux terrains de guerre et ceux oĂč sĂ©vit le dĂ©rĂšglement climatique partout dans le monde, cet ouvrage pluridisciplinaire entend mettre au jour la puissance politique des images.

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Jacques RanciĂšre et le monde des images

À ce jour, aucun ouvrage n’a Ă©tĂ© consacrĂ© aux liens Ă©troits qu’entretient Jacques RanciĂšre avec le cinĂ©ma. Cet essai aimerait combler ce manque. Dans la masse abondante des textes que le philosophe a dĂ©diĂ©s aux images en mouvement – livres monographiques, articles rassemblĂ©s en recueil, recensions de ïŹlm dispersĂ©es dans des revues, interviews –, Dork Zabunyan propose un parcours raisonnĂ© qui montre comment la pensĂ©e de RanciĂšre nous permet d’explorer en retour les relations convulsives entre le septiĂšme art et d’autres rĂ©gimes d’images (tĂ©lĂ©vision, internet, mĂ©dias sociaux
). En traversant le western, le documentaire, la comĂ©die musicale ou encore la ïŹction historique, RanciĂšre tisse la toile d’un « monde des images » moins prĂ©occupĂ© par la puretĂ© du mĂ©dium cinĂ©matographique que par l’actualitĂ© de sa puissance de crĂ©ation.

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L’Équipe de film au travail. CrĂ©ations artistiques et cadres industriels

Qu’est-ce qu’une Ă©quipe de film? Comment des individus parviennent-ils Ă  collaborer, afin de crĂ©er ensemble? Cet ouvrage observe l’équipe de film au travail, en adoptant des Ă©chelles d’observation diverses: du gros plan – Ă  hauteur d’individu, parfois sur un geste ou une parole Ă©changĂ©e –, au plan moyen, celui du collectif de l’équipe de film, jusqu’au plan panoramique – au niveau de l’élaboration et de la standardisation, voire de la recomposition, des modĂšles de production. Embrassant une vaste pĂ©riode, des annĂ©es 1920 Ă  nos jours, et couvrant des espaces divers (Europe, Etats-Unis, Union SoviĂ©tique, Inde), il se penche sur des configurations industrielles et artistiques variĂ©es, mais dont chacune met en Ă©vidence un collectif de cinĂ©ma pluriel. Ainsi abordĂ©e par ce prisme de l’équipe, la crĂ©ation cinĂ©matographique se lit comme l’art de la conciliation d’enjeux financiers, d’aspirations esthĂ©tiques et d’équipements technologiques au service d’un projet commun.

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Trafic L’Almanach 2023

AprĂšs trente ans et 120 numĂ©ros, Trafic, « Revue de cinĂ©ma », soutenue par son fidĂšle Ă©diteur, P.O.L, a cĂ©dĂ© au dĂ©sir de faire peau neuve. AnimĂ© par une Ă©quipe trĂšs largement renouvelĂ©e (Raymond Bellour, Bernard Benoliel, Christa BlĂŒmlinger, Jean-Paul Fargier, Judith Revault d’Allonnes, et son secrĂ©taire de rĂ©daction Jean-Luc Mengus-Peyle), Trafic, « Almanach de cinĂ©ma », paraĂźtra dĂ©sormais une fois l’an sous la forme d’un important volume collectif.

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Harun Farocki, du cinéma au musée

Ce livre rĂ©unit un ensemble de textes publiĂ©s au fil d’une vingtaine d’annĂ©es, dessinant la carte d’une vision critique de l’Ɠuvre de Harun Farocki. Suivant une rĂ©flexion double (cinĂ©ma/musĂ©e), cet ensemble de textes n’oppose pas des cultures ou des dispositifs de projection, suggĂ©rant plutĂŽt l’idĂ©e que Farocki avait fini par choisir le musĂ©e en tant qu’espace « autre », site et laboratoire d’un cinĂ©ma qu’il n’avait jamais arrĂȘtĂ© de considĂ©rer comme un art de la mĂ©moire, et comme un art des possibles.

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Guy Gilles – À contretemps

Temps qui passe. Temps qui s’arrĂȘte. Temps qui fuit, qui s’enfuit. Qui revient. À la recherche du temps. C’est ce que MĂ©lanie Forret cherche Ă  chaque page de cet ouvrage. Guy Gilles, qui, n’ayant connu qu’un succĂšs « confidentiel » de son vivant, jouit depuis quelques annĂ©es, d’un regain d’intĂ©rĂȘt. CinĂ©aste Ă  « contretemps » Guy Gilles ? À contretemps du cinĂ©ma de son Ă©poque ? À contretemps de son temps ? À contretemps du temps. Du temps qui passe.

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