Figures du deuil et du photographique

Cet essai développe une réflexion autour du photographique dans son lien à la mémoire et au deuil, qu’il soit intime ou d’ordre historique. Il montre que la photographie est une figure de deuil, autrement dit, elle fait à la fois coupe et lien. À travers un corpus restreint de trois films-essais, cet ouvrage analyse des figures de deuil et des gestes filmiques singuliers.

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Attraits de la durée

Des cinéastes contemporains tels que Béla Tarr, Pedro Costa, Tsai Ming-liang, Lav Diaz, Hu Bo, Michelangelo Frammartino ou encore Roy Andersson proposent des films en plans longs qui déploient des coalescences spatiotemporelles singulières.

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Pulsions dansantes du cinéma expérimental (1920 – 1970)

Analyse des pratiques artistiques et les formes filmiques qui résultent de l’hybridation avec la danse. À la découverte d’une autre histoire des formes ciné-chorégraphiques expérimentales, dans laquelle le mouvement inspiré de ou aspirant à la danse se manifeste dans la matière proprement filmique, plutôt que dans les corps à l’écran. Ce livre propose de revisiter l’histoire du cinéma expérimental, placé sous le signe de la danse, à l’ère du film argentique. Il a pour ambition d’établir l’existence d’une « pulsion dansante » qui dynamise les expérimentations d’une poignée de cinéastes d’avant-garde entre les années 1920 et la fin des années 1960. Cette histoire fait ainsi apparaître un modèle ciné-chorégraphique qui décentre la danse de la représentation des corps à l’écran, pour l’ériger en tant qu’idéal esthétique ou catalyseur d’expériences sensibles.

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Inventer le cinéma

Le cinéma est-il une chose qui s’invente ? Si cet ouvrage répond positivement, c’est parce qu’il prend le parti des machines. Il montre que les machines de vision constituent, au cœur de la culture et de la science occidentales, un vaste ensemble de filiations, de réseaux, d’imaginaires, d’impasses excentriques et de propositions fécondes.

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L’Écran des siècles. Deleuze, le cinéma et la guerre

Si Gilles Deleuze ouvre son diptyque consacré au cinéma, constitué de L’Image-mouvement et de L’Image-temps, en insistant sur le fait qu’il n’écrit pas ici une « histoire » du septième art mais plutôt « une taxinomie, un essai de classification des images et des signes », il a souvent été souligné combien c’est un événement historique qui paraît servir d’articulation entre les deux tomes et les régimes d’images correspondants. C’est la Seconde Guerre mondiale, en effet, qui semble marquer le passage entre l’« image-mouvement » et l’« image-temps », malgré les déclarations d’intention du philosophe. L’hésitation que l’on peut mettre au jour entre taxinomie et histoire dans le diptyque est loin d’être anodine, puisqu’elle en perturbe profondément l’économie générale. Revenant aux sources théoriques et filmiques de la pensée de Deleuze, cet ouvrage cherche à interroger l’idée d’une rupture de l’« histoire » du cinéma se produisant avec la Seconde Guerre mondiale, et à déterminer le type d’histoire dont il s’agit dans ce cas ici. En son centre, se trouve l’affirmation d’une compromission du septième art dans la propagande, particulièrement celle du régime nazi dont la fusion avec sa propre mise en scène nous laisserait, selon Hans-Jürgen Syberberg et Deleuze après lui, aux prises avec un Hitler comme « cinéaste ». Un « mythe négatif » du dictateur, dont l’ombre porterait après-guerre sur l’ensemble des images filmiques, qui s’avérera être aussi, en définitive, celui du cinéma dit « moderne ».

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Чему я могу научиться у Джеймса Кэмерона [Ce que je peux apprendre de James Cameron]

Ce livre de Daniel Le Fèvre sur James Cameron s'adresse principalement aux enfants. Le réalisateur célèbre, dont les œuvres étonnent toujours par leur intrigue passionnante et leurs scènes saisissantes, est aussi un véritable innovateur, développant de nouvelles techniques de tournage, un explorateur infatigable des profondeurs marines et un défenseur de l'environnement. Cette biographie très bien illustrée raconte la vie du réalisateur. Comment un passe-temps d'enfance a-t-il façonné sa carrière ? D'où vient son sens de l'organisation ? Quelles astuces professionnelles partage-t-il avec les astronautes ? L'approche de l'auteur ne se contente pas de présenter aux jeunes lecteurs les principaux films de Cameron, mais utilise également l'exemple de la biographie du créateur oscarisé pour enseigner aux enfants les compétences dont ils ont besoin pour construire une carrière réussie dans le domaine de la créativité ou de la science.

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Que peut la recherche-création pour l’histoire du cinéma ?

Ce volume propose de questionner, depuis l’intérieur, les spécificités d’une recherche-création menée au sein de l’université Paris 8 et ayant pour objet le cinéma. Il s’agit de revenir sur les intensités que la recherche-création permet de libérer lorsque celle-ci, privilégiant l’écriture du multiple et la poursuite de l’image manquante, fait obstacle au désir de s’installer dans un passé familier et rassurant. L’idée étant alors de voir en quoi cette pratique spécifique offre l’occasion d’écrire l’histoire autrement, de traquer au cœur des images filmiques ce qui y était déjà là mais restait informulé, et de revendiquer aux côtés de Patrick Boucheron une « poétique de l’histoire » qui « n’affaiblit en rien son régime de véridicité ». C’est que nous sommes convaincu·es que le dialogue entre la recherche et la création permet de concevoir d’autres manières de travailler collectivement et de réaliser une œuvre, en apprenant à faire des dimensions affectives de nos expériences un ressort de lucidité bien plus que d’aveuglement.

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Travestissons-nous ! Quand l’acteur se déguise en femme

Figure incontournable du cinéma de fiction, l’homme qui se travestit le fait toujours pour de mauvaises raisons. Personnage de vaudeville, il s’efforce de fourguer en contrebande son désir. Anti-héros burlesque, il joue à cache-cache avec la mort… À moins qu’il n’éprouve à s’habiller en fille un plaisir, ou un trouble, qui viennent rebattre les cartes. Jean Renoir et Éric Rohmer, Certains l’aiment chaud ou Tootsie témoignent de ces frissons nouveaux, qui, au passage, touchent au cœur de l’art de l’acteur.

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Totò des origines à l’original

Antonio de Curtis (1898-1967) dit « Totò » est considéré comme l’un des plus grands acteurs du XXe siècle, aussi bien au cinéma qu’au théâtre : figure comique, burlesque, grotesque, provocatrice, mais aussi légère et parfois sublime. Cet ouvrage s’appuie sur des éléments anthropologiques et historiques afin d’analyser le phénomène Totò dans toutes ces dimensions. Par une observation minutieuse des origines de l’acteur, né à Naples, et de ses rôles spécifiquement liés à la culture napolitaine, toute la richesse de son jeu et de sa gestuelle est éclairée : l’élément carnavalesque, l’utilisation du comique, de l’ironie et de la dérision.

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