Mar
31
jeu
2022
Projection de « Le Syndrome asthénique » de Kira Mouratova – Carte blanche au collectif La Clef Revival
Mar 31 @ 20 h 30 min – 22 h 30 min
Projection de "Le Syndrome asthénique" de Kira Mouratova - Carte blanche au collectif La Clef Revival
Projection de « Le Syndrome asthénique » de Kira Mouratova
Carte blanche au collectif La Clef Revival
Jeudi 31 mars à 20h30, le cinéma l’Ecran de Saint-Denis accueille La Clef Revival et donne carte blanche au collectif, qui présentera Le Syndrôme asthénique : un film rare, libre et engagé, réalisé par la cinéaste Kira Mouratova. Dernier film de Mouratova sous l’ère soviétique, tourné en 1989 à Odessa, Ours d’argent 1990 au Festival de Berlin, « Le Syndrôme asthénique » dresse le portrait vertigineux d’un pays en pleine déliquescence.
Synopsis : À la fin de l’ère soviétique, le système tombe en miettes, ceux qui l’ont porté et ceux qui y ont résisté aussi. Une femme en deuil, un écrivain qui ne parvient plus à rester éveillé et bien d’autres personnages nous conduisent à travers un monde en perte de sens….
Malgré l’expulsion du collectif occupant le cinéma La Clef le 1er mars dernier, et en attendant de pouvoir réintégrer les murs via son projet de rachat, La Clef Revival résiste et continue de proposer “hors-ses-murs” une programmation libre et indépendante, à tarif solidaire, dans des salles de cinéma soutien.
Cette projection se déroulera en solidarité avec le peuple ukrainien.
Mar
28
lun
2022
Revoir Béla Tarr : généalogies, influences, résonances – colloque international @ Maison de la Recherche de l’Université Paris 8
Mar 28 @ 9 h 00 min – Mar 30 @ 16 h 30 min
Revoir Béla Tarr : généalogies, influences, résonances - colloque international @ Maison de la Recherche de l’Université Paris 8
Revoir Béla Tarr : généalogies, influences, résonances
Colloque international

Alors que les premiers films de Béla Tarr s’apprêtent à ressortir en salles, ce colloque international vise d’abord à identifier et à analyser ce qui se situe aux origines de son cinéma. Il s’agira notamment de revenir sur les contextes de création au sein desquels il s’est inscrit, en s’interrogeant par exemple sur le rôle joué par le Balázs Béla Stúdió dans l’éclosion du cinéaste. Ce sont ensuite des influences esthétiques, directes ou indirectes, qui seront mises en évidence à travers plusieurs études consacrées aux relations que l’œuvre de Tarr entretient à la littérature, la philosophie ou les arts plastiques. Elles reviendront sur les différentes collaborations dont ses films sont empreints, en particulier ses relations avec l’écrivain László Krasznahorkai et l’artiste Gyula Pauer. Enfin, une grande partie du colloque sera dédiée aux résonances qu’il est possible de déceler entre la démarche de Tarr et celles d’autres réalisateurs (Andreï Tarkovski, Šarūnas Bartas, Hu Bo…), que ce soit sur le plan des formes (le plan long en mouvement), des motifs (la ruine, les territoires désolés) ou des thèmes (l’effondrement). Il sera aussi bien question de l’inscription de ce cinéma dans l’espace soviétique et postsoviétique que de la manière dont il a pu contribuer à forger un imaginaire contemporain de la catastrophe.

Réunissant des chercheurs européens et états-uniens, le colloque s’accompagne d’un programme de projections-débats incluant un hommage au cinéaste Bálint Kenyeres (en sa présence).

→ Consulter le site du colloque La page Facebook • Le programme

→ Télécharger le programme du colloque

À noter que le colloque aura lieu également en visioconférence et sera accessible depuis le lien Zoom suivant : https://univ-paris8.zoom.us/j/91264052009?pwd=a0RQenpSMGlQM1ZuNTlac2VBVjNUQT09 (ID de réunion : 912 6405 2009 ; code secret : 509819).

Nov
22
lun
2021
Années 20/20 – Colloque international @ INHA, Auditorium
Nov 22 @ 9 h 30 min – Nov 23 @ 17 h 00 min
Années 20/20 - Colloque international @ INHA, Auditorium
Colloque international Années 20/20

ll fallait bien une expérience cinglante pour faire lever dans la frénésie technique et économique d’un cinéma naissant, une gerbe de films et de pensées qui imposeraient à la postérité cinématographique de revenir sans cesse aux formes et aux questions qu’ils léguaient, une expérience originaire ; celle à partir de laquelle commencent les questions. 

Claudine Eizykman « L’Avant-garde cinématographique comme expérience originaire », Le Film-après-coup, PUV, 2019.

Les « Années 20 », décennie prodigieuse des « expériences originaires » qui voit en Europe l’apparition d’un cinéma alors qualifié de pur, absolu, poétique, abstrait, intégral, Dada, surréaliste, ou encore l’attrait de ces avant-gardes pour certains films scientifiques et du cinéma d’avant la Première guerre Mondiale, seront à l’honneur et revissées à l’occasion de leur centenaire. Une rétrospective exceptionnelle d’une soixantaine de films emblématiques ou plus rares donnera la mesure de la naissance tumultueuse de formes cinématographiques à rebrousse-poil de l’uniformisation narrative et industrielle de l’époque. Télescopant science, arts, documentaire, attractions et provocations diverses, de l’absolument pur à l’absolument impur, ces films ont définitivement ouvert l’espace du jeu et de l’expérimentation au cinéma.

En complément de la rétrospective, un colloque international réunissant historiens et chercheurs spécialistes des avant-gardes cinématographiques des Années Vingt se tiendra les lundi 22 et mardi 23 novembre 2021 à l’auditorium de l’institut National d’Histoire de l’Art (INHA).

Consulter le programme du colloque ou télécharger le pdf.