Fév
27
mar
2018
Les états du cinéma – Les espaces de la ciné-danse @ INHA - salle Mariette
Fév 27 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Les états du cinéma - Les espaces de la ciné-danse @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
Les états du cinéma, séminaire doctoral

Dirigé par Dominique Willoughby

Les espaces de la ciné-danse 

« L’expérience du mouvement dans l’espace filmique, du cinéma pur au direct film : espaces écraniques abstraits et cinégraphies impossibles » par Bárbara Janicas (ESTCA, Paris 8)

Depuis les années 1920, certains cinéastes se sont emparés d’idées de danse pour explorer des espaces filmiques qui ne peuvent exister que sur pellicule. En explorant les effets visuels engendrés par l’interaction entre les objets mouvants et la lumière pour enregistrer sur la surface photosensible des mouvements purs et imperceptibles (Dulac, Man Ray), ou en travaillant directement sur le support filmique pour donner à voir des chorégraphies abstraites de formes géométriques (Len Lye, McLaren), ils ont réussi à créer des espaces écraniques fondés et façonnés sur des expériences kinétiques pures. De quelle manière la pellicule peut-elle être travaillée comme une matière plastique propre à la danse ? Comment l’écran de cinéma devient-il une scène pour des chorégraphiques impossibles ? Dans quelle mesure ces expérimentations sont à l’origine des postérieures explorations spatiales en ciné-danse ?

« Panorama des espaces de la ciné-danse, de Maya Deren à Mitchell Rose : effets chorégraphiques et implications dramaturgiques » par Sophie Walon (THALIM, ENS)

L’une des caractéristiques les plus frappantes des ciné-danses est leur propension à filmer la danse dans des lieux très divers et parfois insolites. Sortant la danse des théâtres, les « choréalisateurs » filment la danse dans des aires urbaines (rues, parkings, centres commerciaux, gares), des sites naturels (forêts, plages, montagnes, rivières), des espaces domestiques ou encore des environnements virtuels. Quels effets ces espaces ont-ils sur les corps et les mouvements ? Est-ce que, réciproquement, les corps dansants ont une action, un impact sur ces lieux ? Comment ces espaces, qui sont aussi des contextes, façonnent-ils le sens de ces films ?

(Séance en collaboration avec le séminaire du groupe de recherche Ecrans Chorégraphiques)

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Avr
18
mer
2018
Célébrons le centenaire d’André Bazin @ INHA salle Mariette
Avr 18 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Célébrons le centenaire d'André Bazin @ INHA salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
Séminaire inter-universitaire sur la critique
Célébrons le centenaire d’André Bazin !

Dans le cadre du séminaire sur la critique de cinéma « IDEC » le laboratoire HAR (Paris Nanterre) ses directeurs Hervé Joubert-Laurencin et Rémi Labrusse vous invitent cordialement à partager un verre en mémoire du critique de cinéma André Bazin (18 avril 1918 Angers-11 novembre 1958 Bry-sur-Marne).

Cette année de commémoration nationale verra la sortie courant octobre de ses Écrits complets aux éditions Macula d’un film documentaire, Bazin roman, réalisé par Marianne Dautrey et Hervé Joubert-Laurencin de colloques internationaux organisé à Chicago en octobre par Daniel Morgan et Dudley Andrew et à Paris en décembre par le groupe IDEC.

 

Juin
6
mer
2018
Chantier Bazin @ INHA salle Mariette
Juin 6 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Chantier Bazin @ INHA salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
Séminaire inter-universitaire sur la critique
Chantier Bazin

De l’intérêt et de la manière de publier les écrits complets d’un critique de cinéma.

Dernier séminaire de l’année, autour du livre en préparation : André Bazin, Écrits complets, en 3 volumes, Préface et notes par Hervé Joubert-Laurencin.
Hervé Joubert-Laurencin, directeur de l’ouvrage, Pierre Eugène, qui fut ingénieur de recherche lors d’une étape de son élaboration et qui y collabore toujours, Véronique Yersin, directrice des éditions Macula, ainsi que d’autres membres de l’équipe disponibles actuellement au travail sur le bouclage de cette édition exceptionnelle, viendront présenter l’état de la science et l’état de l’objet.

 

Jan
15
mar
2019
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette
Jan 15 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Approches du mouvement dans les films de Marie Menken : entre caméra somatique et cinéma poétique », par Bárbara Janicas (doctorante ESTCA, Paris 8) et Stéphanie Herfeld (chercheuse, Paris-Ouest-Nanterre).

Dans les films que Marie Menken réalisa caméra à bout de bras, en investissant son regard et son corps dans une exploration jouissive du monde, nous avons affaire à des images abstraites qui, par leur caractère de mobilité et spontanéité, créent des véritables poèmes visuels et rythmiques suscitant des expériences du mouvement proches de la danse. En privilégiant la dimension somatique et matérielle du travail de Menken, cette séance propose d’aborder ses films comme le domaine d’expérimentation d’un autre cinéma poétique au sein de l’avant-garde américaine, anticipant également certaines pratiques de la ciné-danse qui émergea en tant que genre filmique entre les années 1940 et 1970.

Intervention de Bárbara Janicas : Cette communication propose d’aborder le cinéma de Marie Menken, souvent rapproché de la peinture et parfois aussi de la danse, comme le domaine d’affirmation d’un autre cinéma poétique « matérialiste » au sein de l’avant-garde américaine des années 1940-1970. En privilégiant la dimension expérientielle et matérielle de son travail avec le support filmique, nous allons montrer que la poésie des films de Menken tient moins au modèle lyrique célébré à l’époque par Maya Deren, qu’à l’idée du « ciné-poème » véhiculée par les avant-gardes des années 1920. En nous appuyant sur les témoignages de Stan Brakhage et Jonas Mekas, qui furent les premiers à louer la capacité de Menken à traduire la réalité filmée en « poésie d’images vibrantes de mouvement », nous allons essayer de montrer comment sa pratique filmique expérimentale invite à l’expérience somatique d’une forme d’expression poétique des objets, de la lumière, et du corps-mobile invisible derrière l’appareil.

Intervention de Stéphanie Herfeld (invitée) : L’originalité du parcours de Marie Menken permet un passage entre plusieurs pratiques artistiques, de la peinture abstraite au cinéma expérimental à l’art performatif. Et l’économie modeste et intime de ses travaux explique sans doute la liberté et la nouveauté de ses gestes. Dès lors, si l’on approche ses films au prisme de la pensée de Gilles Deleuze, on peut non seulement réaffirmer les enjeux de l’Image-mouvement, mais surtout penser l’expérimental, ainsi que le lien entre les gestes de l’Image-temps et la création de pensée.  Ce qui indique une richesse  encore peu explorée de sa production visuelle.

 

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Mar
27
mer
2019
Bazin au complet : qu’est-ce que ça change ? Une étude de textes @ Institut National d'Histoire de l'Art
Mar 27 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Bazin au complet : qu’est-ce que ça change ? Une étude de textes @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
Bazin au complet : qu’est-ce que ça change ? Une étude de textes

La publication récente des Écrits complets d’André Bazin aux éditions Macula (2681 textes rendus publics, pour la plupart une seule fois dans un journal ou une revue, entre décembre 1942 et décembre 1958, suivis de 19 Varia isolés et d’une centaine de pages de variantes ou d’inédits contenus dans les 11 volumes posthumes de l’auteur publiés entre 1958 et aujourd’hui)  remet en circulation la pensée de Bazin sur le cinéma. Comme ses idées étaient déjà largement diffusées dans le monde à partir d’une petite sélection connue de bons textes élus par lui ou par ses éditeurs posthumes (un sur dix environ au total), qu’est-ce que cela change  – ou plutôt qu’est-ce que « ça » change, si l’on considère que des textes choisis sont le résultat d’un « surmoi » ?
En relisant de près quelques textes oubliés ou retrouvés, pour passer du détail à l’œuvre entière et retour (« Et Clic ! Zirkel im verstehen », comme dit Madame Maggi dans Salò ou les 120 Journées de Sodome, et aussi Pier Paolo Pasolini plus calmement, qui lisait Leo Spitzer en théoricien de la relation critique), je ne chercherai  pas à quadriller la bonne ou la mauvaise parole de Bazin ou sur Bazin (à bas le moralisme !), mais seulement  d’imaginer les prémices une histoire rapprochée de sa critique ou : « Que signifie se rapprocher d’une œuvre ? ».

Hervé Joubert-Laurencin est professeur à l’Université Paris-Nanterre.

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Avr
24
mer
2019
Tales of Sound and Fury signifying… Something, or the Elephant of Melodrama @ Institut National d'Histoire de l'Art
Avr 24 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Tales of Sound and Fury signifying… Something, or the Elephant of Melodrama @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
Tales of Sound and Fury signifying… Something, or the Elephant of Melodrama
La conférence, suivie d’une discussion, que donnera Linda Williams, professeure d’études cinématographiques à l’université de Berkeley, invitée par le Département d’histoire et théorie des arts de l’ENS, s’intitule Tales of Sound and Fury signifying… Something, or the Elephant of Melodrama, et porte sur l’invention par la critique américaine et française du « mélodrame » dans le cinéma américain. A savoir, la construction d’une opposition entre le « cinéma classique » et le mélodrame dans une grande partie de la critique américaine, tandis qu’en France, le même corpus de films s’est trouvé davantage exprimé par la critique à travers la notion de « genre ».
 
Linda Williams est professeure émérite en « film & media and rhetoric »,  à l’Université de Californie, Berkeley. Ses principaux livres : Hard Core : Power, Pleasure and the Frenzy of the Visible (1989, traduit en français : Screening Sex. Une histoire de la sexualité sur les écrans américains depuis les années 1960, Éditions Capricci, 2014), Playing the Race Card : Melodrama of Black and White from Uncle Tom to OJ Simpson (2001), et Melodrama Unbound. Across History, Media and National Culture (ed. Christine Gledhill/Linda Williams), Columbia University Press, 2018.

 

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Oct
1
mar
2019
Rencontre avec les cinéastes Marco Dutra et Caetano Gotardo @ ENS Ulm, salle Weil
Oct 1 @ 20 h 00 min – 22 h 00 min
Rencontre avec les cinéastes Marco Dutra et Caetano Gotardo @ ENS Ulm, salle Weil | Paris | Île-de-France | France
Séminaire doctoral pluridisciplinaire “Création contemporaine dans le Cône Sud”
Rencontre avec les cinéastes Marco Dutra et Caetano Gotardo

Les cinéastes brésiliens Marco Dutra (Trabalhar cansa (2011) et Les Bonnes Manières (2017), co-réalisés avec Juliana Rojas) et Caetano Gotardo (Celui que nous laisserons (2013), Seus Ossos e Seus Olhos (2019)) sont de passage à Paris pour finaliser la postproduction de leur premier long métrage commun, Todos os Mortos. Cette fiction explore le Brésil d’après l’abolition de l’esclavage (1888) à travers les destinées de quatre femmes.

La rencontre avec les deux cinéastes sera l’occasion d’interroger ensemble « o que se move », « ce qui se déplace » (pour reprendre le titre original du premier long métrage de Caetano Gotardo) depuis leur entrée dans la réalisation cinématographique au début des années 2010, moment où ils s’attachaient à filmer une version subjective du présent national, jusqu’à leur dernier film, qui agite les spectres coloniaux du Brésil. À cet égard, la séance s’articulera autour de la projection d’extraits sous-titrés de leurs précédents films ainsi que d’une brève carte blanche que nous leur avons accordée, afin d’aborder des problématiques de la production cinématographique indépendante au Brésil aujourd’hui, établissant un raccord avec notre première séance de l’an dernier. Ils étaient il y a peu les invités de l’émission radiophonique Contre-bandes animé par Bernard Payen, que vous pouvez écouter ici.

L’entrée est libre. N’hésitez pas à en parler autour de vous et à venir nombreux pour participer à la discussion. Les réalisateurs seront traduits du portugais vers le français par les soins d’Estela Basso. Nous la remercions, ainsi que Marco Dutra et Caetano Gotardo pour avoir accepté l’invitation.

Au grand prazer de vous retrouver pour cette séance inaugurale de 2019 – 2020,

L’équipe de Création contemporaine dans le Cône Sud, Ignacio Albornoz (Université Paris 8, EDESTA, ESTCA), Claire Allouche (Université Paris 8, EDESTA, ESTCA), Leslie Cassagne (Université Paris 8, EDESTA, Scènes du monde), Célia Jésupret (Université Lyon 2, ED3LA, Passages), Baptiste Mongis (IHEAL).

Nov
29
ven
2019
Rencontre avec Gabriel et Maurílio Martins @ ENS Ulm, salle Aimé Césaire
Nov 29 @ 16 h 30 min – 18 h 00 min
Rencontre avec Gabriel et Maurílio Martins @ ENS Ulm, salle Aimé Césaire | Paris | Île-de-France | France
Séminaire doctoral pluridisciplinaire “Création contemporaine dans le Cône Sud”
Rencontre avec Gabriel et Maurílio Martins

Le vendredi 29 novembre de 16h30 à 18h, en salle Aimé Césaire (locaux de l’ECLA) à l’ENS d’Ulm (45, rue d’Ulm / Paris Vème), nous dialoguerons avec le duo de cinéastes brésiliens Gabriel et Maurílio Martins, deux des membres fondateurs du collectif de production mineiro Filmes de Plástico, qui vient de fêter ses dix années d’activité  et qui est aujourd’hui l’un des groupes de cinéma localisé « hors de l’axe » les plus prolifiques du Brésil.

L’échange, traduit du portugais par le français, se concentrera sur les enjeux esthétiques et politiques de leurs filmographies respectives et communes, en nous intéressant tout particulièrement à la singularité de leur mode de production collectivisé et à la persistance de l’ancrage périphérique de leur cinéma dans leur banlieue natale, Contagem, comme point de départ de fictionalisation du quotidien et du contemporain.

Le premier long métrage commun de Gabriel Martins et Maurílio Martins, Au cœur du monde (No coração do mundo) sera projeté en première française au Festival des 3 Continents à Nantes entre les 20 et 26 novembre prochains. Leur film, distribué par Survivance, connaîtra une sortie en salles le 18 décembre et bénéficiera d’ici là de plusieurs avant-premières en présence des cinéastes, notamment le lundi 2 décembre à 19h30 à la Cinémathèque Française.

L’entrée est libre, sans réservation préalable.

L’équipe de Création contemporaine dans le Cône Sud, Ignacio Albornoz (Université Paris 8, EDESTA, ESTCA), Claire Allouche (Université Paris 8, EDESTA, ESTCA), Leslie Cassagne (Université Paris 8, EDESTA, Scènes du monde), Célia Jésupret (Université Lyon 2, ED3LA, Passages), Baptiste Mongis (IHEAL).