Jan
16
mar
2018
Les états du cinéma – Cinéma religieux des premiers temps @ INHA - salle Mariette
Jan 16 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Les états du cinéma - Cinéma religieux des premiers temps @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
Les états du cinéma, Séminaire doctoral

Dirigé par Dominique Willoughby

Cinéma religieux des premiers temps

« Un cinéma qui fascine, le rôle du corps et des sens dans le dispositif de réception du cinéma religieux des premiers temps » par Ferdinando Gizzi (Università di Firenze) et Céline Pluquet (ESTCA, Paris 8)

Mêlés à la dimension extraordinaire et nouvelle du spectacle cinématographique, les “scènes religieuses” du cinéma des premiers temps peuvent prendre une dimension miraculeuse provoquant surprise et étonnement du public. Inversement, cette réappropriation de l’iconographie religieuse par le cinématographe exploite la notion de plan comme tableau vivant dont l’alternance entre fixité et mouvement parviendrait à mettre le spectateur dans un état de contemplation.

Une première intervention analysera les inspirations iconographiques du  Christ marchant sur les eaux réalisé par Méliès en 1899 (repris par Pathé comme tableau de sa Passion en 1902 et 1907). Elle permettra de replacer ce film dans l’évolution du traitement artistique du thème (c’est-à-dire, du traitement que ce même thème reçoit dans les arts figuratifs officiels, comme la peinture, la sculpture, etc.) entre la seconde moitié et la fin du XIXe siècle. Ce sera également l’occasion de retrouver les racines de sa conception en trompe-l’oeil, haptique et frontale, s’adressant  directement au spectateur en essayant littéralement d’en incorporer l’acte de vision, dans les mouvements les plus populaires de la culture visuelle de fin de siècle.

Ensuite, une étude d’une partition composée par Charles Quef en 1907 spécialement pour accompagner le film La Vie de Jésus en 40 tableaux produit par Pathé la même année permettra de voir en quoi la dimension sonore de la projection participerait à la fois à l’expérience miraculeuse du spectacle cinématographique en réutilisant les codes esthétiques de l’accompagnement musical religieux mais aussi servirait d’outil permettant “un retour à la raison” du spectateur une fois le miracle passé.

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Fév
26
mar
2019
L’écriture en atelier au cœur des enjeux artistiques et économiques de la production de séries américaines @ INHA - salle Mariette
Fév 26 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
L’écriture en atelier au cœur des enjeux artistiques et économiques de la production de séries américaines @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« L’écriture en atelier au cœur des enjeux artistiques et économiques de la production de séries américaines », par Sophie Goudjil (ESTCA, Paris 8).

Dans cette communication, nous proposons d’étudier l’influence de l’organisation de la writing room des séries télévisées états-unienne sur leur forme esthétique. L’exposé sera suivi d’une discussion avec Joël Augros (PR, Université Bordeaux-Montaigne).

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Avr
15
lun
2019
Rencontre avec Sergio Blanco – Autofiction théâtrale pour des narcissismes uruguayens @ ENS Ulm, Salle Beckett
Avr 15 @ 20 h 00 min – 22 h 45 min
Rencontre avec Sergio Blanco – Autofiction théâtrale pour des narcissismes uruguayens @ ENS Ulm, Salle Beckett | Paris | Île-de-France | France
Séminaire doctoral pluridisciplinaire “Penser la création contemporaine dans le Cône Sud”
« Autofiction théâtrale pour des narcissismes uruguayens » – Rencontre avec Sergio Blanco

Auteur et metteur en scène de plus d’une dizaine de pièces, représentant de la deuxième génération de théâtre indépendant en Uruguay, Sergio Blanco nous parlera de son travail théâtral, principalement centré sur le mythe et l’autofiction – « un moyen de rendre l’Uruguay un peu plus narcissique » – développé dans des pièces comme Tebas Land, La Ira de Narciso ou El Bramido de Düsseldorf dont nous visionnerons des images.

Installé à Paris depuis de nombreuses années, Sergio Blanco nous parlera aussi de la façon dont il travaille entre deux continents (l’Amérique du Sud et l’Europe) et de la façon dont le théâtre uruguayen cherche à s’intégrer dans des circuits internationaux par le biais de certaines plateformes telles que COMPLOT, un collectif de metteurs en scène dont il fait partie avec Gabriel Calderón, Martin Inthamoussú et Mariana  Percovich.

La rencontre aura lieu en français.

Oct
31
jeu
2019
Du renversement – Théâtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Oct 31 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Du renversement - Théâtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« Du renversement » Intervention d’Erik Bullot

À rebours de toute téléologie, l’archéologie des médias a attiré notre attention sur la survivance et le retour des formes et des techniques. L’histoire du cinéma obéit-elle à un principe de renversement temporel ? Est-elle une anagramme ?

En s’appuyant sur des travaux de recherche personnels autour d’une histoire virtuelle des relations de l’art et du cinéma et d’une étude sur Raymond Roussel et le cinéma, cette séance du séminaire s’attachera à instruire plus particulièrement la notion de remédiation rétrograde. Proposée par Jay David Bolter et Richard Grusin dans leur ouvrage Remediation. Understanding New Media, reprise et développée par Pavle Levi dans Cinema by Other Means, la remédiation rétrograde désigne le fait pour un médium ancien de traduire ou d’imiter les possibilités offertes par un médium plus récent.

Marguerite Vappereau donnera la réplique à Erik Bullot.

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théâtres de la mémoire.

Nov
5
mar
2019
Rencontres ArTeC @ Centre des arts d’Enghien-les-Bains
Nov 5 @ 9 h 30 min – Nov 6 @ 18 h 30 min
Rencontres ArTeC @ Centre des arts d’Enghien-les-Bains
Rencontres ArTeC

Lieu pluridisciplinaire, à la croisée des arts numériques, des sciences, et des technologies, le Centre des arts d’Enghien-les-Bains accueille la première édition des Rencontres ArTeC.

Les rencontres ArTeC proposent deux journées de conférences, d’expositions et de performances artis- tiques, l’occasion de découvrir des projets dans le domaine des arts, technologies, numérique, création et médiations humaines. Ce rendez-vous réunit des étudiant·es, enseignant·es, chercheur·es, artistes et curieux·ses. tou·t·es invité·e·s à imaginer de nouvelles collabora-tions au-delà des disciplines.

L’ESTCA y sera présente avec deux projets : Dream Films – The Amateur Coney Island Psychoanalitic Society (Dork Zabunyan) et Temps profonds du cinéma expérimental (Grégoire Quenault et Dominique Willoughby).

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Nov
28
jeu
2019
Filmer l'(im)possible : les temps à venir d’Alexander Kluge @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Nov 28 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Filmer l'(im)possible : les temps à venir d'Alexander Kluge @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« Filmer l'(im)possible : les temps à venir d’Alexander Kluge » Maguelone Loublier (Université du Mans/ESTCA) avec Christa Blümlinger (répondante)

Il s’agira de penser la tension entre possible et impossible dans les films-essais d’Alexander Kluge. Dans son œuvre cinématographique, Kluge ne cherche ni à répéter ni à imiter le réel, mais le représente autrement, en faisant advenir dans l’image et dans les mots les puissances du possible. A partir de l’analyse du possible comme « catégorie esthétique » (Deleuze/Guattari), nous verrons comment les films de Kluge représentent le possible pour donner de l’élan au réel, pour y créer du possible et faire surgir l’imprévisible et l’impossible. En entrelaçant les temporalités, en tissant fiction et histoire, Kluge imagine d’autres possibilités et crée de l’impossible ; il offre ainsi au cinéma un « récit au subjonctif », qui échappe à la narration au présent et à l’imparfait.

Normalienne, agrégée d’allemand, Maguelone Loublier est actuellement ATER à l’Université du Mans. Elle a soutenu une thèse en études cinématographiques à Paris 8 et à la Goethe-Universität (Francfort-sur-le-Main) sur les manifestations de la voix dans l’oeuvre d’Alexander Kluge : « Variations et métamorphoses. Une voix allemande: Alexander Kluge ».

Elle a publié : « L’ombre d’une corne de taureau ou le conte de l’Enfant obstiné chez Alexander Kluge » (Germanica, 61, 2017), « Eine gespenstische Stimme geht um in Alexander Kluges Filmen » (Alexander-Kluge-Jahrbuch, 5, 2018) et « Le film-essai: quand le je-ne-sais-quoi de la voix et le presque-rien du silence ponctuent l’image (Godard, Marker, Kluge) » (Voix et silence dans les arts: passages, poïèsis et performativité, 2019).

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théâtres de la mémoire.

Jan
30
jeu
2020
The time of this story is the future – Théâtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Jan 30 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
The time of this story is the future - Théâtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« « The time of this story is the future ». Du bon usage de l’anticipation pour faire émerger la conscience des crimes de masse » Ophir Lévy (Paris 8/ESTCA) avec Sylvie Lindeperg (répondante)

Dans la proximité immédiate avec des faits génocidaires, il arrive que la fable cinématographique se conjugue au futur, comme s’il s’agissait de s’accorder, par cette distance artificielle, le recul nécessaire à l’appréhension d’un événement qui déborde l’entendement. L’exemple le plus emblématique d’une telle démarche est sans doute None Shall Escape d’André de Toth, film tourné en octobre 1943 et sorti en février 1944, qui s’ouvre sur ces mots : « The time of this story is the future. The war is over » et qui imagine l’hypothétique procès d’un criminel de guerre jugé devant le « Tribunal International du district de Varsovie ». Alors même qu’Auschwitz fonctionne à plein régime, ce film est le premier à évoquer frontalement le sort des Juifs dans une Europe sous domination nazie.

En revenant sur la genèse de None Shall Escape, mais également en sollicitant d’autres exemples tirés aussi bien de la littérature de la fin du XIXe siècle que des dramatiques radio de l’immédiat après-guerre, nous voudrions interroger cet enchevêtrement des temporalités si caractéristique des récits marqués par la mémoire du génocide et nous demander quelles pourraient être les vertus épistémologiques d’une telle projection de l’actualité dans l’avenir.

Ophir Levy est maître de conférences en études cinématographiques à l’université Paris 8 – Vincennes – Saint-Denis. Sa thèse consacrée à la migration des images d’archives de la déportation et à l’empreinte souterraine de la mémoire de la Shoah dans le cinéma contemporain (sous la dir. de Sylvie Lindeperg, université Paris 1 – « Prix de la Recherche » de l’Inathèque en 2014) a donné lieu à la publication de l’ouvrage Images clandestines. Métamorphoses d’une mémoire visuelle des « camps » (Hermann, 2016). Il est également l’auteur de Penser l’humain à l’aune de la douleur. Philosophie, histoire, médecine. 1845-1945 (L’Harmattan, 2009).

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théâtres de la mémoire.

Fév
13
jeu
2020
Les images des barricades – Théâtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Fév 13 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Les images des barricades - Théâtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« Les images des barricades » Jennifer Wild (université de Chicago) avec Arno Gisinger (répondant)

La communication de Jennifer Wild portera sur des dimensions politiques et matérielles d’un devenir temporel de la photographie.

Elle s’interrogera sur la capacité de « reconnaissance radicale » qu’a l’image photographique à l’égard des sujets marginaux, opprimés ou « subalternes ». C’est à partir des photographies des barricades de la Commune de Paris (1871) que sera menée l’enquête historique sur les révolutions politiques, culturelles et artistiques, à travers la photographie, le cinéma et les arts.

Les photographies des barricades constituent, d’une part, les traces historiques d’une insurrection passée et de la résistance « performative » des citoyens. Mais elles constituent aussi le fonds à partir duquel explorer les esthétiques, politiques et matérielles, que permet la « nouvelle » photographie (circa 1871). D’autre part, ces photographies font également de l’image des barricades un ensemble figural ou une forme qui réunit soulèvement populaire et stratégies matérielles. A la demande de reconnaissance sociale et politique, cette combinaison associe surtout une demande de visibilité.

L’idée centrale de cette intervention est que la barricade offre un point de vue alternatif permettant d’examiner les formes photographiques et filmiques ultérieures. Celles-ci mettent en relief la matérialité de la photographie, à la fois en termes de longue durée (de la politique esthétique de l’image) et comme capacité de la photographie à libérer les sujets photographiques de leur position culturelle subordonnée, afin qu’ils puissent être reconnus dans leur intégrité et leur humanité. Cela met en lumière le fait qu’ont été sous-estimées les relations du médium photographique avec l’Histoire comme avec la fonction historique de l’esthétique politique de l’image.

Jennifer Wild, Professeure dans les deux départements de Cinema & Media Studies et Romance Languages & Literatures à L’Université de Chicago, est l’auteure du livre The Parisian Avant-Garde in the Age of Cinema (University of California Press, 2015).

Arno Gisinger, Maître de conférences au département de photographie (UFR Arts, Philosophie, Esthétique) à l’Université Paris 8, est photographe, plasticien et historien.

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théâtres de la mémoire.