Fév
3
jeu
2022
Les opérateurs de prise de vues cinématographiques en France au prisme de leur histoire syndicale et associative (1908-1928) – Histoire culturelle du cinéma @ Institut national d’histoire de l’art
Fév 3 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Les opérateurs de prise de vues cinématographiques en France au prisme de leur histoire syndicale et associative (1908-1928) - Histoire culturelle du cinéma @ Institut national d’histoire de l’art
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Les opérateurs de prise de vues cinématographiques en France au prisme de leur histoire syndicale et associative (1908-1928)
par Priska Morrissey

Associations, unions et syndicats participent pleinement au processus de professionnalisation d’un métier. L’histoire de ces groupements révèle et témoigne de processus identitaires où l’identité d’un collectif est amené à s’affiner, à s’affirmer et se construire. Dans cette communication, nous reviendrons sur l’histoire des groupements syndicaux et associatifs des opérateurs de prises de vues cinématographiques, en France, entre 1908 et 1928. Nous verrons en quoi leurs titres, leurs objets et leurs activités permettent de traverser et d’éclairer une histoire du métier d’opérateur, depuis l’indistinction entre opérateur de prise de vues et opérateurs de projection (premier syndicat en 1908) jusqu’à l’apparition d’un syndicat rassemblant les uniques reporters (photo et cinéma) au milieu des années 1920, témoignant des revendications d’une singularité des opérateurs spécialisés dans les actualités.

Priska Morrissey est maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’université Rennes 2, membre de l’unité de recherche Arts : Pratiques et Poétiques (EA3208) et chercheuse associée à l’UMR Thalim (CNRS, ENS, Paris 3). Historienne du cinéma, elle a récemment codirigé deux ouvrages collectifs, publiés aux Presses universitaires de Rennes : Filmer la peau, avec Emmanuel Siety (2017) et Les Arts et la Télévision : discours et pratiques, avec Eric Thouvenel (2019). En 2021, elle publie chez l’AFRHC Les As de la manivelle : le métier d’opérateur de prise de vues cinématographiques en France (1895-1930).

Merci de signaler votre présence à l’adresse suivante hcc2020@chartes.psl.eu.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Oct
21
jeu
2021
Du Front populaire aux mobilisations interprofessionnelles de l’après-guerre – Histoire culturelle du cinéma @ Institut National d'Histoire de l'Art
Oct 21 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Du Front populaire aux mobilisations interprofessionnelles de l’après-guerre - Histoire culturelle du cinéma @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Du front populaire aux mobilisations interprofessionnelles de l’après-guerre : quinze ans d’évolution des luttes sociales dans les studios français
par Morgan Lefeuvre

Lorsqu’un mouvement social d’une ampleur inédite paralyse le pays au mois de juin 1936, le cinéma français y prend une part active. Salles fermées, studios et laboratoires occupés, la grève se répand comme une trainée de poudre, sous l’impulsion du tout jeune syndicat général de l’industrie du film (SGTIF) affilié à la CGT. Si cette première grande grève d’occupation constitue un temps fondateur dans l’histoire sociale du cinéma et dans l’imaginaire des professionnels de la production, elle ne concerne pourtant que les catégories ouvrières des studios, laissant en marge du mouvement les acteurs, réalisateurs et mêmes les techniciens. Quinze ans plus tard, alors que le groupe Franstudio menace de fermer définitivement ses installations de Joinville et Saint-Maurice l’ensemble des professionnels, acteurs et réalisateurs compris (Gérard Philipe, Simone Signoret, René Clair, Claude Autant-Lara, Jacques Becker…), se mobilisent aux côtés des ouvriers pour sauver ces deux studios emblématiques. Cette communication propose d’analyser l’implication grandissante des collaborateurs de création dans les revendications sociales des professionnels du cinéma, d’analyser l’évolution des modes de revendication au fil de la période et de montrer comment les luttes sociales constituent progressivement un terreau culturel commun aux différentes catégories socio-professionnelles de la production cinématographique française.

Morgan Lefeuvre est chercheuse associée à la Queen Mary University of London au sein de l’ERC STUDIOTEC, elle enseigne également à l’université de Lausanne. Auteure des Manufactures de nos rêves – les studios de cinéma français des années 1930 (PUR – 2021) et de divers articles sur l’histoire sociale du cinéma et les métiers de la production, ses travaux portent également sur les coopérations cinématographiques franco-italiennes depuis les années 1930.

Afin d’assister à cette séance, une inscription est à effectuer à cette adresse : hcc2020@chartes.psl.eu.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.