Avr
21
jeu
2022
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944) – Histoire culturelle du cinéma @ INHA
Avr 21 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944) - Histoire culturelle du cinéma @ INHA
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944)
par Roel Vande Winkel

Roel Vande Winkel is writing a book about the Belgian film industry during the German occupation (1940-1944). The book aims to deliver a cultural and social history of film production, distribution, exhibition and reception in German-occupied Belgium. In this lecture he talks about his multimethod research and presents preliminary research results. He discusses the advantages and the limitations of working with (1) archives and publications that were created by the occupier and collaborationists, (2) archival materials created or collected by the Belgian judiciary, after the liberation, (3) oral history interviews, (4) databases about film exhibition in 1940-1944, (5) a research website designed to share results with the general public.

Roel Vande Winkel is Associate Professor at KU Leuven and at LUCA School of Arts. Roel Vande Winkel. His publications include ‘Cinema and the Swastika: The International Expansion of Third Reich Cinema’ (with David Welch, 2007, rev. 2011), ‘Silencing Cinema: Film Censorship around the World’ (with Daniel Biltereyst, 2013) and ‘Film Professionals in Nazi-Occupied Europe’ (with Pavel Skopal, in 2021). He disseminates the results of his ongoing research on the website https://www.cinema-en-belgique-occupee.be/ He is also conducting research on Alfred Greven (1897-1973), the leader of Continental Films (1940-1944) in Paris.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Avr
14
jeu
2022
« Qui tient la distribution tient le cinéma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français – Histoire culturelle du cinéma @ ENC, Salle Delisle
Avr 14 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
« Qui tient la distribution tient le cinéma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français - Histoire culturelle du cinéma @ ENC, Salle Delisle
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
« Qui tient la distribution tient le cinéma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français
par Morgan Corriou

« Qui tient la distribution tient le cinéma ! », la phrase attribuée à Tahar Cheriaa est répétée à l’envie à Tunis, Ouagadougou ou Alger dans les années 1970 et 1980. Le paradigme de l’échange inégal s’impose en effet aux pays du « Tiers-Monde » au fur et à mesure que s’évaporent les rêves des indépendances. L’impérialisme culturel est alors mis en lien avec l’héritage colonial, sans que la mise en place d’une économie spécifique du cinéma durant l’occupation française ne soit réellement analysée. La relation entre économie coloniale et commerce du film continue d’être peu explorée par les historiens. Cette communication se propose donc d’interroger, dans leur singularité comme dans leur banalité, les circulations du film dans l’empire colonial français, leurs évolutions des années 1910 à la fin des années 1950 et la sociologie des réseaux de distributeurs et d’investisseurs. Un accent plus particulier sera mis sur la diffusion des cinématographies non occidentales qui provoquent de véritables paniques morales au sein de la colonie.

Morgan Corriou est archiviste paléographe, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis. Ses travaux portent sur l’histoire économique et sociale du cinéma au Maghreb pendant la période coloniale. Elle a dirigé l’ouvrage collectif Publics et spectacle cinématographique en situation coloniale (Tunis, IRMC : CERES, 2012).

Exceptionnellement, la séance se tiendra à l’Ecole Nationale des Chartes.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Fév
3
jeu
2022
Les opérateurs de prise de vues cinématographiques en France au prisme de leur histoire syndicale et associative (1908-1928) – Histoire culturelle du cinéma (visioconférence)
Fév 3 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Les opérateurs de prise de vues cinématographiques en France au prisme de leur histoire syndicale et associative (1908-1928) - Histoire culturelle du cinéma (visioconférence)
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Les opérateurs de prise de vues cinématographiques en France au prisme de leur histoire syndicale et associative (1908-1928)
par Priska Morrissey

Associations, unions et syndicats participent pleinement au processus de professionnalisation d’un métier. L’histoire de ces groupements révèle et témoigne de processus identitaires où l’identité d’un collectif est amené à s’affiner, à s’affirmer et se construire. Dans cette communication, nous reviendrons sur l’histoire des groupements syndicaux et associatifs des opérateurs de prises de vues cinématographiques, en France, entre 1908 et 1928. Nous verrons en quoi leurs titres, leurs objets et leurs activités permettent de traverser et d’éclairer une histoire du métier d’opérateur, depuis l’indistinction entre opérateur de prise de vues et opérateurs de projection (premier syndicat en 1908) jusqu’à l’apparition d’un syndicat rassemblant les uniques reporters (photo et cinéma) au milieu des années 1920, témoignant des revendications d’une singularité des opérateurs spécialisés dans les actualités.

Priska Morrissey est maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’université Rennes 2, membre de l’unité de recherche Arts : Pratiques et Poétiques (EA3208) et chercheuse associée à l’UMR Thalim (CNRS, ENS, Paris 3). Historienne du cinéma, elle a récemment codirigé deux ouvrages collectifs, publiés aux Presses universitaires de Rennes : Filmer la peau, avec Emmanuel Siety (2017) et Les Arts et la Télévision : discours et pratiques, avec Eric Thouvenel (2019). En 2021, elle publie chez l’AFRHC Les As de la manivelle : le métier d’opérateur de prise de vues cinématographiques en France (1895-1930).

Merci de vous inscrire à l’adresse suivante pour recevoir le lien Zoom: hcc2020@chartes.psl.eu

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Oct
21
jeu
2021
Du Front populaire aux mobilisations interprofessionnelles de l’après-guerre – Histoire culturelle du cinéma @ INHA
Oct 21 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Du Front populaire aux mobilisations interprofessionnelles de l’après-guerre - Histoire culturelle du cinéma @ INHA
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Du front populaire aux mobilisations interprofessionnelles de l’après-guerre : quinze ans d’évolution des luttes sociales dans les studios français
par Morgan Lefeuvre

Lorsqu’un mouvement social d’une ampleur inédite paralyse le pays au mois de juin 1936, le cinéma français y prend une part active. Salles fermées, studios et laboratoires occupés, la grève se répand comme une trainée de poudre, sous l’impulsion du tout jeune syndicat général de l’industrie du film (SGTIF) affilié à la CGT. Si cette première grande grève d’occupation constitue un temps fondateur dans l’histoire sociale du cinéma et dans l’imaginaire des professionnels de la production, elle ne concerne pourtant que les catégories ouvrières des studios, laissant en marge du mouvement les acteurs, réalisateurs et mêmes les techniciens. Quinze ans plus tard, alors que le groupe Franstudio menace de fermer définitivement ses installations de Joinville et Saint-Maurice l’ensemble des professionnels, acteurs et réalisateurs compris (Gérard Philipe, Simone Signoret, René Clair, Claude Autant-Lara, Jacques Becker…), se mobilisent aux côtés des ouvriers pour sauver ces deux studios emblématiques. Cette communication propose d’analyser l’implication grandissante des collaborateurs de création dans les revendications sociales des professionnels du cinéma, d’analyser l’évolution des modes de revendication au fil de la période et de montrer comment les luttes sociales constituent progressivement un terreau culturel commun aux différentes catégories socio-professionnelles de la production cinématographique française.

Morgan Lefeuvre est chercheuse associée à la Queen Mary University of London au sein de l’ERC STUDIOTEC, elle enseigne également à l’université de Lausanne. Auteure des Manufactures de nos rêves – les studios de cinéma français des années 1930 (PUR – 2021) et de divers articles sur l’histoire sociale du cinéma et les métiers de la production, ses travaux portent également sur les coopérations cinématographiques franco-italiennes depuis les années 1930.

Afin d’assister à cette séance, une inscription est à effectuer à cette adresse : hcc2020@chartes.psl.eu.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.