Mai
18
mer
2022
« De Zéro de conduite à Tomboy. Des films pour l’enfant spectateur », avec Hervé Joubert-Laurencin – Séminaire sur la critique @ INHA, salle Peiresc
Mai 18 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
"De Zéro de conduite à Tomboy. Des films pour l’enfant spectateur", avec Hervé Joubert-Laurencin - Séminaire sur la critique @ INHA, salle Peiresc
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE 
Autour du livre « De Zéro de conduite à Tomboy. Des films pour l’enfant spectateur »
avec Hervé Joubert-Laurencin et en présence des auteurs

De ZÉRO DE CONDUITE à TOMBOY. Des films pour l’enfant spectateur, sorti il y a peu, est un ouvrage de 483 pages richement illustré coédité par l’association Les Enfants de cinéma et Yellow Now. Il est issu d’une expérience éditoriale très particulière : les petits cahiers fins de couleur verte, devenus objets de collection depuis leur récente mise au pilon, après le passage partiel à une forme numérique, édités autrefois, hors marché, à destination des professeurs d’école, dans le cadre du dispositif national « École et cinéma ». Il prélève, à partir de quasi vingt-cinq ans d’un travail collectif d’éducation populaire, et un catalogue de 114 « Cahiers de notes sur… » répertoriés en fin de volume, trente textes sur trente films, présentés deux à deux, y compris par un jeu de miroir iconographique. Le volume collectif (vingt auteurs différents au total) propose ainsi, plus qu’un livre pédagogique ou qu’un guide, une traversée singulière de l’histoire du cinéma et un témoignage d’une certaine écriture sur le cinéma, au fond différente d’une histoire de la critique, du discours universitaire ou du discours promotionnel ou professionnel qui sont habituellement ceux de l’édition de cinéma.

En présence de plusieurs auteurs et acteurs de cet ouvrage et de cette proposition éditoriale inédite et pérenne des « Cahiers de notes sur… », on s’interrogera sur la forme d’appréhension du cinéma qui est ainsi mise en jeu et sur ce qu’est un livre de cinéma, sur le contenu et la forme de ce nouvel ouvrage de cinéma.

→ Consulter l’actualité et le programme du séminaire.

Avr
21
jeu
2022
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944) – Histoire culturelle du cinéma @ INHA
Avr 21 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944) - Histoire culturelle du cinéma @ INHA
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944)
par Roel Vande Winkel

Roel Vande Winkel is writing a book about the Belgian film industry during the German occupation (1940-1944). The book aims to deliver a cultural and social history of film production, distribution, exhibition and reception in German-occupied Belgium. In this lecture he talks about his multimethod research and presents preliminary research results. He discusses the advantages and the limitations of working with (1) archives and publications that were created by the occupier and collaborationists, (2) archival materials created or collected by the Belgian judiciary, after the liberation, (3) oral history interviews, (4) databases about film exhibition in 1940-1944, (5) a research website designed to share results with the general public.

Roel Vande Winkel is Associate Professor at KU Leuven and at LUCA School of Arts. Roel Vande Winkel. His publications include ‘Cinema and the Swastika: The International Expansion of Third Reich Cinema’ (with David Welch, 2007, rev. 2011), ‘Silencing Cinema: Film Censorship around the World’ (with Daniel Biltereyst, 2013) and ‘Film Professionals in Nazi-Occupied Europe’ (with Pavel Skopal, in 2021). He disseminates the results of his ongoing research on the website https://www.cinema-en-belgique-occupee.be/ He is also conducting research on Alfred Greven (1897-1973), the leader of Continental Films (1940-1944) in Paris.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Avr
20
mer
2022
Quelques principes clés du travail critique de Hasumi @ INHA, salle Fabri de Peiresc
Avr 20 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Quelques principes clés du travail critique de Hasumi @ INHA, salle Fabri de Peiresc
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE 
Quelques principes clés du travail critique de Hasumi avec Jun Fujita Hirose 

Le travail de Shiguéhiko Hasumi (1936-, ) consiste à « réveiller des signes endormis ». Ainsi le critique japonais fait remarquer l’« absence d’Emma Bovary » dans la fiction en prose de Gustave Flaubert tout aussi bien que la présence de la « blancheur qui flotte » dans les fictions filmiques de John Ford. Si Ford et Flaubert constituent les deux foyers du territoire elliptique hasumien, c’est Jean-Pierre Richard et Michel Foucault qui font épouser à l’« homme » la « lecture thématique », telle qu’elle est présentée dans Yasujirô Ozu (Cahiers du cinéma, 1998).

Jun Fujita Hirose est professeur à l’Université Ryukoku de Kyoto et professeur invité à l’ENS.

→ Consulter l’actualité et le programme du séminaire.

Avr
14
jeu
2022
« Qui tient la distribution tient le cinéma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français – Histoire culturelle du cinéma @ ENC, Salle Delisle
Avr 14 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
« Qui tient la distribution tient le cinéma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français - Histoire culturelle du cinéma @ ENC, Salle Delisle
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
« Qui tient la distribution tient le cinéma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français
par Morgan Corriou

« Qui tient la distribution tient le cinéma ! », la phrase attribuée à Tahar Cheriaa est répétée à l’envie à Tunis, Ouagadougou ou Alger dans les années 1970 et 1980. Le paradigme de l’échange inégal s’impose en effet aux pays du « Tiers-Monde » au fur et à mesure que s’évaporent les rêves des indépendances. L’impérialisme culturel est alors mis en lien avec l’héritage colonial, sans que la mise en place d’une économie spécifique du cinéma durant l’occupation française ne soit réellement analysée. La relation entre économie coloniale et commerce du film continue d’être peu explorée par les historiens. Cette communication se propose donc d’interroger, dans leur singularité comme dans leur banalité, les circulations du film dans l’empire colonial français, leurs évolutions des années 1910 à la fin des années 1950 et la sociologie des réseaux de distributeurs et d’investisseurs. Un accent plus particulier sera mis sur la diffusion des cinématographies non occidentales qui provoquent de véritables paniques morales au sein de la colonie.

Morgan Corriou est archiviste paléographe, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis. Ses travaux portent sur l’histoire économique et sociale du cinéma au Maghreb pendant la période coloniale. Elle a dirigé l’ouvrage collectif Publics et spectacle cinématographique en situation coloniale (Tunis, IRMC : CERES, 2012).

Exceptionnellement, la séance se tiendra à l’Ecole Nationale des Chartes.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Avr
8
ven
2022
Radu Jude, l’art de l’exagération – Rencontres de l’EDESTA @ INHA, salle Vasari
Avr 8 @ 10 h 00 min – 13 h 00 min
Radu Jude, l'art de l'exagération - Rencontres de l'EDESTA @ INHA, salle Vasari
Radu Jude, l’art de l’exagération
Rencontres de l’EDESTA : « L’artiste et le commun »
 animée par Christa Blümlinger 

Radu Jude, cinéaste roumain (Ours d’Argent à Berlin en 2015, Ours d’Or en 2021), développe dans une œuvre protéiforme des fabulations spéculatives portant sur la construction de l’histoire. Travaillant depuis longtemps au carrefour des arts, avec des formes théâtrales, muséales et filmiques permettant d’interroger la mémoire collective, il questionne le roman national de l’histoire roumaine. Tel un mémorialiste, ce « cinéaste de l’intelligence » (Olivier Père) développe un art de l’ironie et de l’exagération, figurant comme l’hétérotopie d’un espace public qui serait le lieu d’un partage à la fois du sensible et du dissensus. Il évoquera son travail en conversation avec Christa Blümlinger.

Toutes les informations ici : https://eur-artec.fr/evenements/radu-jude-rencontres-de-ledesta/

Avr
4
lun
2022
Projection de « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares » de Radu Jude – Théâtres de la mémoire @ INHA, Auditorium J. Lichtenstein
Avr 4 @ 16 h 00 min – 20 h 00 min
Projection de "Peu m'importe si l'histoire nous considère comme des barbares" de Radu Jude - Théâtres de la mémoire @ INHA, Auditorium J. Lichtenstein
Projection de « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares » de Radu Jude (en présence du cinéaste)
suivie par une discussion animée par Christa Blümlinger et Ania Szczepanska

Dans Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares, 2018, du cinéaste roumain Radu Jude (Ours d’Argent en 2015, Ours d’Or en 2021), les formes théâtrales, muséales et filmiques permettent de questionner la mémoire d’un pogrom en Roumanie, que le roman national a voulu effacer de l’histoire du 20ème siècle. Le cinéaste expérimente ici des formes de reenactment afin de pouvoir engendrer un débat au sein même de l’espace public.

« Radu Jude soulève encore ici un point extrêmement inconfortable du passé roumain. […] La Roumanie fut, pendant quelques années de la seconde guerre mondiale, une dictature militaire ralliée à l’Allemagne nazie et impliquée dans la Shoah – séquence qui sera largement réécrite et atténuée sous le régime communiste. Radu Jude choisit non pas de reconstituer directement cet épisode ‟barbareˮ, mais de mettre en abyme l’acte même de sa représentation. […] La vérité qui fâche est ce que la plupart se satisferaient bien d’enterrer, au profit d’un roman national qui flatte la bonne conscience collective » (Mathieu Macheret, dans Le Monde)

Cette séance du séminaire inter-universitaire Théâtres de la mémoire s’inscrit dans le cadre dune série d’événements en lien avec le travail de Radu Jude :

Jeudi 7 avril à 19h00, au Centre G. Pompidou (Cinéma 1) : Séance spéciale de la Cinémathèque du documentaire
Projection du film The Exit of the Trains (2020) de Radu Jude et Adrian Cioflâncă, projection en présence de Radu Jude (discussion animée par Sylvie Rollet).
Vendredi 8 avril de 10h00 à 13h00 à la Galerie Colbert (en salle Vasari) : Rencontres de l’Edesta : L’artiste et le commun
Radu Jude évoquera son travail en conversation avec Christa Blümlinger.
Mar
31
jeu
2022
Projection de « Le Syndrome asthénique » de Kira Mouratova – Carte blanche au collectif La Clef Revival
Mar 31 @ 20 h 30 min – 22 h 30 min
Projection de "Le Syndrome asthénique" de Kira Mouratova - Carte blanche au collectif La Clef Revival
Projection de « Le Syndrome asthénique » de Kira Mouratova
Carte blanche au collectif La Clef Revival
Jeudi 31 mars à 20h30, le cinéma l’Ecran de Saint-Denis accueille La Clef Revival et donne carte blanche au collectif, qui présentera Le Syndrôme asthénique : un film rare, libre et engagé, réalisé par la cinéaste Kira Mouratova. Dernier film de Mouratova sous l’ère soviétique, tourné en 1989 à Odessa, Ours d’argent 1990 au Festival de Berlin, « Le Syndrôme asthénique » dresse le portrait vertigineux d’un pays en pleine déliquescence.
Synopsis : À la fin de l’ère soviétique, le système tombe en miettes, ceux qui l’ont porté et ceux qui y ont résisté aussi. Une femme en deuil, un écrivain qui ne parvient plus à rester éveillé et bien d’autres personnages nous conduisent à travers un monde en perte de sens….
Malgré l’expulsion du collectif occupant le cinéma La Clef le 1er mars dernier, et en attendant de pouvoir réintégrer les murs via son projet de rachat, La Clef Revival résiste et continue de proposer “hors-ses-murs” une programmation libre et indépendante, à tarif solidaire, dans des salles de cinéma soutien.
Cette projection se déroulera en solidarité avec le peuple ukrainien.
Mar
28
lun
2022
Revoir Béla Tarr : généalogies, influences, résonances – colloque international @ Maison de la Recherche de l’Université Paris 8
Mar 28 @ 9 h 00 min – Mar 30 @ 16 h 30 min
Revoir Béla Tarr : généalogies, influences, résonances - colloque international @ Maison de la Recherche de l’Université Paris 8
Revoir Béla Tarr : généalogies, influences, résonances
Colloque international

Alors que les premiers films de Béla Tarr s’apprêtent à ressortir en salles, ce colloque international vise d’abord à identifier et à analyser ce qui se situe aux origines de son cinéma. Il s’agira notamment de revenir sur les contextes de création au sein desquels il s’est inscrit, en s’interrogeant par exemple sur le rôle joué par le Balázs Béla Stúdió dans l’éclosion du cinéaste. Ce sont ensuite des influences esthétiques, directes ou indirectes, qui seront mises en évidence à travers plusieurs études consacrées aux relations que l’œuvre de Tarr entretient à la littérature, la philosophie ou les arts plastiques. Elles reviendront sur les différentes collaborations dont ses films sont empreints, en particulier ses relations avec l’écrivain László Krasznahorkai et l’artiste Gyula Pauer. Enfin, une grande partie du colloque sera dédiée aux résonances qu’il est possible de déceler entre la démarche de Tarr et celles d’autres réalisateurs (Andreï Tarkovski, Šarūnas Bartas, Hu Bo…), que ce soit sur le plan des formes (le plan long en mouvement), des motifs (la ruine, les territoires désolés) ou des thèmes (l’effondrement). Il sera aussi bien question de l’inscription de ce cinéma dans l’espace soviétique et postsoviétique que de la manière dont il a pu contribuer à forger un imaginaire contemporain de la catastrophe.

Réunissant des chercheurs européens et états-uniens, le colloque s’accompagne d’un programme de projections-débats incluant un hommage au cinéaste Bálint Kenyeres (en sa présence).

→ Consulter le site du colloque La page Facebook • Le programme

→ Télécharger le programme du colloque

À noter que le colloque aura lieu également en visioconférence et sera accessible depuis le lien Zoom suivant : https://univ-paris8.zoom.us/j/91264052009?pwd=a0RQenpSMGlQM1ZuNTlac2VBVjNUQT09 (ID de réunion : 912 6405 2009 ; code secret : 509819).

Mar
25
ven
2022
Deuxième séance du séminaire « Faire communauté(s) face à l’écran de cinéma » (visioconférence)
Mar 25 @ 14 h 30 min – 16 h 30 min
Deuxième séance du séminaire "Faire communauté(s) face à l’écran de cinéma" (visioconférence)
SÉMINAIRE « Faire communauté(s) face à l’écran de cinéma »
Interventions de Firat Oruc et Fernanda Pinto de Almeida
Firat Oruc (Georgetown University SFS Qatar): “Cinematic Spheres in the Gulf: A Cultural and Political History”
The history of the moving image in the region was shaped by different political and cultural agents, including British colonial officers, oil companies, government bureaucrats, private amateur cineastes, and foreign entrepreneurs. The core political issue of the emergence of a cinema culture in the Gulf was the restriction of cinematic medium and space to certain populations. Film experience in the Gulf was thereby refracted through three spheres of moving image culture: private, corporate-sponsored, and commercial public cinemas. Although these moving-image practices are often examined separately, I show that in the Gulf context they were intricately connected. What was common to these three spheres was a certain logic of exclusion and restricted access norms. The private cinema sphere was exclusive to the colonial and indigenous elite; the corporate cinema was confined to the Euro-American staff of the oil companies; and the commercial public cinema was reserved for the local and labor migrant audience. These cinema spheres and the processes of socialization, interaction, and acculturation they facilitated were regulated through legal codes as well as restricted access norms, adopted, in particular, from the patterns of colonial paternalism already well established in British India.
Fernanda Pinto de Almeida (University of the Western Cape): “Of ‘Bioscopes, Balls and Boys’: Children in the Making of South African Cinemas”
In early twentieth century South Africa children were at the center of public concerns about the popularity of cinemas. Fire outbreaks and the spread of disease as well as the supposed threat of so-called « non-European » audiences prompted civil society groups and colonial administrators to push for policing and regulation. Later, during Apartheid, public concerns about child audiences motivated legislation that imposed strict racial and age classification of films. My paper is an attempt to make sense of the experience of early cinemas in South Africa through the lens of children. Mapping an evocative assemblage of photographs, life stories and films I ask what might be gained from a rarely explored and highly speculative memory-archive of childhoods in and of South African cinemas. I ask, moreover, how the erasure of children from public spaces and leisure venues came to characterize racialized ‘communities’ in an incipient segregationist state.
Le lien de connexion Zoom est à demander auprès des organisatrices : morgan.corriou@univ-paris8.fr, caroline.damiens@parisnanterre.fr, melisande.leventopoulos@gmail.com. Les personnes déjà inscrites recevront le lien automatiquement.

→ Consulter le programme du séminaire