Nov
13
lun
2017
Émergence de l’art vidĂ©o en Europe (1960-1980) @ BibliothĂšque nationale de France - Salle Louis LumiĂšre . Rez de Jardin.
Nov 13 @ 9 h 00 min – Nov 14 @ 19 h 00 min
Émergence de l’art vidĂ©o en Europe (1960-1980) @ BibliothĂšque nationale de France - Salle Louis  LumiĂšre . Rez de Jardin.  | Paris | Île-de-France | France
Émergence de l’art vidĂ©o en Europe : historiographie, thĂ©orie, sources et archives (1960-1980).

Suite  au colloque  organisé  en mai 2016,  le  programme  « Émergence  de  l’art vidĂ©o en Europe : historiographie, thĂ©orie, sources et archives (1960 -1980) » du Labex  Arts – H2H
organise  son  premier  sĂ©minaire – atelier de  recherche.

Ces séminaires seront semestriels durant la durée du projet.
Cette  rencontre entre  spĂ©cialistes  europĂ©ens  de  l’art  vidĂ©o sera  l’occasion de poursuivre  les  Ă©changes initiĂ©s  lors du  prĂ©cĂ©dent  colloque.  Elle  permettra de partager   des   connaissances, mais surtout de   mettre   en   place   le   rĂ©seau d’historiens   de   l’art, d’artistes,   de   tĂ©moins,   de   responsables   de   fonds d’archives,   prĂ©alable   nĂ©cessaire   à   l’établissement d’une   cartographie des Ă©vĂ©nements et des acteurs de cet art sur la pĂ©riode des annĂ©es 1960 – 1980.

Porteurs du programme Émergence
François Bovier (École cantonale d’art de Lausanne / MaĂźtre d’enseignement et de recherche, UniversitĂ© de Lausanne)
Alain Carou (Conservateur, BNF)
Larisa Dryansky (MaĂźtre de confĂ©rences, UniversitĂ© Paris – Sorbonne)
Grégoire Quenault (Maßtre de conférences, Université Paris 8)
Assistés de :
SĂ©golĂšne Liautaud (IngĂ©nieure d’études, Labex Arts – H2H)
Collaborateurs invités
Slavko Kacunko (Professeur, Université de Copenhague)
Miklos Peternak (Directeur du C3 de Budapest)
Tomasz Zaluski (Professeur assistant, UniversitĂ© de ƁódĆș)

→ Voir le programme des deux journĂ©es

→ En savoir plus sur le projet Émergence

© Rebecca Horn, Sean Kelly Gallery

 

DĂ©c
11
mar
2018
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours @ Institut National d'Histoire de l'Art
DĂ©c 11 @ 16 h 00 min – 18 h 00 min
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours
avec Olga Kobryn (Paris 3, Université de Lorraine Metz), Eugenie Zvonkine (Paris 8) / discussion avec Birgit Beumers (Aberystwyth University)

SĂ©ance dans le cadre du sĂ©minaire de recherche en histoire et esthĂ©tique du cinĂ©ma « RĂ©gimes d’historicitĂ© dans le cinĂ©ma des annĂ©es 1960 Ă  nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

Assa (1987) est un film rĂ©alisĂ© par SergueĂŻ Soloviov peu de temps avant la chute du mur de Berlin (1989) et la dislocation de l’URSS (1991), en pleine pĂ©riode politique de la PerestroĂŻka et au tout dĂ©but de la glastnost. Devenu culte, ce vĂ©ritable manifeste politique et esthĂ©tique rĂ©unit pour la premiĂšre fois sur grand Ă©cran et rend « visibles » l’ensemble des artistes de la culture « underground », principalement issus du milieu bohĂ©mien saint- pĂ©tersbourgeois et moscovite (milieu Rock, conceptualisme de Moscou, mouvement AptArt – « apartment art », cinĂ©ma expĂ©rimental). Si le film se construit sur des Ă©lĂ©ments documentaires et historiques, un grand nombre d’anachronismes (Ă©vocation de l’histoire de la Russie du dĂ©but du XIXĂšme siĂšcle, rĂ©fĂ©rences au cinĂ©ma expĂ©rimental des annĂ©es 1950 – 1960, prĂ©sence des Ă©lĂ©ments historiquement postĂ©rieurs Ă  l’action du film qui se dĂ©roule en 1980) complexifient le rapport Ă  l’Histoire et soulĂšvent la question de la stratification et de la « crise de temps » dĂ©finie comme tension et distance entre le champ d’expĂ©rience et l’horizon d’attente (Hartog). Loin de reprĂ©senter un simple symptĂŽme de l’« Ă©poque des changements », Assa participe Ă  la rĂ©Ă©criture du rĂ©gime historique dominant et Ă  la construction d’un nouveau rĂ©gime d’historicitĂ©.

Leto de Kirill Serebrennikov, qui sort le 5 dĂ©cembre en France, dialogue Ă  son tour avec Assa et d’autres films des annĂ©es 1980 dans un rapport intertextuel serrĂ© et inventif et s’éloigne du biopic, proposant Ă  son tour un nouveau rĂ©gime d’historicitĂ©.

→ Consulter le programme du sĂ©minaire

Jan
15
mar
2019
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette
Jan 15 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Approches du mouvement dans les films de Marie Menken : entre caméra somatique et cinéma poétique », par Bårbara Janicas (doctorante ESTCA, Paris 8) et Stéphanie Herfeld (chercheuse, Paris-Ouest-Nanterre).

Dans les films que Marie Menken rĂ©alisa camĂ©ra Ă  bout de bras, en investissant son regard et son corps dans une exploration jouissive du monde, nous avons affaire Ă  des images abstraites qui, par leur caractĂšre de mobilitĂ© et spontanĂ©itĂ©, crĂ©ent des vĂ©ritables poĂšmes visuels et rythmiques suscitant des expĂ©riences du mouvement proches de la danse. En privilĂ©giant la dimension somatique et matĂ©rielle du travail de Menken, cette sĂ©ance propose d’aborder ses films comme le domaine d’expĂ©rimentation d’un autre cinĂ©ma poĂ©tique au sein de l’avant-garde amĂ©ricaine, anticipant Ă©galement certaines pratiques de la cinĂ©-danse qui Ă©mergea en tant que genre filmique entre les annĂ©es 1940 et 1970.

Intervention de BĂĄrbara Janicas : Cette communication propose d’aborder le cinĂ©ma de Marie Menken, souvent rapprochĂ© de la peinture et parfois aussi de la danse, comme le domaine d’affirmation d’un autre cinĂ©ma poĂ©tique « matĂ©rialiste » au sein de l’avant-garde amĂ©ricaine des annĂ©es 1940-1970. En privilĂ©giant la dimension expĂ©rientielle et matĂ©rielle de son travail avec le support filmique, nous allons montrer que la poĂ©sie des films de Menken tient moins au modĂšle lyrique cĂ©lĂ©brĂ© Ă  l’époque par Maya Deren, qu’à l’idĂ©e du « cinĂ©-poĂšme » vĂ©hiculĂ©e par les avant-gardes des annĂ©es 1920. En nous appuyant sur les tĂ©moignages de Stan Brakhage et Jonas Mekas, qui furent les premiers Ă  louer la capacitĂ© de Menken Ă  traduire la rĂ©alitĂ© filmĂ©e en « poĂ©sie d’images vibrantes de mouvement », nous allons essayer de montrer comment sa pratique filmique expĂ©rimentale invite Ă  l’expĂ©rience somatique d’une forme d’expression poĂ©tique des objets, de la lumiĂšre, et du corps-mobile invisible derriĂšre l’appareil.

Intervention de StĂ©phanie Herfeld (invitĂ©e) : L’originalitĂ© du parcours de Marie Menken permet un passage entre plusieurs pratiques artistiques, de la peinture abstraite au cinĂ©ma expĂ©rimental Ă  l’art performatif. Et l’économie modeste et intime de ses travaux explique sans doute la libertĂ© et la nouveautĂ© de ses gestes. DĂšs lors, si l’on approche ses films au prisme de la pensĂ©e de Gilles Deleuze, on peut non seulement rĂ©affirmer les enjeux de l’Image-mouvement, mais surtout penser l’expĂ©rimental, ainsi que le lien entre les gestes de l’Image-temps et la crĂ©ation de pensĂ©e.  Ce qui indique une richesse  encore peu explorĂ©e de sa production visuelle.

 

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Mar
19
mar
2019
La boucle animĂ©e, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique @ INHA - salle Mariette
Mar 19 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
La boucle animĂ©e, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

Marion Charroppin (doctorante ESTCA, Paris 8) : La boucle animée, du jouet optique au Gif

Le projet de cette thĂšse est de relier l’analyse esthĂ©tique des boucles continues issues des jouets optiques Ă  celle d’images animĂ©es ultĂ©rieures telles que le Gif. Apparu en 1983, le Gif ou « graphic interchange format » dĂ©signait Ă  l’origine un format d’image numĂ©rique fixe destinĂ©e Ă  internet. À partir de 1996 oĂč apparaĂźt un Gif reprĂ©sentant un bĂ©bĂ© qui danse, ce format correspond Ă  une image animĂ©e selon une brĂšve sĂ©quence qui se rĂ©pĂšte Ă  l’infini. À l’ùre de la communication numĂ©rique, les Gif sont surtout prĂ©sents sur les rĂ©seaux sociaux et les smartphones, s’intĂ©grant aux discussions comme un nouvel Ă©lĂ©ment de ponctuation. Dans le cas d’une boucle continue, la premiĂšre et la derniĂšre phase de l’action se confondent, effaçant le dĂ©but et la fin. Dans ce cas, le Gif est une forme d’image animĂ©e de tendance anarrative, qui remet en question la classique conception linĂ©aire du temps de l’image animĂ©e cinĂ©matographique. Il nous semble intĂ©ressant de questionner la place que peut avoir cet objet anarratif dans une conversation virtuelle sur les rĂ©seaux sociaux.

Il semblerait que le Gif animĂ© en boucle continue soit une entitĂ© graphique qui exprime de l’affect plutĂŽt qu’il ne raconte une histoire. Les reprĂ©sentations culturelles qu’il rĂ©emploie sont choisies pour leur pouvoir expressif. Le Gif peut ĂȘtre composĂ©e de plusieurs petites actions mais son ensemble est conçu pour provoquer une Ă©motion simple : rire, peur, dĂ©goĂ»t, excitation sexuelle. On rencontre ce schĂ©ma anarratif avant l’ùre du cinĂ©ma narratif classique, Ă  travers certains jouets optiques du XIXe siĂšcle (phĂ©nakistiscope, zootrope,praxinoscope) qui prĂ©sentent des animations en boucle continue composant le mĂȘme genre d’« unitĂ© expressive » que le Gif.

Au cours de ce travail, nous questionnerons les modalitĂ©s d’expression de la boucle animĂ©e,son Ă©volution dans le temps, ainsi que la rĂ©ception de ces images, en comparant les boucles animĂ©es du « prĂ©cinĂ©ma » et celles du postcinĂ©ma d’un point de vue scĂ©naristique, stylistique et de leur technique d’animation. Nous nous demanderons comment, du XIXe siĂšcle Ă  nos jours, la consommation spĂ©cifique des images animĂ©es en boucle a impactĂ© le ressenti des formes, des couleurs et du mouvement chez le spectateur. L’expression cyclique d’un motif entraĂźnant une consommation des images de l’ordre de « l’attraction», nous verrons en quoi les boucles continues des Gif participent Ă  faire de l’ùre numĂ©rique une Ăšre attractionnelle en rupture avec le schĂ©ma narratif de l’ùre cinĂ©matographique.

Stefano Darchino (doctorant ESTCA, Paris 8) : Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique

En s’appuyant sur les concepts de Tzvetan Todorov, de Jean-Louis Leutrat et de Janet Staiger (entre autres), une approche historique et « matĂ©rialiste » Ă  l’égard des genres cinĂ©matographiques sera proposĂ©e : ils n’existent qu’à partir du moment oĂč ils sont nommĂ©s. Dans ce processus de crĂ©ation, un rĂŽle fondamental est souvent jouĂ© par les critiques de cinĂ©ma, dont les textes publiĂ©s participent Ă  la diffusion du genre : par exemple, on sait que le « film noir » a Ă©tĂ© forgĂ© par la critique cinĂ©matographique française. L’étude de cas qui sera employĂ©e correspond au genre italien du « cinema demenziale » (cinĂ©ma dĂ©mentiel), nĂ© au dĂ©but des annĂ©es quatre-vingt Ă  partir de la rĂ©ception critique de quelques films comiques amĂ©ricains venant de sortir en salles : 1941 (de Steven Spielberg, 1979), Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (Airplane!, de Jim Abrahams, David Zucker & Jerry Zucker, 1980) et The Blues Brothers (de John Landis, 1980).

 

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Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994) @ Maison de la Recherche, Salle Claude Simon
Mar 19 @ 16 h 00 min – 19 h 00 min
Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994) @ Maison de la Recherche, Salle Claude Simon
Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994)
avec Mario Adobati (UniversitĂ© Paris 3 – Sorbonne Nouvelle)

SĂ©ance dans le cadre du sĂ©minaire de recherche en histoire et esthĂ©tique du cinĂ©ma « RĂ©gimes d’historicitĂ© dans le cinĂ©ma des annĂ©es 1960 Ă  nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

 

Comment reconstituer un rĂ©gime d’historicitĂ© Ă  partir du cinĂ©ma ? Cette Ă©tude de cas proposera une rĂ©ponse partielle Ă  cette question, Ă  l’aide d’un groupe d’Ɠuvres hongroises produites autour du changement de rĂ©gime (principalement les films de Tarr BĂ©la, FehĂ©r György, Janisch Attila, SzĂĄsz JĂĄnos et SzabĂł IldikĂł). L’accent sera mis sur la façon dont l’analyse de la poĂ©tique des films peut soutenir l’exploration des relations affectives au temps entretenues par la sociĂ©tĂ© artistique d’alors. Ces relations se dĂ©clineront autour de thĂ©matiques temporelles comme la nostalgie, le dĂ©senchantement, l’attente, le pessimisme, la passivitĂ© ou encore la rĂ©signation, tĂ©moins de la complexitĂ© des va-et-vient entre passĂ©, prĂ©sent et futur au sein d’une expĂ©rience complexe de crise du temps.

Mario Adobati (UniversitĂ© Paris 3 – Sorbonne Nouvelle) sera en discussion avec Sylvie Rollet (Professeure des universitĂ©s ÉmĂ©rite en Études cinĂ©matographiques, UniversitĂ© de Poitiers, membre de l’IRCAV) et avec Damien Marguet (UniversitĂ© Paris 8) – sous rĂ©serve.

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Avr
9
mar
2019
SĂ©ance consacrĂ©e Ă  Philippe Garrel ANNULÉ @ INHA - salle Mariette
Avr 9 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
SĂ©ance consacrĂ©e Ă  Philippe Garrel ANNULÉ @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

Elcio Basilio (Université Anhembi Morumbi, São Paulo) : « Des spectres chez Garrel »

Les derniers films de Philippe Garrel sont marquĂ©s par une mĂ©lancolie angoissante, souvent matĂ©rialisĂ©e en spectres, parfois dans les rĂȘves, parfois en apparations fantasmagoriques en plein jour. À partir d’extraits de Les amants rĂ©guliers (2005) et La frontiĂšre de l’aube (2008), on discutera l’influence de ces visions chez les personnages garreliens en rapport Ă  l’amour et au suicide. On verra aussi comment l’onirisme dans Le rĂ©vĂ©lateur (1968) est repris et intĂ©grĂ© dans un contexte narratif.

Valerie Jottreau (ESTCA, Université Paris 8) : « La mesure du silence dans le premier cinéma de Philippe Garrel (1966-1979) »

En 1967, dans un texte majeur « L’esthĂ©tique du silence », Susan Sontag (1933-2004) perçoit dans le silence Ă©tendu au sein des pratiques artistiques « modernes », une forme paradoxale de requalification et de sacralisation de l’art, oĂč celui-ci s’affirme contre l’histoire. C’est dans ce contexte de mobilisation de l’autoritĂ© du silence et de sa reconnaissance comme forme limite, que Philippe Garrel crĂ©e « son premier cinĂ©ma » dĂšs 1966. Nous nous proposons de suivre « La mesure du silence » qui nous conduit des films de crise des annĂ©es soixante Ă  l’expĂ©rience sensorielle, extatique et attentionnĂ©e des annĂ©es soixante-dix, jusqu’au blanc silence du souvenir dĂ©faillant mais dont l’efficace irriguera toutes les variations Ă  venir.

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Mai
21
mar
2019
DerniÚre séance du séminaire Les états du cinéma @ INHA - salle Mariette
Mai 21 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
DerniĂšre sĂ©ance du sĂ©minaire Les Ă©tats du cinĂ©ma @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Les films du retour : une poĂ©tique documentaire dans le Chili de l’autoritarisme [1983 – 1989] » par Ignacio Albornoz  (doctorant UniversitĂ© Paris 8, ESTCA)

Les traumatismes liĂ©s aux spoliations et crimes de la dictature (1973 – 1989) se manifestent dans le cinĂ©ma documentaire chilien selon au moins trois modalitĂ©s. La premiĂšre d’entre elles concerne, Ă  grands traits, les films rĂ©alisĂ©s entre 1983, annĂ©e de la restructuration des forces partisanes et des premiĂšres lueurs d’une mobilisation antidictatoriale organisĂ©e (DabĂšne, 180), et 1989, annĂ©e du retour Ă  la dĂ©mocratie.

FrĂŽlant parfois les codes du reportage tĂ©lĂ©visĂ© et du cinĂ©ma direct, les films de cette catĂ©gorie cherchent Ă  « montrer des rĂ©alitĂ©s ayant Ă©tĂ© cachĂ©es pendant des annĂ©es », selon les mots d’AndrĂ©s Racz, rĂ©alisateur de Douce Patrie (1983). Que ce soit en montrant les affrontements des manifestants avec les forces de l’ordre ou tout simplement en enregistrant les tĂ©moignages des principaux leaders des mouvements partisans, dans ces films il s’agit, par consĂ©quent, d’enregistrer in situ, sur le vif, les actions et les paroles des protagonistes d’une rĂ©sistance qui Ă©merge et commence Ă  prendre forme sur la scĂšne publique.

Ces objets filmiques imposent enfin la question de leur interprétation. Comment approcher en effet ces films hybrides, quelque peu bétonnés et fonctionnels dans leur forme ? Quelle séquence, scÚne ou plan faut-il en isoler pour la description ? La présente communication cherchera à donner réponse à ces questionnements, prenant appui sur des éléments para-filmiques (titres, entretiens), filmiques et contextuels (circuits de diffusion).

« Des spectres chez Garrel »  par Elcio Basilio (doctorant Université Anhembi Morumbi, Sao Paulo)

Les derniers films de Philippe Garrel sont marquĂ©s par une mĂ©lancolie angoissante, souvent matĂ©rialisĂ©e en spectres, parfois dans les rĂȘves, parfois en apparations fantasmagoriques en plein jour. À partir d’extraits de Les amants rĂ©guliers (2005) et La frontiĂšre de l’aube (2008), on discutera l’influence de ces visions chez les personnages garreliens en rapport Ă  l’amour et au suicide. On verra aussi comment l’onirisme dans Le rĂ©vĂ©lateur (1968) est repris et intĂ©grĂ© dans un contexte narratif.

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Juin
19
mer
2019
Émergence de l’art vidĂ©o en Europe – SĂ©minaire de recherche 5 @ BibliothĂšque nationale de France, salle 70, site François Mitterand
Juin 19 @ 10 h 00 min – 17 h 00 min
Émergence de l’art vidĂ©o en Europe - SĂ©minaire de recherche 5 @ BibliothĂšque nationale de France, salle 70, site François Mitterand
Émergence de l’art vidĂ©o en Europe : historiographie, thĂ©orie, sources et archives (1960-1980)

À ce jour, une histoire de l’art vidĂ©o Ă  l’échelle de l’Europe reste Ă  faire. C’est la mission Ă  laquelle le prĂ©sent programme de recherche entend rĂ©pondre. Un rĂ©seau international, regroupant Ă  la fois des historiens de l’art et de l’image en mouvement, des artistes, des protagonistes de cette aventure, des dĂ©positaires de fonds d’archives, des conserva- teurs et de jeunes chercheurs, s’est constituĂ©. Il a pour objectif de collecter des donnĂ©es sur les artistes, les Ɠuvres et les Ă©vĂ©nements qui ont permis l’avĂšnement de cette pratique, ou qui ont comptĂ© dans son dĂ©veloppement sur le territoire europĂ©en, et de mettre au jour les conditions nationales spĂ©cifiques de production et de diffusion per- mettant d’expliquer la variĂ©tĂ© des productions comme la disparitĂ© des pĂ©riodes d’émergences (1960-1980).

Ce cinquiĂšme sĂ©minaire de recherche « Émergence de l’art vidĂ©o en Europe : historiographie, thĂ©orie, sources et archives (1960-1980) » du LabEx Arts- H2H rĂ©unit les chercheurs du projet et des spĂ©cialistes internationaux, en vue d’étudier les premiers temps de l’art vidĂ©o en GrĂšce, en NorvĂšge, en Bulgarie, en Belgique et en SuĂšde.

→ Voir le programme ou Voir la page du projet

Oct
1
mar
2019
Rencontre avec les cinéastes Marco Dutra et Caetano Gotardo @ ENS Ulm, salle Weil
Oct 1 @ 20 h 00 min – 22 h 00 min
Rencontre avec les cinĂ©astes Marco Dutra et Caetano Gotardo @ ENS Ulm, salle Weil | Paris | Île-de-France | France
SĂ©minaire doctoral pluridisciplinaire “CrĂ©ation contemporaine dans le CĂŽne Sud”
Rencontre avec les cinéastes Marco Dutra et Caetano Gotardo

Les cinĂ©astes brĂ©siliens Marco Dutra (Trabalhar cansa (2011) et Les Bonnes ManiĂšres (2017), co-rĂ©alisĂ©s avec Juliana Rojas) et Caetano Gotardo (Celui que nous laisserons (2013), Seus Ossos e Seus Olhos (2019)) sont de passage Ă  Paris pour finaliser la postproduction de leur premier long mĂ©trage commun, Todos os Mortos. Cette fiction explore le BrĂ©sil d’aprĂšs l’abolition de l’esclavage (1888) Ă  travers les destinĂ©es de quatre femmes.

La rencontre avec les deux cinĂ©astes sera l’occasion d’interroger ensemble « o que se move », « ce qui se dĂ©place » (pour reprendre le titre original du premier long mĂ©trage de Caetano Gotardo) depuis leur entrĂ©e dans la rĂ©alisation cinĂ©matographique au dĂ©but des annĂ©es 2010, moment oĂč ils s’attachaient Ă  filmer une version subjective du prĂ©sent national, jusqu’à leur dernier film, qui agite les spectres coloniaux du BrĂ©sil. À cet Ă©gard, la sĂ©ance s’articulera autour de la projection d’extraits sous-titrĂ©s de leurs prĂ©cĂ©dents films ainsi que d’une brĂšve carte blanche que nous leur avons accordĂ©e, afin d’aborder des problĂ©matiques de la production cinĂ©matographique indĂ©pendante au BrĂ©sil aujourd’hui, Ă©tablissant un raccord avec notre premiĂšre sĂ©ance de l’an dernier. Ils Ă©taient il y a peu les invitĂ©s de l’émission radiophonique Contre-bandes animĂ© par Bernard Payen, que vous pouvez Ă©couter ici.

L’entrĂ©e est libre. N’hĂ©sitez pas Ă  en parler autour de vous et Ă  venir nombreux pour participer Ă  la discussion. Les rĂ©alisateurs seront traduits du portugais vers le français par les soins d’Estela Basso. Nous la remercions, ainsi que Marco Dutra et Caetano Gotardo pour avoir acceptĂ© l’invitation.

Au grand prazer de vous retrouver pour cette sĂ©ance inaugurale de 2019 – 2020,

L’équipe de CrĂ©ation contemporaine dans le CĂŽne Sud, Ignacio Albornoz (UniversitĂ© Paris 8, EDESTA, ESTCA), Claire Allouche (UniversitĂ© Paris 8, EDESTA, ESTCA), Leslie Cassagne (UniversitĂ© Paris 8, EDESTA, ScĂšnes du monde), CĂ©lia JĂ©supret (UniversitĂ© Lyon 2, ED3LA, Passages), Baptiste Mongis (IHEAL).

Oct
16
mer
2019
Bernard Bastide prĂ©sente « François Truffaut, Chroniques d’Arts-Spectacles 1954-1958 »