Déc
6
mer
2017
Le cinéma expérimental italien revisité 1960/70 @ INHA, Auditorium
Déc 6 @ 9 h 15 min – 17 h 30 min
Le cinéma expérimental italien revisité 1960/70 @ INHA, Auditorium | Paris | Île-de-France | France
Le cinéma expérimental italien  des années 1960/70 revisité

Autour de la Cooperativa Cinema Indipendente Roma et des films retrouvés de Gianfranco Brebbia.

Au cours des années 1960, émergèrent dans le monde entier des groupes de cinéastes expérimentaux organisés en coopératives indépendantes. Parmi ces courants, le mouvement italien, parfois autoproclamé underground, se caractérise par son originalité et sa diversité esthétique, dans laquelle Paolo Bertetto a notamment distingué le cinéma d’artiste, le cinéma « auto-expressif » et le cinéma déconstructif.

Manifestation co-organisée par Grains de Lumière et Cinédoc Paris Film Coop, Le laboratoire ESTCA et la commission de Recherche de l’Université de Paris 8, avec le soutien du CNC.

Déc
11
lun
2017
Emanuele Quinz. Design et Distraction @ ENSAD - salle 308
Déc 11 @ 10 h 00 min – 13 h 00 min
Emanuele Quinz. Design et Distraction @ ENSAD - salle 308 | Paris | Île-de-France | France
Emanuele Quinz Design et Distraction

Dans un essai de 1972, Psychologie de l’espace, Abraham A. Moles et Elisabeth Rohmer proposent la définition d’un “nouveau design” qui étend son horizon des objets aux agencements de l’espace et du temps, et vise une “programmation des relations entre homme et environnement”.

Le principe de programmation, que le design applique aux dimensions physiques mais aussi sociales et politiques de l’espace et du temps, s’étend également à la “régulation scientifique d’atomes de comportement”. Dans cette perspective les déviations sont programmées, selon une “partition de chocs”, où des surprises “artistiques” prédisposées composent un contre-point à la rigidité des conduites fonctionnelles. Cet épisode méconnu de l’histoire du design et de l’architecture semble renvoyer à un délire cybernétique, où contrôle et distraction s’opposent comme les termes d’une équation, et où l’informatique devient l’instrument non seulement de l’analyse mais du design de la société : une utopie – ou dystopie ? – qui se diffuse entre les années 1960 et 1970, et dont les fantasmes semblent s’étendre jusqu’à aujourd’hui, à l’âge du tout numérique, des big data et des smart cities.

Emanuele Quinz est commissaire d’exposition. Maître de conférences à l’Université Paris 8 et enseignant-chercheur associé à l’EnsadLab, Ecole Nationale Supérieure des Arts décoratifs, où il co-dirige le séminaire doctoral. Ses recherches explorent les convergences entre les disciplines dans les pratiques artistiques contemporaines : des arts plastiques à la musique, de la danse au design. Il est l’auteur de Le cercle invisible. Environnements, systèmes, dispositfs (Les presses du réel, 2017) et il a dirigé ou codirigé plusieurs ouvrages dont Strange Design (avec J. Dautrey, éditions it :, 2014), Esthétique des systèmes (Les presses du réel, 2015), Behavioral Objects I (avec S. Bianchini, Sternberg, 2016), Uchronia (avec F. Apertet et A. Vigier (les Gens d’Uterpan), Sternberg, 2017).

Organisé par Paul Sztulman & Dork Zabunyan.

 

Fév
1
jeu
2018
Cycle mélodrames italiens : un cinéma à la croisée des arts @ Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
Fév 1 @ 19 h 00 min – Fév 17 @ 22 h 00 min
Cycle mélodrames italiens :  un cinéma à la croisée des arts @ Fondation Jérôme Seydoux-Pathé | Paris | Île-de-France | France
Mélodrames italiens :  un cinéma à la croisée des arts
Soirée d’ouverture

Du 31 janvier au 17 février 2018, une rétrospective exceptionnelle sur le cinéma muet italien associe la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et le Laboratoire d’excellence des arts et médiations humaines (Labex Arts-H2H) de l’Université Paris 8, autour du projet porté par Céline Gailleurd : « Le cinéma muet italien à la croisée des arts européens (1896-1930) ».

Giovanni Pastrone, Carmine Gallone, Nino Oxilia, Roberto Roberti et Febo Mari, cette programmation sera l’occasion de découvrir les chefs-d’œuvre méconnus de ces cinq cinéastes italiens. Elle plongera ainsi les spectateurs de la Fondation dans l’univers esthétique, historique et socio-culturel de la production italienne des années 1910-1920.

  • La soirée d’ouverture jeudi 1 février à 19h sera en présence de Emmanuel Dreux, Gian Luca Farinelli, Dork Zabunyan. Le film projeté sera accompagné par Jean-François Zygel.
  • Ouverture du cycle par Céline Gailleurd (Université Paris 8)
  • Présentation des mélodrames italiens par Gian Luca Farinelli (Directeur de la Cineteca di Bologna)
  • A 20h Projection du film Sangue Bleu (Nino Oxilia, 1914). En version restaurée en 2014 par la Cineteca di Bologna et accompagné au piano par un élève de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris).

→ Télécharger le programme complet du cycle

 

 

 

Déc
2
dim
2018
Philippe Garrel, le temps incorporé @ Cinéma L'Arlequin
Déc 2 @ 19 h 30 min – 23 h 00 min
Philippe Garrel, le temps incorporé @ Cinéma L'Arlequin | Paris | Île-de-France | France
Projection Débat organisée au Cinéma L’Arlequin

19h30 Les Amants réguliers en présence de Philippe Garrel

avec Louis Seguin

Jan
31
jeu
2019
Gestes du cinéma documentaire avec Drawen Zanchi @ ENS, salle Beckett
Jan 31 @ 20 h 30 min – 22 h 30 min
Gestes du cinéma documentaire avec Drawen Zanchi @ ENS, salle Beckett | Paris | Île-de-France | France
SÉMINAIRE GESTES DE CINÉMA DOCUMENTAIRE – ESPACES EN REGARD Lucie Leszez (DHTA, Université Grenoble), Lucile Combreau (LILA, Paris 3), Mariya Nikiforova (Paris 3), Claire Allouche (ESTCA, Paris 8)
Ce séminaire d’élèves, ouvert à tou.te.s, propose de questionner la portée critique, politique et poétique de gestes cinématographiques, lorsque les cinéastes négocient avec le réel et l’histoire pour les remettre en jeu, inventent des formes nouvelles, décadrent le regard. Il s’agit de s’intéresser à des démarches de cinéma documentaire où filmer le réel signifie penser avec le réel, depuis et avec celui-ci, dans son historicité.
Les séances seront organisées autour de projections de films (en numérique, 16 mm ou super 8) et de rencontres avec des cinéastes invités. Nous souhaitons cette année interroger les spatialités singulières des films, des lieux filmés à partir de gestes cinématographiques faisant lien entre espaces et imaginaires, territoires et mémoires.

La prochaine séance du séminaire aura lieu le jeudi 31 janvier à 20h30, en salle Beckett au 45 rue d’Ulm, en présence de Drazen Zanchi. La séance sera organisée autour de la projection en 16 mm de deux films du cinéaste, Mercedes Dunavska ou l’impossible trajectoire A1 (2009) et Kanal (2018), puis d’une discussion. 

Mai
7
mar
2019
Gestes du cinéma documentaire – Grand Ensemble @ ENS, salle Dussane
Mai 7 @ 17 h 00 min – 20 h 00 min
Gestes du cinéma documentaire - Grand Ensemble @ ENS, salle Dussane | Paris | Île-de-France | France
SÉMINAIRE GESTES DE CINÉMA DOCUMENTAIRE – ESPACES EN REGARD Lucie Leszez (DHTA, Université Grenoble), Lucile Combreau (LILA, Paris 3), Mariya Nikiforova (Paris 3), Claire Allouche (ESTCA, Paris 8)

Nous aurons l’immense plaisir d’accueillir l’artiste tous terrains Till Roeskens, en dialogue avec Camille Bui, enseignante-chercheuse, spécialiste des problématiques spatiales dans le cinéma documentaire. Cette rencontre sera l’occasion de la projection de Grand Ensemble (2017), « plan de situation » réalisé par Till Roeskens entre Clichy-sous-Bois et le Haut-Clichy, œuvre qui partage les récits fabulés d’habitants d’un quartier et, au-delà de la temporalité de la performance, une mémoire imaginative des lieux, sous la forme d’un « film trace ». Cette séance sera également l’occasion de revenir plus globalement sur la démarche de Till Roeskens et sur ses projets de création multiplement situés (le programme vous sera distribué au début la séance).

Programme

GRAND ENSEMBLE, 2017, 1h25, couleur, numérique.

« Film-trace d’une après-midi de conte documentaire sur une place publique au fond des banlieues, en lisière des forêts, entre Clichy-sous-Bois et Montfermeil, à peu près au milieu du monde : ça aurait pu s’appeler Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps, si le titre n’était pas déjà prisAssez courte unité qui embrasse ici une soixantaine d’années, ayant vu la naissance, le déclin, l’abandon, puis la démolition-reconstruction quasi complète d’un Grand Ensemble parmi les plus stigmatisés du pays. Racontée à l’aide d’une grande maquette bricolée, cette chronique-épopée emprunte les chemins et les mots d’Ali, Odette, Pierre, Boubaker, Mousba, Malika, Nabil, Olivier, Mohamed, Georges, Lamya, Gounedi et Dounia, dont les lignes de vies venues de loin se sont croisées ici. » Tels sont les mots de Till Roeskens pour parler du projet de Grand Ensemble. Griot urbain, conteur cinématique, l’artiste fait ici littéralement corps avec les récits d’habitants, plaçant l’oralité comme dynamique nécessaire pour faire émerger des images nouvelles d’un même lieu, à la lisère de la mémoire et de l’imaginaire.

Projection d’extraits d’autres travaux de Till Roeskens choisis par Camille Bui 

 Till Roeskens est né en Allemagne et vit aujourd’hui à Marseille. S’il serait restrictif de lui attribuer un champ d’action artistique en particulier, l’ensemble de son travail peut néanmoins se retrouver sous la dénomination de « cartographies sensibles ». Depuis le début des années 2000, son travail se développe dans la rencontre avec un territoire donné et ceux qui tentent d’y tracer leurs chemins. Il traverse des territoires par la marche et le regard, s’en imprègne. Ce qu’il ramène ensuite de ses explorations, sous différentes formes (livre, film, conférence, conte), est une invitation au regard, un questionnement, une tentative pour s’orienter dans l’infinie complexité du monde. (https://www.ateliersmedicis.fr/le-reseau/acteur/till-roeskens-7495)

Camille Bui est maîtresse de conférence en études cinématographiques à l’université Paris 1 Panthéon – Sorbonne. Elle contribue régulièrement aux Cahiers du Cinéma. Elle est l’auteure de l’ouvrage Cinépratiques de la ville: documentaire et urbanité après Chronique d’un été, paru en 2018 aux Presses Universitaires de Provence et où il est notamment question de Un Archipel (2012) de Marie Bouts et Till Roeskens. Ses recherches portent notamment sur le cinéma documentaire, l’articulation entre le social et l’esthétique, les liens entre théorie et pratique. Elle s’est également formée en photographie.

 

Mai
29
mer
2019
Gestes du cinéma documentaire – Grand Ensemble @ ENS, salle Dussane
Mai 29 @ 19 h 00 min – 22 h 00 min
Gestes du cinéma documentaire - Grand Ensemble @ ENS, salle Dussane | Paris | Île-de-France | France
SÉMINAIRE GESTES DE CINÉMA DOCUMENTAIRE – ESPACES EN REGARD Lucie Leszez (DHTA, Université Grenoble), Lucile Combreau (LILA, Paris 3), Mariya Nikiforova (Paris 3), Claire Allouche (ESTCA, Paris 8)

Pour cette séance nous avons invité collaborateurs artistiques, Eleni Gioti, cinéaste, et Jazra Khaleed, poète et éditeur, qui travaillent tous les deux autour des histoires turbulentes de la Grèce du XXe et du XXIe siècles. Nous parlerons notamment de leur série de films courts qui traitent de la violence à l’encontre des migrants et des réfugiés lors de ces dernières années.

Programme

FUCK ALL LINES (pièce documentaire sonore) – Jazra Khaleed et Jason Bakey, 13 min, 2015.
La nuit du 24 septembre 2015, des centaines de migrants (principalement de la Syrie, de l’Iraq, et de l’Afghanistan) attendent au port de Mytilène (sur l’île de Lesbos) le navire qui les emmènera à Athènes.

THE AEGEAN OR THE ANUS OF DEATH – Eleni Gioti, 7 min, 2014.
L’assaut poétique de Jazra Khaleed cible cinq endroits à Athènes où des agressions racistes ont été signalées au cours des trois dernières années. The Aegean or the Anus of Death est un film poème piquant la propagation actuelle du fascisme dans le pays.

GONE IS SYRIA, GONE – Jazra Khaleed, 8 min, 2016.
« Un jour, la Syrie décide de partir. Elle rassemble ses mots et ses affaires personnelles, son espace aérien et ses forces terrestres, elle prend sa position géopolitique et elle part. »

+ films en cours surprise !

Eleni Gioti est née en 1982 à Thessalonique. Elle travaille en tant que chercheuse pour des films expérimentaux et documentaires. Elle est également chargée de communication au centre de distribution de cinéma expérimental Light Cone.

Jazra Khaleed, né en 1979, est un poète d’origine tchétchène qui vit dans le quartier d’Exarchia à Athènes. Sa poésie, incisive et sans concession, a fait l’objet de nombreuses traductions et distinctions. Depuis 2008 il co-édite la revue Teflon, dédiée à la poésie contemporaine.

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