Déc
11
lun
2017
Emanuele Quinz. Design et Distraction @ ENSAD - salle 308
Déc 11 @ 10 h 00 min – 13 h 00 min
Emanuele Quinz. Design et Distraction @ ENSAD - salle 308 | Paris | Île-de-France | France
Emanuele Quinz Design et Distraction

Dans un essai de 1972, Psychologie de l’espace, Abraham A. Moles et Elisabeth Rohmer proposent la définition d’un “nouveau design” qui étend son horizon des objets aux agencements de l’espace et du temps, et vise une “programmation des relations entre homme et environnement”.

Le principe de programmation, que le design applique aux dimensions physiques mais aussi sociales et politiques de l’espace et du temps, s’étend également à la “régulation scientifique d’atomes de comportement”. Dans cette perspective les déviations sont programmées, selon une “partition de chocs”, où des surprises “artistiques” prédisposées composent un contre-point à la rigidité des conduites fonctionnelles. Cet épisode méconnu de l’histoire du design et de l’architecture semble renvoyer à un délire cybernétique, où contrôle et distraction s’opposent comme les termes d’une équation, et où l’informatique devient l’instrument non seulement de l’analyse mais du design de la société : une utopie – ou dystopie ? – qui se diffuse entre les années 1960 et 1970, et dont les fantasmes semblent s’étendre jusqu’à aujourd’hui, à l’âge du tout numérique, des big data et des smart cities.

Emanuele Quinz est commissaire d’exposition. Maître de conférences à l’Université Paris 8 et enseignant-chercheur associé à l’EnsadLab, Ecole Nationale Supérieure des Arts décoratifs, où il co-dirige le séminaire doctoral. Ses recherches explorent les convergences entre les disciplines dans les pratiques artistiques contemporaines : des arts plastiques à la musique, de la danse au design. Il est l’auteur de Le cercle invisible. Environnements, systèmes, dispositfs (Les presses du réel, 2017) et il a dirigé ou codirigé plusieurs ouvrages dont Strange Design (avec J. Dautrey, éditions it :, 2014), Esthétique des systèmes (Les presses du réel, 2015), Behavioral Objects I (avec S. Bianchini, Sternberg, 2016), Uchronia (avec F. Apertet et A. Vigier (les Gens d’Uterpan), Sternberg, 2017).

Organisé par Paul Sztulman & Dork Zabunyan.

 

Juin
14
ven
2019
Faire communauté(s) face à l’écran de cinéma – Atelier méthodologique @ MSH Paris Nord Salle 408 (4e étage)
Juin 14 @ 9 h 30 min – 18 h 00 min
Faire communauté(s) face à l’écran de cinéma - Atelier méthodologique @ MSH Paris Nord Salle  408 (4e étage)
ATELIER MÉTHODOLOGIQUE  FAIRE COMMUNAUTÉ(S) FACE À L’ÉCRAN DE CINÉMA

Le public de cinéma peut être compris comme un groupe en permanente restructuration et réinvention, variant selon les identités culturelles, ethniques, nationales, religieuses des spectateurs qui le composent. Or ce collectif mouvant au fil des séances mérite d’être confronté plus frontalement qu’il ne l’a été jusqu’à présent aux trajectoires des communautés le fréquentant. Ce projet de recherche souhaite ainsi interroger les interactions intra- et intercommunautaires suscitées par l’implantation des projections cinématographiques en dehors des pôles dominants de la production de films à l’échelle mondiale depuis les débuts du xxe siècle, en excluant donc l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord de l’étude.

En quoi le spectacle cinématographique fait-il communauté ? Doit-il être considéré comme une instance de division ou un moteur consensuel au sein de celles-ci ? Comment se forgent les publics en situation minoritaire ? Il s’agira de questionner côte à côte, parfois d’un seul tenant, deux types de processus : les phénomènes d’homogénéisation culturelle et ceux de coexistence, forcée ou consentie, entre des groupes multiples au sein d’un même territoire en explorant le large éventail de pratiques collectives politiques et sociales émergeant au sein et en marge des espaces de projection animée.

Comité d’organisation
Morgan Corriou (CEMTI Paris 8)
Caroline Damiens (HAR Paris Nanterre)
Mélisande Leventopoulos (ESTCA Paris 8)

Avec la participation de
Sofia Eremina (L3 cinéma Paris 8)
Emma Roy (M1 cinéma Paris Nanterre)
Camille Silvestre de Sacy (M1 cinéma Paris Nanterre)

Atelier organisé par les laboratoires CEMTI et ESTCA de l’université Paris 8 et HAR de l’université Paris Nanterre avec le soutien de l’UFR Phillia

→ Consulter le programme de l’atelier

Fév
10
lun
2020
Atelier Recherche-Création, Cinéma @ Université Paris 8, Maison de la Recherche, salle A2- 217
Fév 10 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Atelier Recherche-Création, Cinéma @ Université Paris 8, Maison de la Recherche, salle A2- 217
Atelier Recherche-Création, Cinéma avec Dork Zabunyan (Paris 8), Sandra Delacourt (Paris 1) et Catherine Perret (Paris 8)

Chaque discipline artistique possède sans doute sa propre conception de la thèse de recherche-création, et il convient de respecter les spécificités de chacune des pratiques artistiques qui s’ouvrent ainsi à la recherche doctorale. Mais peut-être que le problème demeure mal posé, et qu’à une question d’essence – qu’est-ce qu’une thèse de recherche-création en cinéma, en arts plastiques, en théâtre, etc. ? –, il faudrait en soulever une autre, à la fois plus globale et plus concrète : à quelles conditions(historiques, politiques, pédagogiques…) les thèses de ce type voient-elles le jour dans les départements d’enseignement artistique ? C’est ce renversement de perspective que Sandra Delacourt entreprend dans un ouvrage paru récemment et qui fera date dans ce domaine : L’Artiste-chercheur – Un rêve américain au prisme de Donald Judd (éditions B 52, 2019). Nous partirons des hypothèses avancées dans ce livre pour tenter de déterminer comment la thèse de recherche-création en cinéma a acquis, par ricochet, une certaine place dans les études filmiques ; nous tenterons en parallèle de cerner les résistances méthodologiques qu’elle rencontre comme les possibles théoriques qu’elle laisse entrevoir, tout en l’inscrivant dans le cadre d’une politique de la recherche que le livre de Sandra Delacourt nous enjoint à investir sans relâche.

Cette séance s’adresse principalement aux doctorants de l’ESTCA mais est ouverte aux titulaires et aux restants doctorants de l’EDESTA, issus d’autres disciplines artistiques.