Nov
16
jeu
2017
« Vers la tendresse » @ Université Paris 8 - AMPHI X
Nov 16 @ 18 h 15 min – 21 h 00 min
"Vers la tendresse" @ Université Paris 8 - AMPHI X | Saint-Denis | Île-de-France | France

« Vers la tendresse »

Rencontre avec la cinéaste Alice Diop et projection du film Vers la tendresse (36 minutes, César du court-métrage en 2017).

La rencontre, animée par Eric Fassin et Céline Gailleurd, est co-organisée par le Laboratoire d’études de genre et de sexualité (LEGS), le projet Genre et sexualité en migration, et l’atelier de rencontres du Master cinéma (ESCTA) — Esthétique, Sciences et Technologies du Cinéma et de l’Audiovisuel.

Déc
6
mer
2017
Le cinéma expérimental italien revisité 1960/70 @ INHA, Auditorium
Déc 6 @ 9 h 15 min – 17 h 30 min
Le cinéma expérimental italien revisité 1960/70 @ INHA, Auditorium | Paris | Île-de-France | France
Le cinéma expérimental italien  des années 1960/70 revisité

Autour de la Cooperativa Cinema Indipendente Roma et des films retrouvés de Gianfranco Brebbia.

Au cours des années 1960, émergèrent dans le monde entier des groupes de cinéastes expérimentaux organisés en coopératives indépendantes. Parmi ces courants, le mouvement italien, parfois autoproclamé underground, se caractérise par son originalité et sa diversité esthétique, dans laquelle Paolo Bertetto a notamment distingué le cinéma d’artiste, le cinéma « auto-expressif » et le cinéma déconstructif.

Manifestation co-organisée par Grains de Lumière et Cinédoc Paris Film Coop, Le laboratoire ESTCA et la commission de Recherche de l’Université de Paris 8, avec le soutien du CNC.

Fév
27
mar
2018
Les états du cinéma – Les espaces de la ciné-danse @ INHA - salle Mariette
Fév 27 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Les états du cinéma - Les espaces de la ciné-danse @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
Les états du cinéma, séminaire doctoral

Dirigé par Dominique Willoughby

Les espaces de la ciné-danse 

« L’expérience du mouvement dans l’espace filmique, du cinéma pur au direct film : espaces écraniques abstraits et cinégraphies impossibles » par Bárbara Janicas (ESTCA, Paris 8)

Depuis les années 1920, certains cinéastes se sont emparés d’idées de danse pour explorer des espaces filmiques qui ne peuvent exister que sur pellicule. En explorant les effets visuels engendrés par l’interaction entre les objets mouvants et la lumière pour enregistrer sur la surface photosensible des mouvements purs et imperceptibles (Dulac, Man Ray), ou en travaillant directement sur le support filmique pour donner à voir des chorégraphies abstraites de formes géométriques (Len Lye, McLaren), ils ont réussi à créer des espaces écraniques fondés et façonnés sur des expériences kinétiques pures. De quelle manière la pellicule peut-elle être travaillée comme une matière plastique propre à la danse ? Comment l’écran de cinéma devient-il une scène pour des chorégraphiques impossibles ? Dans quelle mesure ces expérimentations sont à l’origine des postérieures explorations spatiales en ciné-danse ?

« Panorama des espaces de la ciné-danse, de Maya Deren à Mitchell Rose : effets chorégraphiques et implications dramaturgiques » par Sophie Walon (THALIM, ENS)

L’une des caractéristiques les plus frappantes des ciné-danses est leur propension à filmer la danse dans des lieux très divers et parfois insolites. Sortant la danse des théâtres, les « choréalisateurs » filment la danse dans des aires urbaines (rues, parkings, centres commerciaux, gares), des sites naturels (forêts, plages, montagnes, rivières), des espaces domestiques ou encore des environnements virtuels. Quels effets ces espaces ont-ils sur les corps et les mouvements ? Est-ce que, réciproquement, les corps dansants ont une action, un impact sur ces lieux ? Comment ces espaces, qui sont aussi des contextes, façonnent-ils le sens de ces films ?

(Séance en collaboration avec le séminaire du groupe de recherche Ecrans Chorégraphiques)

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Mar
26
lun
2018
« C’est dans la rue que ça se passe… » ? @ Université Paris 8 - Maison des étudiants
Mar 26 @ 10 h 00 min – Mar 29 @ 18 h 00 min
"C'est dans la rue que ça se passe..." ? @ Université Paris 8 - Maison des étudiants  | Saint-Denis | Île-de-France | France
« C’est dans la rue que ça se passe… » ?

Dans le cadre de le cadre de la Semaine des arts, Hélène Fleckinger, pour la Mission Cinquantenaire de Paris 8, vous invite à l’exposition-ateliers « C’est dans la rue que ça se passe… » ? L’Université de Paris 8 se manifeste de Vincennes à Saint-Denis« , à la Maison des étudiant.es, à l’occasion des 50 ans de mai-juin 1968 et de la préparation du Cinquantenaire de Paris 8.

En écho, un Forum sera organisé le 30 mars de 11h à 13h (amphi Y), sur le thème « Exposer 1968 / Paris 8 ».
→ Plus d’informations ci-joint et dans le programme de cette 5e édition de la Semaine des arts.
Nov
13
mar
2018
Apparition de l’objet ‘musique de cinéma’ @ INHA - salle Mariette
Nov 13 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Apparition de l'objet 'musique de cinéma' @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL

Dirigé par Dominique Willoughby

« 1906-1909, apparition de l’objet ‘musique de cinéma’ » par Céline Pluquet (ESTCA, Paris 8)

Alors qu’on assiste à partir de 1906 à une phase d’institutionnalisation de l’industrie cinématographique, et notamment, de l’exploitation, la question de la musique qui accompagne les projections cinématographique alimente les débats. Il s’agira lors de cette invention de voir si on assiste à cette période à l’apparition de l’objet musique de cinéma à travers l’étude de trois cas : la partition de La Vie de Jésus, joué en 1907 au Théâtre des Folies Dramatiques, l’adaptation du spectacle pantomime L’Enfant prodgique à l’initiative d’Edmond Benoît-Lévy en 1907 et le programme des Visions d’Art, salle Charras en 1908.

→ Consulter le programme du séminaire

 

Déc
7
ven
2018
Cinéma expérimental allemand – Hamburger Filmmacher Cooperative @ Auditorium de l'Institut National d’Histoire de l’Art
Déc 7 @ 9 h 00 min – 17 h 30 min
Cinéma expérimental allemand - Hamburger Filmmacher Cooperative @ Auditorium de l'Institut National d’Histoire de l’Art | Paris | Île-de-France | France
Projections-Rencontres-Colloque : CINÉMA EXPÉRIMENTAL ALLEMAND : DORE O. / KLAUS WYBORNY

Hamburger Filmmacher Cooperative (1968 – 1972)

La Coopérative des cinéastes de Hambourg est fondée en 1968 par un groupe de cinéastes et d’étudiants de diverses disciplines – parmi lesquels Werner Nekes, Klaus Wyborny, Dore O, Hellmut Costard, Lutz Mommartz, Helmut Herbst – en opposition aux festivals de Mannheim et d’Oberhausen, aux normes strictes d’autocensure de l’industrie cinématographique allemande, et au manifeste d’Oberhausen de 1962 préconisant la « prise de contrôle » des longs métrages par un « jeune cinéma », attitude qu’ils jugent au final conformiste et paternaliste.

Parmi les cinéastes qui ont poursuivi la réalisation de films expérimentaux de façon conséquente, Dore O. et Klaus Wyborny, deux des membres cofondateurs de la Coop de Hambourg, sont invités à présenter une sélection de leurs films de 1968 à 2014 et à échanger avec le public et les communications de spécialistes à propos de l’histoire et de l’actualité esthétique du mouvement expérimental allemand.

Manifestation co-organisée par Cinédoc Paris Films Coop avec le soutien du CNC, le laboratoire ESTCA et la Commission Recherche de l’Université Paris 8, remerciements au Goethe Institut de Paris.

→ Télécharger le programme version pdf

 

Jan
15
mar
2019
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette
Jan 15 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Approches du mouvement dans les films de Marie Menken : entre caméra somatique et cinéma poétique », par Bárbara Janicas (doctorante ESTCA, Paris 8) et Stéphanie Herfeld (chercheuse, Paris-Ouest-Nanterre).

Dans les films que Marie Menken réalisa caméra à bout de bras, en investissant son regard et son corps dans une exploration jouissive du monde, nous avons affaire à des images abstraites qui, par leur caractère de mobilité et spontanéité, créent des véritables poèmes visuels et rythmiques suscitant des expériences du mouvement proches de la danse. En privilégiant la dimension somatique et matérielle du travail de Menken, cette séance propose d’aborder ses films comme le domaine d’expérimentation d’un autre cinéma poétique au sein de l’avant-garde américaine, anticipant également certaines pratiques de la ciné-danse qui émergea en tant que genre filmique entre les années 1940 et 1970.

Intervention de Bárbara Janicas : Cette communication propose d’aborder le cinéma de Marie Menken, souvent rapproché de la peinture et parfois aussi de la danse, comme le domaine d’affirmation d’un autre cinéma poétique « matérialiste » au sein de l’avant-garde américaine des années 1940-1970. En privilégiant la dimension expérientielle et matérielle de son travail avec le support filmique, nous allons montrer que la poésie des films de Menken tient moins au modèle lyrique célébré à l’époque par Maya Deren, qu’à l’idée du « ciné-poème » véhiculée par les avant-gardes des années 1920. En nous appuyant sur les témoignages de Stan Brakhage et Jonas Mekas, qui furent les premiers à louer la capacité de Menken à traduire la réalité filmée en « poésie d’images vibrantes de mouvement », nous allons essayer de montrer comment sa pratique filmique expérimentale invite à l’expérience somatique d’une forme d’expression poétique des objets, de la lumière, et du corps-mobile invisible derrière l’appareil.

Intervention de Stéphanie Herfeld (invitée) : L’originalité du parcours de Marie Menken permet un passage entre plusieurs pratiques artistiques, de la peinture abstraite au cinéma expérimental à l’art performatif. Et l’économie modeste et intime de ses travaux explique sans doute la liberté et la nouveauté de ses gestes. Dès lors, si l’on approche ses films au prisme de la pensée de Gilles Deleuze, on peut non seulement réaffirmer les enjeux de l’Image-mouvement, mais surtout penser l’expérimental, ainsi que le lien entre les gestes de l’Image-temps et la création de pensée.  Ce qui indique une richesse  encore peu explorée de sa production visuelle.

 

→ Consulter le programme du séminaire

 

Mar
19
mar
2019
La boucle animée, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la création d’un genre cinématographique @ INHA - salle Mariette
Mar 19 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
La boucle animée, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la création d’un genre cinématographique @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

Marion Charroppin (doctorante ESTCA, Paris 8) : La boucle animée, du jouet optique au Gif

Le projet de cette thèse est de relier l’analyse esthétique des boucles continues issues des jouets optiques à celle d’images animées ultérieures telles que le Gif. Apparu en 1983, le Gif ou « graphic interchange format » désignait à l’origine un format d’image numérique fixe destinée à internet. À partir de 1996 où apparaît un Gif représentant un bébé qui danse, ce format correspond à une image animée selon une brève séquence qui se répète à l’infini. À l’ère de la communication numérique, les Gif sont surtout présents sur les réseaux sociaux et les smartphones, s’intégrant aux discussions comme un nouvel élément de ponctuation. Dans le cas d’une boucle continue, la première et la dernière phase de l’action se confondent, effaçant le début et la fin. Dans ce cas, le Gif est une forme d’image animée de tendance anarrative, qui remet en question la classique conception linéaire du temps de l’image animée cinématographique. Il nous semble intéressant de questionner la place que peut avoir cet objet anarratif dans une conversation virtuelle sur les réseaux sociaux.

Il semblerait que le Gif animé en boucle continue soit une entité graphique qui exprime de l’affect plutôt qu’il ne raconte une histoire. Les représentations culturelles qu’il réemploie sont choisies pour leur pouvoir expressif. Le Gif peut être composée de plusieurs petites actions mais son ensemble est conçu pour provoquer une émotion simple : rire, peur, dégoût, excitation sexuelle. On rencontre ce schéma anarratif avant l’ère du cinéma narratif classique, à travers certains jouets optiques du XIXe siècle (phénakistiscope, zootrope,praxinoscope) qui présentent des animations en boucle continue composant le même genre d’« unité expressive » que le Gif.

Au cours de ce travail, nous questionnerons les modalités d’expression de la boucle animée,son évolution dans le temps, ainsi que la réception de ces images, en comparant les boucles animées du « précinéma » et celles du postcinéma d’un point de vue scénaristique, stylistique et de leur technique d’animation. Nous nous demanderons comment, du XIXe siècle à nos jours, la consommation spécifique des images animées en boucle a impacté le ressenti des formes, des couleurs et du mouvement chez le spectateur. L’expression cyclique d’un motif entraînant une consommation des images de l’ordre de « l’attraction», nous verrons en quoi les boucles continues des Gif participent à faire de l’ère numérique une ère attractionnelle en rupture avec le schéma narratif de l’ère cinématographique.

Stefano Darchino (doctorant ESTCA, Paris 8) : Pour l’histoire de la création d’un genre cinématographique

En s’appuyant sur les concepts de Tzvetan Todorov, de Jean-Louis Leutrat et de Janet Staiger (entre autres), une approche historique et « matérialiste » à l’égard des genres cinématographiques sera proposée : ils n’existent qu’à partir du moment où ils sont nommés. Dans ce processus de création, un rôle fondamental est souvent joué par les critiques de cinéma, dont les textes publiés participent à la diffusion du genre : par exemple, on sait que le « film noir » a été forgé par la critique cinématographique française. L’étude de cas qui sera employée correspond au genre italien du « cinema demenziale » (cinéma démentiel), né au début des années quatre-vingt à partir de la réception critique de quelques films comiques américains venant de sortir en salles : 1941 (de Steven Spielberg, 1979), Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (Airplane!, de Jim Abrahams, David Zucker & Jerry Zucker, 1980) et The Blues Brothers (de John Landis, 1980).