Juin
23
jeu
2022
Sexualité et nudité dans le cinéma soviétique – colloque international @ INALCO, salle 5.18 / INHA, salle Vasari
Juin 23 @ 9 h 00 min – Juin 24 @ 18 h 00 min
Sexualité et nudité dans le cinéma soviétique - colloque international @ INALCO, salle 5.18 / INHA, salle Vasari
Sexualité et nudité dans le cinéma soviétique
Colloque international INALCO / INHA / ESTCA

 

Le cinéma soviétique hérite d’une réputation tenace de pudibonderie que pourtant nombre de publications ont remis en cause depuis le début du XXI siècle, en montrant à quel point le physiologique et le charnel étaient loin de lui être étrangers. Le corps explicitement sexualisé et la nudité posent cependant des problèmes de monstration complexes à partir des années 1930, le corps étant un objet privilégié du contrôle social et politique. La question de la sexualité et de la nudité, leur expression tout autant que leur empêchement délimite un espace de tensions qui doit être mis en relation avec le système de production et de diffusion du cinéma en URSS. Aussi il s’agira d’examiner les différents mécanismes de répression de la représentation de la sexualité, qu’ils soient institutionnels, interprofessionnels ou personnels, et de voir leur impact sur la réalisation, la production, la distribution et la réception des films soviétiques, mais aussi sur l’écriture des scénarios et le choix des acteurs. Historiciser le regard sur la sexualité et la nudité au cinéma est enfin d’autant plus nécessaire qu’au croisement de l’intime et du public, la thématique du colloque porte à incandescence cette question qui se trouve au cœur de la discipline : « qui regarde quoi, et avec quel regard ? »

Comité scientifique : Alexandre Bedenko, Birgit Beumers, Catherine Gery, Eugénie Zvonkine

Comité d’organisation : Alexandre Bedenko, Eugénie Zvonkine

→ Consulter / télécharger le programme du colloque en pdf.

Juin
8
mer
2022
La critique de cinéma en Ukraine – Séminaire sur la critique @ INHA, salle Peiresc
Juin 8 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
La critique de cinéma en Ukraine - Séminaire sur la critique @ INHA, salle Peiresc
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE 
CINEMA CRITIC IN UKRAINE, FROM 1920 UNTIL 2022 avec Nataliia Serebriakova

Nataliia Serebriakova, critique de cinéma ukrainienne (Korydor, Cineuropa) parlera de l’histoire de la critique cinématographique ukrainienne, des almanachs papier aux publications en ligne, de la période soviétique à la dernière guerre. Elle évoquera des magazines et des personnalités qui ont été essentielles à cette histoire très largement méconnue.

→ Consulter l’actualité et le programme du séminaire.

Juin
1
mer
2022
Libérations cinématographiques au Maghreb @ Cinémathèque Tunisienne
Juin 1 @ 10 h 00 min – Juin 2 @ 18 h 00 min
Libérations cinématographiques au Maghreb @ Cinémathèque Tunisienne
Libérations cinématographiques au Maghreb
Colloque International

 

La Cinémathèque Tunisienne reçoit le colloque international « Libérations cinématographiques au Maghreb » les 1er et 2 juin. Ce colloque a été organisé en partenariat avec l’ESTCA, le CEMTI , La Cinémathèque Tunisienne, Le Centre National du Cinéma et de l’Image, L’Institut des Recherches sur le Maghreb Contemporain, l’Institut Français de Tunis et l’École Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma à Gammarth.

→ Consulter le programme du colloque.

 

Mai
19
jeu
2022
Relire l’histoire du cinéma en France au prisme du féminisme : enjeux historiographiques et méthodologiques – Histoire culturelle du cinéma @ INHA
Mai 19 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Relire l’histoire du cinéma en France au prisme du féminisme : enjeux historiographiques et méthodologiques - Histoire culturelle du cinéma @ INHA
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Relire l’histoire du cinéma en France au prisme du féminisme : enjeux historiographiques et méthodologiques
par Hélène Fleckinger

Centrée sur un travail de recherche en cours, cette communication propose d’aborder les enjeux historiographiques et méthodologiques que soulève le geste de relecture de l’histoire du cinéma au prisme du féminisme, à partir de l’exemple de la France. Si la décennie 1970, marquée par l’apparition du Mouvement de libération des femmes, représente un moment charnière pour les approches féministes du cinéma, sous un angle théorique et pratique, il s’agira toutefois ici d’interroger la place des femmes dans tous les secteurs et métiers du cinéma, sur un long XXe siècle, en tant qu’actrices sociales engagées au cœur du processus de création, production, diffusion, réception des œuvres. En s’appuyant sur des études de cas et une analyse concrète des sources, cette intervention sera aussi l’occasion d’évoquer un projet éditorial ancré dans les humanités numériques : une Encyclopédie des femmes cinéastes et collaboratrices de création en France, évolutive et collaborative.

Historienne du cinéma et de la vidéo, Hélène Fleckinger est maîtresse de conférences à l’Université Paris 8, actuellement en délégation CNRS au sein du LEGS (UMR 8238). Autrice d’une thèse sur les rapports entre cinéma, vidéo et féminisme (France, 1968-1981), spécialiste des pratiques et usages de la vidéo légère, elle s’intéresse aussi à l’apport des humanités numériques aux études cinématographiques et dirige, avec Nadja Ringart, le projet éditorial « Bobines féministes ».

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Mai
18
mer
2022
« De Zéro de conduite à Tomboy. Des films pour l’enfant spectateur », avec Hervé Joubert-Laurencin – Séminaire sur la critique @ INHA, salle Peiresc
Mai 18 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
"De Zéro de conduite à Tomboy. Des films pour l’enfant spectateur", avec Hervé Joubert-Laurencin - Séminaire sur la critique @ INHA, salle Peiresc
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE 
Autour du livre « De Zéro de conduite à Tomboy. Des films pour l’enfant spectateur »
avec Hervé Joubert-Laurencin et en présence des auteurs

De ZÉRO DE CONDUITE à TOMBOY. Des films pour l’enfant spectateur, sorti il y a peu, est un ouvrage de 483 pages richement illustré coédité par l’association Les Enfants de cinéma et Yellow Now. Il est issu d’une expérience éditoriale très particulière : les petits cahiers fins de couleur verte, devenus objets de collection depuis leur récente mise au pilon, après le passage partiel à une forme numérique, édités autrefois, hors marché, à destination des professeurs d’école, dans le cadre du dispositif national « École et cinéma ». Il prélève, à partir de quasi vingt-cinq ans d’un travail collectif d’éducation populaire, et un catalogue de 114 « Cahiers de notes sur… » répertoriés en fin de volume, trente textes sur trente films, présentés deux à deux, y compris par un jeu de miroir iconographique. Le volume collectif (vingt auteurs différents au total) propose ainsi, plus qu’un livre pédagogique ou qu’un guide, une traversée singulière de l’histoire du cinéma et un témoignage d’une certaine écriture sur le cinéma, au fond différente d’une histoire de la critique, du discours universitaire ou du discours promotionnel ou professionnel qui sont habituellement ceux de l’édition de cinéma.

En présence de plusieurs auteurs et acteurs de cet ouvrage et de cette proposition éditoriale inédite et pérenne des « Cahiers de notes sur… », on s’interrogera sur la forme d’appréhension du cinéma qui est ainsi mise en jeu et sur ce qu’est un livre de cinéma, sur le contenu et la forme de ce nouvel ouvrage de cinéma.

→ Consulter l’actualité et le programme du séminaire.

Avr
21
jeu
2022
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944) – Histoire culturelle du cinéma @ INHA
Avr 21 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944) - Histoire culturelle du cinéma @ INHA
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944)
par Roel Vande Winkel

Roel Vande Winkel is writing a book about the Belgian film industry during the German occupation (1940-1944). The book aims to deliver a cultural and social history of film production, distribution, exhibition and reception in German-occupied Belgium. In this lecture he talks about his multimethod research and presents preliminary research results. He discusses the advantages and the limitations of working with (1) archives and publications that were created by the occupier and collaborationists, (2) archival materials created or collected by the Belgian judiciary, after the liberation, (3) oral history interviews, (4) databases about film exhibition in 1940-1944, (5) a research website designed to share results with the general public.

Roel Vande Winkel is Associate Professor at KU Leuven and at LUCA School of Arts. Roel Vande Winkel. His publications include ‘Cinema and the Swastika: The International Expansion of Third Reich Cinema’ (with David Welch, 2007, rev. 2011), ‘Silencing Cinema: Film Censorship around the World’ (with Daniel Biltereyst, 2013) and ‘Film Professionals in Nazi-Occupied Europe’ (with Pavel Skopal, in 2021). He disseminates the results of his ongoing research on the website https://www.cinema-en-belgique-occupee.be/ He is also conducting research on Alfred Greven (1897-1973), the leader of Continental Films (1940-1944) in Paris.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Avr
20
mer
2022
Quelques principes clés du travail critique de Hasumi @ INHA, salle Fabri de Peiresc
Avr 20 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Quelques principes clés du travail critique de Hasumi @ INHA, salle Fabri de Peiresc
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE 
Quelques principes clés du travail critique de Hasumi avec Jun Fujita Hirose 

Le travail de Shiguéhiko Hasumi (1936-, ) consiste à « réveiller des signes endormis ». Ainsi le critique japonais fait remarquer l’« absence d’Emma Bovary » dans la fiction en prose de Gustave Flaubert tout aussi bien que la présence de la « blancheur qui flotte » dans les fictions filmiques de John Ford. Si Ford et Flaubert constituent les deux foyers du territoire elliptique hasumien, c’est Jean-Pierre Richard et Michel Foucault qui font épouser à l’« homme » la « lecture thématique », telle qu’elle est présentée dans Yasujirô Ozu (Cahiers du cinéma, 1998).

Jun Fujita Hirose est professeur à l’Université Ryukoku de Kyoto et professeur invité à l’ENS.

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Avr
14
jeu
2022
« Qui tient la distribution tient le cinéma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français – Histoire culturelle du cinéma @ ENC, Salle Delisle
Avr 14 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
« Qui tient la distribution tient le cinéma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français - Histoire culturelle du cinéma @ ENC, Salle Delisle
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
« Qui tient la distribution tient le cinéma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français
par Morgan Corriou

« Qui tient la distribution tient le cinéma ! », la phrase attribuée à Tahar Cheriaa est répétée à l’envie à Tunis, Ouagadougou ou Alger dans les années 1970 et 1980. Le paradigme de l’échange inégal s’impose en effet aux pays du « Tiers-Monde » au fur et à mesure que s’évaporent les rêves des indépendances. L’impérialisme culturel est alors mis en lien avec l’héritage colonial, sans que la mise en place d’une économie spécifique du cinéma durant l’occupation française ne soit réellement analysée. La relation entre économie coloniale et commerce du film continue d’être peu explorée par les historiens. Cette communication se propose donc d’interroger, dans leur singularité comme dans leur banalité, les circulations du film dans l’empire colonial français, leurs évolutions des années 1910 à la fin des années 1950 et la sociologie des réseaux de distributeurs et d’investisseurs. Un accent plus particulier sera mis sur la diffusion des cinématographies non occidentales qui provoquent de véritables paniques morales au sein de la colonie.

Morgan Corriou est archiviste paléographe, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis. Ses travaux portent sur l’histoire économique et sociale du cinéma au Maghreb pendant la période coloniale. Elle a dirigé l’ouvrage collectif Publics et spectacle cinématographique en situation coloniale (Tunis, IRMC : CERES, 2012).

Exceptionnellement, la séance se tiendra à l’Ecole Nationale des Chartes.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Avr
8
ven
2022
Radu Jude, l’art de l’exagération – Rencontres de l’EDESTA @ INHA, salle Vasari
Avr 8 @ 10 h 00 min – 13 h 00 min
Radu Jude, l'art de l'exagération - Rencontres de l'EDESTA @ INHA, salle Vasari
Radu Jude, l’art de l’exagération
Rencontres de l’EDESTA : « L’artiste et le commun »
 animée par Christa Blümlinger 

Radu Jude, cinéaste roumain (Ours d’Argent à Berlin en 2015, Ours d’Or en 2021), développe dans une œuvre protéiforme des fabulations spéculatives portant sur la construction de l’histoire. Travaillant depuis longtemps au carrefour des arts, avec des formes théâtrales, muséales et filmiques permettant d’interroger la mémoire collective, il questionne le roman national de l’histoire roumaine. Tel un mémorialiste, ce « cinéaste de l’intelligence » (Olivier Père) développe un art de l’ironie et de l’exagération, figurant comme l’hétérotopie d’un espace public qui serait le lieu d’un partage à la fois du sensible et du dissensus. Il évoquera son travail en conversation avec Christa Blümlinger.

Toutes les informations ici : https://eur-artec.fr/evenements/radu-jude-rencontres-de-ledesta/

Avr
4
lun
2022
Projection de « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares » de Radu Jude – Théâtres de la mémoire @ INHA, Auditorium J. Lichtenstein
Avr 4 @ 16 h 00 min – 20 h 00 min
Projection de "Peu m'importe si l'histoire nous considère comme des barbares" de Radu Jude - Théâtres de la mémoire @ INHA, Auditorium J. Lichtenstein
Projection de « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares » de Radu Jude (en présence du cinéaste)
suivie par une discussion animée par Christa Blümlinger et Ania Szczepanska

Dans Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares, 2018, du cinéaste roumain Radu Jude (Ours d’Argent en 2015, Ours d’Or en 2021), les formes théâtrales, muséales et filmiques permettent de questionner la mémoire d’un pogrom en Roumanie, que le roman national a voulu effacer de l’histoire du 20ème siècle. Le cinéaste expérimente ici des formes de reenactment afin de pouvoir engendrer un débat au sein même de l’espace public.

« Radu Jude soulève encore ici un point extrêmement inconfortable du passé roumain. […] La Roumanie fut, pendant quelques années de la seconde guerre mondiale, une dictature militaire ralliée à l’Allemagne nazie et impliquée dans la Shoah – séquence qui sera largement réécrite et atténuée sous le régime communiste. Radu Jude choisit non pas de reconstituer directement cet épisode ‟barbareˮ, mais de mettre en abyme l’acte même de sa représentation. […] La vérité qui fâche est ce que la plupart se satisferaient bien d’enterrer, au profit d’un roman national qui flatte la bonne conscience collective » (Mathieu Macheret, dans Le Monde)

Cette séance du séminaire inter-universitaire Théâtres de la mémoire s’inscrit dans le cadre dune série d’événements en lien avec le travail de Radu Jude :

Jeudi 7 avril à 19h00, au Centre G. Pompidou (Cinéma 1) : Séance spéciale de la Cinémathèque du documentaire
Projection du film The Exit of the Trains (2020) de Radu Jude et Adrian Cioflâncă, projection en présence de Radu Jude (discussion animée par Sylvie Rollet).
Vendredi 8 avril de 10h00 à 13h00 à la Galerie Colbert (en salle Vasari) : Rencontres de l’Edesta : L’artiste et le commun
Radu Jude évoquera son travail en conversation avec Christa Blümlinger.