Mar
26
lun
2018
« C’est dans la rue que ça se passe… » ? @ UniversitĂ© Paris 8 - Maison des Ă©tudiants
Mar 26 @ 10 h 00 min – Mar 29 @ 18 h 00 min
"C'est dans la rue que ça se passe..." ? @ Université Paris 8 - Maison des étudiants  | Saint-Denis | Île-de-France | France
« C’est dans la rue que ça se passe… » ?

Dans le cadre de le cadre de la Semaine des arts, HĂ©lène Fleckinger, pour la Mission Cinquantenaire de Paris 8, vous invite Ă  l’exposition-ateliers « C’est dans la rue que ça se passe… » ? L’UniversitĂ© de Paris 8 se manifeste de Vincennes Ă  Saint-Denis« , Ă  la Maison des Ă©tudiant.es, Ă  l’occasion des 50 ans de mai-juin 1968 et de la prĂ©paration du Cinquantenaire de Paris 8.

En écho, un Forum sera organisé le 30 mars de 11h à 13h (amphi Y), sur le thème « Exposer 1968 / Paris 8 ».
→ Plus d’informations ci-joint et dans le programme de cette 5e Ă©dition de la Semaine des arts.
Mai
25
ven
2018
Workshop Représentations médiatiques du Nord Parisien @ Institual National d'Histoire de l'Art
Mai 25 @ 9 h 30 min – 17 h 15 min
Workshop Représentations médiatiques du Nord Parisien @ Institual National d'Histoire de l'Art
Workshop « Représentations Médiatiques du Territoire »

Cet atelier fait suite au colloque sur le film guĂ©rilla (INHA – MSH PN 23-24 fĂ©vrier 2017) qui, en se focalisation sur des auto productions issues en grande partie de Seine Saint-Denis, a pu mettre en Ă©vidence l’importance systĂ©matique du refus des reprĂ©sentations mĂ©diatiques du territoire comme Ă©lĂ©ment moteur de cette crĂ©ation cinĂ©matographique indĂ©pendante. Qu’il s’agisse de Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe ?1 ou de Rue des CitĂ©s, 20111, ces films, bien que très diffĂ©rents, ont Ă©tĂ© motivĂ©s par le rejet des images du territoire vĂ©hiculĂ©es par les reportages tĂ©lĂ©visĂ©s et la production cinĂ©matographique institutionnelle. Le film guĂ©rilla rĂ©pond ainsi la double exigence de porter une autre image du Nord parisien tout en cherchant activement une organisation de la production cinĂ©matographique Ă  mĂŞme de ne pas reproduire ces reprĂ©sentationsmainstream.

Cet atelier se propose donc d’analyser, de façon précise et systématique, les représentations médiatiques du Nord parisien. Il s’agira donc, dans ce workshop, de mobiliser différents corpus (archives départementales, films de patrimoines, production cinématographique et audiovisuelle, images des mass media et nouveaux médias) afin de construire une lecture comparée des représentations du Nord parisien.

Dans le cadre du projet Cluster9-3

→ Consulter le programme de la journée

DĂ©c
11
mar
2018
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours @ Institut National d'Histoire de l'Art
Déc 11 @ 16 h 00 min – 18 h 00 min
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours
avec Olga Kobryn (Paris 3, Université de Lorraine Metz), Eugenie Zvonkine (Paris 8) / discussion avec Birgit Beumers (Aberystwyth University)

Séance dans le cadre du séminaire de recherche en histoire et esthétique du cinéma « Régimes d’historicité dans le cinéma des années 1960 à nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

Assa (1987) est un film rĂ©alisĂ© par SergueĂŻ Soloviov peu de temps avant la chute du mur de Berlin (1989) et la dislocation de l’URSS (1991), en pleine pĂ©riode politique de la PerestroĂŻka et au tout dĂ©but de la glastnost. Devenu culte, ce vĂ©ritable manifeste politique et esthĂ©tique rĂ©unit pour la première fois sur grand Ă©cran et rend « visibles » l’ensemble des artistes de la culture « underground », principalement issus du milieu bohĂ©mien saint- pĂ©tersbourgeois et moscovite (milieu Rock, conceptualisme de Moscou, mouvement AptArt – « apartment art », cinĂ©ma expĂ©rimental). Si le film se construit sur des Ă©lĂ©ments documentaires et historiques, un grand nombre d’anachronismes (Ă©vocation de l’histoire de la Russie du dĂ©but du XIXème siècle, rĂ©fĂ©rences au cinĂ©ma expĂ©rimental des annĂ©es 1950 – 1960, prĂ©sence des Ă©lĂ©ments historiquement postĂ©rieurs Ă  l’action du film qui se dĂ©roule en 1980) complexifient le rapport Ă  l’Histoire et soulèvent la question de la stratification et de la « crise de temps » dĂ©finie comme tension et distance entre le champ d’expĂ©rience et l’horizon d’attente (Hartog). Loin de reprĂ©senter un simple symptĂ´me de l’« Ă©poque des changements », Assa participe Ă  la rĂ©Ă©criture du rĂ©gime historique dominant et Ă  la construction d’un nouveau rĂ©gime d’historicitĂ©.

Leto de Kirill Serebrennikov, qui sort le 5 décembre en France, dialogue à son tour avec Assa et d’autres films des années 1980 dans un rapport intertextuel serré et inventif et s’éloigne du biopic, proposant à son tour un nouveau régime d’historicité.

→ Consulter le programme du séminaire

Jan
15
mar
2019
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette
Jan 15 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette | Paris | ĂŽle-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Approches du mouvement dans les films de Marie Menken : entre caméra somatique et cinéma poétique », par Bárbara Janicas (doctorante ESTCA, Paris 8) et Stéphanie Herfeld (chercheuse, Paris-Ouest-Nanterre).

Dans les films que Marie Menken réalisa caméra à bout de bras, en investissant son regard et son corps dans une exploration jouissive du monde, nous avons affaire à des images abstraites qui, par leur caractère de mobilité et spontanéité, créent des véritables poèmes visuels et rythmiques suscitant des expériences du mouvement proches de la danse. En privilégiant la dimension somatique et matérielle du travail de Menken, cette séance propose d’aborder ses films comme le domaine d’expérimentation d’un autre cinéma poétique au sein de l’avant-garde américaine, anticipant également certaines pratiques de la ciné-danse qui émergea en tant que genre filmique entre les années 1940 et 1970.

Intervention de Bárbara Janicas : Cette communication propose d’aborder le cinéma de Marie Menken, souvent rapproché de la peinture et parfois aussi de la danse, comme le domaine d’affirmation d’un autre cinéma poétique « matérialiste » au sein de l’avant-garde américaine des années 1940-1970. En privilégiant la dimension expérientielle et matérielle de son travail avec le support filmique, nous allons montrer que la poésie des films de Menken tient moins au modèle lyrique célébré à l’époque par Maya Deren, qu’à l’idée du « ciné-poème » véhiculée par les avant-gardes des années 1920. En nous appuyant sur les témoignages de Stan Brakhage et Jonas Mekas, qui furent les premiers à louer la capacité de Menken à traduire la réalité filmée en « poésie d’images vibrantes de mouvement », nous allons essayer de montrer comment sa pratique filmique expérimentale invite à l’expérience somatique d’une forme d’expression poétique des objets, de la lumière, et du corps-mobile invisible derrière l’appareil.

Intervention de Stéphanie Herfeld (invitée) : L’originalité du parcours de Marie Menken permet un passage entre plusieurs pratiques artistiques, de la peinture abstraite au cinéma expérimental à l’art performatif. Et l’économie modeste et intime de ses travaux explique sans doute la liberté et la nouveauté de ses gestes. Dès lors, si l’on approche ses films au prisme de la pensée de Gilles Deleuze, on peut non seulement réaffirmer les enjeux de l’Image-mouvement, mais surtout penser l’expérimental, ainsi que le lien entre les gestes de l’Image-temps et la création de pensée.  Ce qui indique une richesse  encore peu explorée de sa production visuelle.

 

→ Consulter le programme du séminaire

 

Mar
19
mar
2019
La boucle animée, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la création d’un genre cinématographique @ INHA - salle Mariette
Mar 19 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
La boucle animée, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la création d’un genre cinématographique @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

Marion Charroppin (doctorante ESTCA, Paris 8) : La boucle animée, du jouet optique au Gif

Le projet de cette thèse est de relier l’analyse esthétique des boucles continues issues des jouets optiques à celle d’images animées ultérieures telles que le Gif. Apparu en 1983, le Gif ou « graphic interchange format » désignait à l’origine un format d’image numérique fixe destinée à internet. À partir de 1996 où apparaît un Gif représentant un bébé qui danse, ce format correspond à une image animée selon une brève séquence qui se répète à l’infini. À l’ère de la communication numérique, les Gif sont surtout présents sur les réseaux sociaux et les smartphones, s’intégrant aux discussions comme un nouvel élément de ponctuation. Dans le cas d’une boucle continue, la première et la dernière phase de l’action se confondent, effaçant le début et la fin. Dans ce cas, le Gif est une forme d’image animée de tendance anarrative, qui remet en question la classique conception linéaire du temps de l’image animée cinématographique. Il nous semble intéressant de questionner la place que peut avoir cet objet anarratif dans une conversation virtuelle sur les réseaux sociaux.

Il semblerait que le Gif animé en boucle continue soit une entité graphique qui exprime de l’affect plutôt qu’il ne raconte une histoire. Les représentations culturelles qu’il réemploie sont choisies pour leur pouvoir expressif. Le Gif peut être composée de plusieurs petites actions mais son ensemble est conçu pour provoquer une émotion simple : rire, peur, dégoût, excitation sexuelle. On rencontre ce schéma anarratif avant l’ère du cinéma narratif classique, à travers certains jouets optiques du XIXe siècle (phénakistiscope, zootrope,praxinoscope) qui présentent des animations en boucle continue composant le même genre d’« unité expressive » que le Gif.

Au cours de ce travail, nous questionnerons les modalités d’expression de la boucle animée,son évolution dans le temps, ainsi que la réception de ces images, en comparant les boucles animées du « précinéma » et celles du postcinéma d’un point de vue scénaristique, stylistique et de leur technique d’animation. Nous nous demanderons comment, du XIXe siècle à nos jours, la consommation spécifique des images animées en boucle a impacté le ressenti des formes, des couleurs et du mouvement chez le spectateur. L’expression cyclique d’un motif entraînant une consommation des images de l’ordre de « l’attraction», nous verrons en quoi les boucles continues des Gif participent à faire de l’ère numérique une ère attractionnelle en rupture avec le schéma narratif de l’ère cinématographique.

Stefano Darchino (doctorant ESTCA, Paris 8) : Pour l’histoire de la création d’un genre cinématographique

En s’appuyant sur les concepts de Tzvetan Todorov, de Jean-Louis Leutrat et de Janet Staiger (entre autres), une approche historique et « matérialiste » à l’égard des genres cinématographiques sera proposée : ils n’existent qu’à partir du moment où ils sont nommés. Dans ce processus de création, un rôle fondamental est souvent joué par les critiques de cinéma, dont les textes publiés participent à la diffusion du genre : par exemple, on sait que le « film noir » a été forgé par la critique cinématographique française. L’étude de cas qui sera employée correspond au genre italien du « cinema demenziale » (cinéma démentiel), né au début des années quatre-vingt à partir de la réception critique de quelques films comiques américains venant de sortir en salles : 1941 (de Steven Spielberg, 1979), Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (Airplane!, de Jim Abrahams, David Zucker & Jerry Zucker, 1980) et The Blues Brothers (de John Landis, 1980).

 

→ Consulter le programme du séminaire

 

Mai
7
mar
2019
Desktop films + Figures, thèmes, dispositifs @ INHA - salle Mariette
Mai 7 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Desktop films + Figures, thèmes, dispositifs @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Desktop films: le remploi de la vidĂ©o amateur Ă  l’ère post-Internet » par Gala Hernández LĂłpez (doctorante ESTCA)

Les desktop films sont des films construits Ă  partir du recyclage de vidĂ©os amateurs trouvĂ©es sur l’hyperarchive de la vidĂ©osphère: Internet, les rĂ©seaux sociaux et les app mobiles. À partir d’un montage dialectique dotant les vidĂ©os d’un hors-champ, les desktop films rĂ©alisent une re-signification des images-source, une rĂ©flexion sur les rapports entre macrohistoire (mĂ©moire collective) et microhistoire (mĂ©moire individuelle), une archĂ©ologie de l’impensĂ© de notre temps et tentent un diagnostic des symptĂ´mes Ă©pidĂ©miques de notre Ă©poque. Ils nous interrogent aussi sur notre relation Ă  la production d’images.

« Figures – thèmes – dispositifs » par Chaghig Arzoumanian (doctorante ESTCA)

Lors de ma présentation du 7 mai, je vous ferai part du travail que j’ai développé durant ma résidence à la Fondation Camargo avec les chercheurs Anais Farine et Assaf Dahdah. http://camargofoundation.org/fr/programmes/programmes-en-partenariat/labexmed/2019/beyrouth-en-images/
Le projet Beirut Stills, est un travail de collecte de films libanais rĂ©alisĂ©s depuis les annĂ©es 1970, il a pour premier objectif l’élaboration d’un film constituĂ© de montage d’extraits issus de la cinĂ©matographie libanaise. En laissant la parole aux images et Ă  la bande sonore ce projet ira d’abord dans le sens d’un travail de remontage de sĂ©quences prĂ©sentant larĂ©currence de certains paysages, motifs et ambiances beyrouthins.
Ce travail de montage de récurrences, de motifs qui reviennent de manière systématique (tels que les panoramiques, l’entrée dans Beyrouth, les check-points, les manifestations ou encore la vie nocturne par exemple) nous donne la possibilité d’une nouvelle perspective porté sur ces films et d’une nouvelle analyse du choix des réalisateurs: les lieux qu’ils investissent, les sujets qu’ils traitent; qu’est ce qui les unis, ce qui les traverse etc. Nous cherchons à travers ce projet à articuler les questions relatives à la ville dans le cinéma à celles du cinéma dans la ville, de lier les questions des représentations symboliques et à celles des pratiques de l’espace dans Beyrouth. Durant la présentation, je projetterai également un premier remontage du film d’une durée de 25min.

→ Consulter le programme du séminaire

 

Juin
14
ven
2019
Faire communautĂ©(s) face Ă  l’écran de cinĂ©ma – Atelier mĂ©thodologique @ MSH Paris Nord Salle 408 (4e Ă©tage)
Juin 14 @ 9 h 30 min – 18 h 00 min
Faire communauté(s) face à l’écran de cinéma - Atelier méthodologique @ MSH Paris Nord Salle  408 (4e étage)
ATELIER MÉTHODOLOGIQUE  FAIRE COMMUNAUTÉ(S) FACE À L’ÉCRAN DE CINÉMA

Le public de cinéma peut être compris comme un groupe en permanente restructuration et réinvention, variant selon les identités culturelles, ethniques, nationales, religieuses des spectateurs qui le composent. Or ce collectif mouvant au fil des séances mérite d’être confronté plus frontalement qu’il ne l’a été jusqu’à présent aux trajectoires des communautés le fréquentant. Ce projet de recherche souhaite ainsi interroger les interactions intra- et intercommunautaires suscitées par l’implantation des projections cinématographiques en dehors des pôles dominants de la production de films à l’échelle mondiale depuis les débuts du xxe siècle, en excluant donc l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord de l’étude.

En quoi le spectacle cinématographique fait-il communauté ? Doit-il être considéré comme une instance de division ou un moteur consensuel au sein de celles-ci ? Comment se forgent les publics en situation minoritaire ? Il s’agira de questionner côte à côte, parfois d’un seul tenant, deux types de processus : les phénomènes d’homogénéisation culturelle et ceux de coexistence, forcée ou consentie, entre des groupes multiples au sein d’un même territoire en explorant le large éventail de pratiques collectives politiques et sociales émergeant au sein et en marge des espaces de projection animée.

Comité d’organisation
Morgan Corriou (CEMTI Paris 8)
Caroline Damiens (HAR Paris Nanterre)
MĂ©lisande Leventopoulos (ESTCA Paris 8)

Avec la participation de
Sofia Eremina (L3 cinéma Paris 8)
Emma Roy (M1 cinéma Paris Nanterre)
Camille Silvestre de Sacy (M1 cinéma Paris Nanterre)

Atelier organisĂ© par les laboratoires CEMTI et ESTCA de l’universitĂ© Paris 8 et HAR de l’universitĂ© Paris Nanterre avec le soutien de l’UFR Phillia

→ Consulter le programme de l’atelier