DĂ©c
11
mar
2018
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours @ Institut National d'Histoire de l'Art
DĂ©c 11 @ 16 h 00 min – 18 h 00 min
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours
avec Olga Kobryn (Paris 3, Université de Lorraine Metz), Eugenie Zvonkine (Paris 8) / discussion avec Birgit Beumers (Aberystwyth University)

SĂ©ance dans le cadre du sĂ©minaire de recherche en histoire et esthĂ©tique du cinĂ©ma « RĂ©gimes d’historicitĂ© dans le cinĂ©ma des annĂ©es 1960 Ă  nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

Assa (1987) est un film rĂ©alisĂ© par SergueĂŻ Soloviov peu de temps avant la chute du mur de Berlin (1989) et la dislocation de l’URSS (1991), en pleine pĂ©riode politique de la PerestroĂŻka et au tout dĂ©but de la glastnost. Devenu culte, ce vĂ©ritable manifeste politique et esthĂ©tique rĂ©unit pour la premiĂšre fois sur grand Ă©cran et rend « visibles » l’ensemble des artistes de la culture « underground », principalement issus du milieu bohĂ©mien saint- pĂ©tersbourgeois et moscovite (milieu Rock, conceptualisme de Moscou, mouvement AptArt – « apartment art », cinĂ©ma expĂ©rimental). Si le film se construit sur des Ă©lĂ©ments documentaires et historiques, un grand nombre d’anachronismes (Ă©vocation de l’histoire de la Russie du dĂ©but du XIXĂšme siĂšcle, rĂ©fĂ©rences au cinĂ©ma expĂ©rimental des annĂ©es 1950 – 1960, prĂ©sence des Ă©lĂ©ments historiquement postĂ©rieurs Ă  l’action du film qui se dĂ©roule en 1980) complexifient le rapport Ă  l’Histoire et soulĂšvent la question de la stratification et de la « crise de temps » dĂ©finie comme tension et distance entre le champ d’expĂ©rience et l’horizon d’attente (Hartog). Loin de reprĂ©senter un simple symptĂŽme de l’« Ă©poque des changements », Assa participe Ă  la rĂ©Ă©criture du rĂ©gime historique dominant et Ă  la construction d’un nouveau rĂ©gime d’historicitĂ©.

Leto de Kirill Serebrennikov, qui sort le 5 dĂ©cembre en France, dialogue Ă  son tour avec Assa et d’autres films des annĂ©es 1980 dans un rapport intertextuel serrĂ© et inventif et s’éloigne du biopic, proposant Ă  son tour un nouveau rĂ©gime d’historicitĂ©.

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Jan
15
mar
2019
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette
Jan 15 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Approches du mouvement dans les films de Marie Menken : entre caméra somatique et cinéma poétique », par Bårbara Janicas (doctorante ESTCA, Paris 8) et Stéphanie Herfeld (chercheuse, Paris-Ouest-Nanterre).

Dans les films que Marie Menken rĂ©alisa camĂ©ra Ă  bout de bras, en investissant son regard et son corps dans une exploration jouissive du monde, nous avons affaire Ă  des images abstraites qui, par leur caractĂšre de mobilitĂ© et spontanĂ©itĂ©, crĂ©ent des vĂ©ritables poĂšmes visuels et rythmiques suscitant des expĂ©riences du mouvement proches de la danse. En privilĂ©giant la dimension somatique et matĂ©rielle du travail de Menken, cette sĂ©ance propose d’aborder ses films comme le domaine d’expĂ©rimentation d’un autre cinĂ©ma poĂ©tique au sein de l’avant-garde amĂ©ricaine, anticipant Ă©galement certaines pratiques de la cinĂ©-danse qui Ă©mergea en tant que genre filmique entre les annĂ©es 1940 et 1970.

Intervention de BĂĄrbara Janicas : Cette communication propose d’aborder le cinĂ©ma de Marie Menken, souvent rapprochĂ© de la peinture et parfois aussi de la danse, comme le domaine d’affirmation d’un autre cinĂ©ma poĂ©tique « matĂ©rialiste » au sein de l’avant-garde amĂ©ricaine des annĂ©es 1940-1970. En privilĂ©giant la dimension expĂ©rientielle et matĂ©rielle de son travail avec le support filmique, nous allons montrer que la poĂ©sie des films de Menken tient moins au modĂšle lyrique cĂ©lĂ©brĂ© Ă  l’époque par Maya Deren, qu’à l’idĂ©e du « cinĂ©-poĂšme » vĂ©hiculĂ©e par les avant-gardes des annĂ©es 1920. En nous appuyant sur les tĂ©moignages de Stan Brakhage et Jonas Mekas, qui furent les premiers Ă  louer la capacitĂ© de Menken Ă  traduire la rĂ©alitĂ© filmĂ©e en « poĂ©sie d’images vibrantes de mouvement », nous allons essayer de montrer comment sa pratique filmique expĂ©rimentale invite Ă  l’expĂ©rience somatique d’une forme d’expression poĂ©tique des objets, de la lumiĂšre, et du corps-mobile invisible derriĂšre l’appareil.

Intervention de StĂ©phanie Herfeld (invitĂ©e) : L’originalitĂ© du parcours de Marie Menken permet un passage entre plusieurs pratiques artistiques, de la peinture abstraite au cinĂ©ma expĂ©rimental Ă  l’art performatif. Et l’économie modeste et intime de ses travaux explique sans doute la libertĂ© et la nouveautĂ© de ses gestes. DĂšs lors, si l’on approche ses films au prisme de la pensĂ©e de Gilles Deleuze, on peut non seulement rĂ©affirmer les enjeux de l’Image-mouvement, mais surtout penser l’expĂ©rimental, ainsi que le lien entre les gestes de l’Image-temps et la crĂ©ation de pensĂ©e.  Ce qui indique une richesse  encore peu explorĂ©e de sa production visuelle.

 

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« La lettre Ă  Serge Daney » de Gilles Deleuze : les trois Ăąges de l’image @ Institut National d'Histoire de l'Art
Jan 15 @ 16 h 00 min – 18 h 00 min
« La lettre Ă  Serge Daney » de Gilles Deleuze : les trois Ăąges de l’image
avec Dork Zabunyan (Université Paris 8) / Discussion avec Ophir Lévy (Université Paris 8)

SĂ©ance dans le cadre du sĂ©minaire de recherche en histoire et esthĂ©tique du cinĂ©ma « RĂ©gimes d’historicitĂ© dans le cinĂ©ma des annĂ©es 1960 Ă  nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

Il s’agira de rebondir sur la pĂ©riodisation esquissĂ©e par Deleuze dans sa « lettre Ă  Serge Daney », qui distingue trois Ăąges de l’image. Les deux premiers sont traitĂ©s en profondeur dans L’Image- mouvement et L’Image-temps, mais le troisiĂšme – oĂč le cinĂ©ma affronte toujours davantage d’autres types d’images animĂ©es, dont celles de la tĂ©lĂ©vision – est surtout investie dans la « lettre », et un peu, mais Ă  peine, Ă  la toute fin de L’Image-temps. Cela nous permettrait de rejouer certaines rĂ©flexions sur l’impuretĂ© du cinĂ©ma, et de les investir Ă  partir du cinĂ©ma italien (Fellini, Moretti, mais aussi Lina WertmĂŒller), pour ensuite Ă©tudier comment ce nouveau « rĂ©gime d’historicitĂ© » qui apparaĂźt lĂ -bas dans ces annĂ©es-lĂ  permet d’entrer, ou du moins de penser ce troisiĂšme Ăąge dont parle Deleuze.

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FĂ©v
5
mar
2019
Les archives du cinĂ©ma d’Abel Gance @ INHA - salle Mariette
FĂ©v 5 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Les archives du cinĂ©ma d'Abel Gance @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Les archives du cinĂ©ma d’Abel Gance »

La restauration de films monumentaux : Étude des restaurations de La Roue d’Abel Gance, par RĂ©mi Llorens (Master 2 valorisation des patrimoines cinĂ©matographiques, UniversitĂ© Saint-Denis-Vincennes – Paris 8)

Abel Gance, cinĂ©aste prolifique et novateur, rĂ©alise dans les annĂ©es 1920 des Ɠuvres aussi grandioses que complexes telles que La Roue ou NapolĂ©on. Ces deux Ɠuvres ont connu de nombreuses versions et restaurations : pour La Roue pas moins de quatre restaurations et reconstructions ont Ă©tĂ© effectuĂ©es jusqu’à nos jours. Cette Ă©tude se penche sur les pratiques des restaurateurs de films Ă  versions multiples au travers du cas d’un film monument en cours de restauration par la Fondation JĂ©rĂŽme Seydoux-PathĂ© sous la direction de François Ede et en collaboration avec la CinĂ©mathĂšque suisse et la CinĂ©mathĂšque française.

Inventer l’Ɠuvre par l’archive : le cas d’Abel Gance, par Elodie Tamayo  (doctorante en cinĂ©ma,  IRCAV, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)

L’Ɠuvre manifeste du cinĂ©aste Abel Gance est redoublĂ©e d’une formidable part latente, constituĂ©e par ses projets inachevĂ©s et non-rĂ©alisĂ©s, scellĂ©s dans ses archives. Celles-ci constituent un ouvroir et un miroir de l’Ɠuvre, une extension oĂč Gance se met en scĂšne en tant qu’auteur. La poĂ©tique de Gance est-elle Ă  inventer (au sens hermĂ©neutique et archĂ©ologique du terme) par l’archive?

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Mar
19
mar
2019
La boucle animĂ©e, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique @ INHA - salle Mariette
Mar 19 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
La boucle animĂ©e, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

Marion Charroppin (doctorante ESTCA, Paris 8) : La boucle animée, du jouet optique au Gif

Le projet de cette thĂšse est de relier l’analyse esthĂ©tique des boucles continues issues des jouets optiques Ă  celle d’images animĂ©es ultĂ©rieures telles que le Gif. Apparu en 1983, le Gif ou « graphic interchange format » dĂ©signait Ă  l’origine un format d’image numĂ©rique fixe destinĂ©e Ă  internet. À partir de 1996 oĂč apparaĂźt un Gif reprĂ©sentant un bĂ©bĂ© qui danse, ce format correspond Ă  une image animĂ©e selon une brĂšve sĂ©quence qui se rĂ©pĂšte Ă  l’infini. À l’ùre de la communication numĂ©rique, les Gif sont surtout prĂ©sents sur les rĂ©seaux sociaux et les smartphones, s’intĂ©grant aux discussions comme un nouvel Ă©lĂ©ment de ponctuation. Dans le cas d’une boucle continue, la premiĂšre et la derniĂšre phase de l’action se confondent, effaçant le dĂ©but et la fin. Dans ce cas, le Gif est une forme d’image animĂ©e de tendance anarrative, qui remet en question la classique conception linĂ©aire du temps de l’image animĂ©e cinĂ©matographique. Il nous semble intĂ©ressant de questionner la place que peut avoir cet objet anarratif dans une conversation virtuelle sur les rĂ©seaux sociaux.

Il semblerait que le Gif animĂ© en boucle continue soit une entitĂ© graphique qui exprime de l’affect plutĂŽt qu’il ne raconte une histoire. Les reprĂ©sentations culturelles qu’il rĂ©emploie sont choisies pour leur pouvoir expressif. Le Gif peut ĂȘtre composĂ©e de plusieurs petites actions mais son ensemble est conçu pour provoquer une Ă©motion simple : rire, peur, dĂ©goĂ»t, excitation sexuelle. On rencontre ce schĂ©ma anarratif avant l’ùre du cinĂ©ma narratif classique, Ă  travers certains jouets optiques du XIXe siĂšcle (phĂ©nakistiscope, zootrope,praxinoscope) qui prĂ©sentent des animations en boucle continue composant le mĂȘme genre d’« unitĂ© expressive » que le Gif.

Au cours de ce travail, nous questionnerons les modalitĂ©s d’expression de la boucle animĂ©e,son Ă©volution dans le temps, ainsi que la rĂ©ception de ces images, en comparant les boucles animĂ©es du « prĂ©cinĂ©ma » et celles du postcinĂ©ma d’un point de vue scĂ©naristique, stylistique et de leur technique d’animation. Nous nous demanderons comment, du XIXe siĂšcle Ă  nos jours, la consommation spĂ©cifique des images animĂ©es en boucle a impactĂ© le ressenti des formes, des couleurs et du mouvement chez le spectateur. L’expression cyclique d’un motif entraĂźnant une consommation des images de l’ordre de « l’attraction», nous verrons en quoi les boucles continues des Gif participent Ă  faire de l’ùre numĂ©rique une Ăšre attractionnelle en rupture avec le schĂ©ma narratif de l’ùre cinĂ©matographique.

Stefano Darchino (doctorant ESTCA, Paris 8) : Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique

En s’appuyant sur les concepts de Tzvetan Todorov, de Jean-Louis Leutrat et de Janet Staiger (entre autres), une approche historique et « matĂ©rialiste » Ă  l’égard des genres cinĂ©matographiques sera proposĂ©e : ils n’existent qu’à partir du moment oĂč ils sont nommĂ©s. Dans ce processus de crĂ©ation, un rĂŽle fondamental est souvent jouĂ© par les critiques de cinĂ©ma, dont les textes publiĂ©s participent Ă  la diffusion du genre : par exemple, on sait que le « film noir » a Ă©tĂ© forgĂ© par la critique cinĂ©matographique française. L’étude de cas qui sera employĂ©e correspond au genre italien du « cinema demenziale » (cinĂ©ma dĂ©mentiel), nĂ© au dĂ©but des annĂ©es quatre-vingt Ă  partir de la rĂ©ception critique de quelques films comiques amĂ©ricains venant de sortir en salles : 1941 (de Steven Spielberg, 1979), Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (Airplane!, de Jim Abrahams, David Zucker & Jerry Zucker, 1980) et The Blues Brothers (de John Landis, 1980).

 

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Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994) @ Maison de la Recherche, Salle Claude Simon
Mar 19 @ 16 h 00 min – 19 h 00 min
Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994) @ Maison de la Recherche, Salle Claude Simon
Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994)
avec Mario Adobati (UniversitĂ© Paris 3 – Sorbonne Nouvelle)

SĂ©ance dans le cadre du sĂ©minaire de recherche en histoire et esthĂ©tique du cinĂ©ma « RĂ©gimes d’historicitĂ© dans le cinĂ©ma des annĂ©es 1960 Ă  nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

 

Comment reconstituer un rĂ©gime d’historicitĂ© Ă  partir du cinĂ©ma ? Cette Ă©tude de cas proposera une rĂ©ponse partielle Ă  cette question, Ă  l’aide d’un groupe d’Ɠuvres hongroises produites autour du changement de rĂ©gime (principalement les films de Tarr BĂ©la, FehĂ©r György, Janisch Attila, SzĂĄsz JĂĄnos et SzabĂł IldikĂł). L’accent sera mis sur la façon dont l’analyse de la poĂ©tique des films peut soutenir l’exploration des relations affectives au temps entretenues par la sociĂ©tĂ© artistique d’alors. Ces relations se dĂ©clineront autour de thĂ©matiques temporelles comme la nostalgie, le dĂ©senchantement, l’attente, le pessimisme, la passivitĂ© ou encore la rĂ©signation, tĂ©moins de la complexitĂ© des va-et-vient entre passĂ©, prĂ©sent et futur au sein d’une expĂ©rience complexe de crise du temps.

Mario Adobati (UniversitĂ© Paris 3 – Sorbonne Nouvelle) sera en discussion avec Sylvie Rollet (Professeure des universitĂ©s ÉmĂ©rite en Études cinĂ©matographiques, UniversitĂ© de Poitiers, membre de l’IRCAV) et avec Damien Marguet (UniversitĂ© Paris 8) – sous rĂ©serve.

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Avr
5
ven
2019
La danse indĂ©pendante Ă  Buenos Aires : Ɠuvres visibles et pratiques souterraines @ ENS Ulm, Salle CavaillĂšs
Avr 5 @ 19 h 15 min – 22 h 00 min
La danse indĂ©pendante Ă  Buenos Aires : Ɠuvres visibles et pratiques souterraines @ ENS Ulm, Salle CavaillĂšs | Paris | Île-de-France | France
SĂ©minaire doctoral pluridisciplinaire “Penser la crĂ©ation contemporaine dans le CĂŽne Sud”
« La danse indĂ©pendante Ă  Buenos Aires : Ɠuvres visibles et pratiques souterraines », avec  Caterina Mora, danseuse, performeuse et chercheuse argentine.

A l’ùre de la super-reproductibilitĂ© technique, certaines Ɠuvres ont le pouvoir de traverser les ocĂ©ans : combien de films, textes, et morceaux de musique passent-ils ainsi de regards en oreilles, transitant par des rĂ©seaux officiels ou pirates ? Mais qu’en est-il pour la danse ? Alors mĂȘme que la crĂ©ation en danse contemporaine est particuliĂšrement foisonnante en Argentine, ce sont trĂšs peu de piĂšces qui arrivent finalement jusqu’en Europe. Par ailleurs, limiter ce champ d’expĂ©rimentation aux objets produits semble bien rĂ©ducteur au regard de la multiplicitĂ© de pratiques dansĂ©es que l’on peut rencontrer sur ces terres


Nous vous invitons donc Ă  une plongĂ©e dans le monde de la danse indĂ©pendante de la capitale argentine : qui sont les danseurs et les chorĂ©graphes qui animent ce microcosme dynamique, pour quelles Ɠuvres et quelles pratiques, Ă  travers quels corps et quels imaginaires, dans quel type de travail, quelles conditions de production ? Pour traverser ces questions, nous dialoguerons avec Caterina Mora, chorĂ©graphe, performeuse et chercheuse argentine vivant actuellement Belgique. Nous aborderons les paradoxes et les espoirs et de la danse indĂ©pendante portĂšgne, puis elle nous invitera Ă  entrer dans son actuel processus de recherche-crĂ©ation, autour de l’imaginaire de la communautĂ© latine en Europe. Elle nous prĂ©sentera « 18 minutes of a poor cheap bastard lecture performance”, proposĂ©e il y a peu au Kanal Pompidou Ă  Bruxelles.

Mai
7
mar
2019
Desktop films + Figures, thĂšmes, dispositifs @ INHA - salle Mariette
Mai 7 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Desktop films + Figures, thùmes, dispositifs @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Desktop films: le remploi de la vidĂ©o amateur Ă  l’Ăšre post-Internet » par Gala HernĂĄndez LĂłpez (doctorante ESTCA)

Les desktop films sont des films construits Ă  partir du recyclage de vidĂ©os amateurs trouvĂ©es sur l’hyperarchive de la vidĂ©osphĂšre: Internet, les rĂ©seaux sociaux et les app mobiles. À partir d’un montage dialectique dotant les vidĂ©os d’un hors-champ, les desktop films rĂ©alisent une re-signification des images-source, une rĂ©flexion sur les rapports entre macrohistoire (mĂ©moire collective) et microhistoire (mĂ©moire individuelle), une archĂ©ologie de l’impensĂ© de notre temps et tentent un diagnostic des symptĂŽmes Ă©pidĂ©miques de notre Ă©poque. Ils nous interrogent aussi sur notre relation Ă  la production d’images.

« Figures – thĂšmes – dispositifs » par Chaghig Arzoumanian (doctorante ESTCA)

Lors de ma prĂ©sentation du 7 mai, je vous ferai part du travail que j’ai dĂ©veloppĂ© durant ma rĂ©sidence Ă  la Fondation Camargo avec les chercheurs Anais Farine et Assaf Dahdah. http://camargofoundation.org/fr/programmes/programmes-en-partenariat/labexmed/2019/beyrouth-en-images/
Le projet Beirut Stills, est un travail de collecte de films libanais rĂ©alisĂ©s depuis les annĂ©es 1970, il a pour premier objectif l’élaboration d’un film constituĂ© de montage d’extraits issus de la cinĂ©matographie libanaise. En laissant la parole aux images et Ă  la bande sonore ce projet ira d’abord dans le sens d’un travail de remontage de sĂ©quences prĂ©sentant larĂ©currence de certains paysages, motifs et ambiances beyrouthins.
Ce travail de montage de rĂ©currences, de motifs qui reviennent de maniĂšre systĂ©matique (tels que les panoramiques, l’entrĂ©e dans Beyrouth, les check-points, les manifestations ou encore la vie nocturne par exemple) nous donne la possibilitĂ© d’une nouvelle perspective portĂ© sur ces films et d’une nouvelle analyse du choix des rĂ©alisateurs: les lieux qu’ils investissent, les sujets qu’ils traitent; qu’est ce qui les unis, ce qui les traverse etc. Nous cherchons Ă  travers ce projet Ă  articuler les questions relatives Ă  la ville dans le cinĂ©ma Ă  celles du cinĂ©ma dans la ville, de lier les questions des reprĂ©sentations symboliques et Ă  celles des pratiques de l’espace dans Beyrouth. Durant la prĂ©sentation, je projetterai Ă©galement un premier remontage du film d’une durĂ©e de 25min.

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Juin
15
sam
2019
Le corps dans le cinéma et la cinéphilie italiens @ Maison de la Recherche, salle A2-202 Université Paris 8
Juin 15 @ 9 h 30 min – 17 h 00 min
Le corps dans le cinéma et la cinéphilie italiens @ Maison de la Recherche, salle A2-202 Université Paris 8
Le corps dans le cinéma et la cinéphilie italiens
JournĂ©e d’études doctorale organisĂ©e par le laboratoire de recherche ESTCA de l’UniversitĂ© Paris 8, avec le soutien de l’EDESTA

Cette journĂ©e d’étude pluridisciplinaire entend rĂ©unir les jeunes chercheurs ayant pour objet le cinĂ©ma italien autour d’un dĂ©nominateur commun : le corps dans le cinĂ©ma italien. Ce thĂšme peut ĂȘtre dĂ©clinĂ© de multiples façons et couvrir diffĂ©rentes pĂ©riodes du cinĂ©ma italien, il est ouvert aux sciences humaines, aux approches dites culturelles comme aux questions de reprĂ©sentation ou de rĂ©ception. Certaines de ces problĂ©matiques abordent de façon frontale des caractĂ©ristiques techniques ou culturelles typiques du cinĂ©ma italien.

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Juin
25
mar
2019
L’asĂ©ance ou le site du film expĂ©rimental @ Salle de projection bleue nuit tropicale A1 181 (BĂątiment A), UniversitĂ© Paris 8 Vincennes - Saint-Denis
Juin 25 @ 10 h 00 min – 17 h 30 min
L’asĂ©ance ou le site du film expĂ©rimental @ Salle de projection bleue nuit tropicale A1 181 (BĂątiment A), UniversitĂ© Paris 8 Vincennes - Saint-Denis
JournĂ©e d’étude L’asĂ©ance ou le site du film expĂ©rimental
Alternant analyses de spĂ©cialistes et projections de quelques perles des avant-gardes et du cinĂ©ma expĂ©rimental (en 16 mm argentique et en numĂ©rique), cette journĂ©e d’étude inaugurale du projet de recherche ArTeC « Temps profonds du cinĂ©ma expĂ©rimental » se propose de reconsidĂ©rer les avant-gardes et l’expĂ©rimentation cinĂ©matographique au prisme de la sĂ©ance de projection. Cette derniĂšre a en effet constituĂ© un cadre d’expĂ©rience singulier de prĂ©sentation et de rĂ©ception des films non seulement par ses formes innovantes et dĂ©calĂ©es, mais aussi par ses lieux, circonstances, dispositifs : asĂ©ances, pour le dire selon une formule inspirĂ©e par Jean-François Lyotard, « conformes Ă  l’exigence pyrotechnique » et produisant des « intensitĂ©s jouissives[1] » ; Ă©vĂ©nements dont le site (spĂ©cifique) peut demeurer introuvable, imaginaire et tourne souvent le dos aux biensĂ©ances de l’exploitation cinĂ©matographique standard.

[1] « L’acinĂ©ma » [Revue d’esthĂ©tique, 1973], in Des dispositifs pulsionnels, Jean-François Lyotard, Paris, Ă©d. GalilĂ©e, 1994, p. 60.

JournĂ©e d’étude rĂ©alisĂ©e avec le soutien de l’EUR ArTeC, dans le cadre du programme Temps profonds du cinĂ©ma expĂ©rimental et avec le concours de l’Ă©quipe d’accueil ESTCA (EsthĂ©tique, Sciences et Technologies du CinĂ©ma et de l’Audiovisuel), du service audiovisuel du dĂ©partement CinĂ©ma de l’UniversitĂ© Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, et de CinĂ©doc.

ComitĂ© d’organisation : GrĂ©goire Quenault, Jennifer Verraes, Dominique Willoughby

Oct
25
ven
2019
Sergei Loznitsa – JournĂ©e d’Ă©tude @ AmphithĂ©Ăątre de la Maison de la Recherche, UniversitĂ© Paris 8
Oct 25 @ 9 h 30 min – 18 h 30 min
Sergei Loznitsa - Journée d'étude @ Amphithéùtre de la Maison de la Recherche, Université Paris 8
Sergei Loznitsa. Un cinĂ©ma Ă  l’Ă©preuve du monde

L’Ɠuvre engagĂ©e et aujourd’hui mondialement reconnue du cinĂ©aste ukrainien Sergei Loznitsa s’offre comme un vĂ©ritable sismographe de l’Histoire soviĂ©tique, russe et ukrainienne, avec des films aussi incontournables que Paysage (2003), qui propose un portrait de la Russie des annĂ©es 2000, ou MaĂŻdan (2014), qui relate la rĂ©volution rĂ©cente en Ukraine avec un point de vue intransigeant. CinĂ©aste prolixe – il rĂ©alise vingt-cinq films en vingt-trois ans – Sergei Loznitsa expĂ©rimente aussi bien le documentaire que la fiction en passant par les films de montage. De film en film, il interroge Ă  chaque fois l’Histoire et sa rĂ©actualisation contemporaine (comme dans Austerlitz, 2016, ou ProcĂšs, 2018), et saisit une humanitĂ© Ă©crasĂ©e par le poids du passĂ© soviĂ©tique et meurtrie par les transformations sociales et politiques. À l’heure des images mobiles et omniprĂ©sentes, il repose Ă  travers sa dĂ©marche la question du geste cinĂ©matographique comme geste politique, qu’il s’agisse de fiction (Donbass, 2018) ou de documentaire (Jour de victoire, 2018). À travers son Ɠuvre s’affirme une esthĂ©tique contemporaine, celle de la durĂ©e, de la dĂ©construction narrative et des espaces fragmentĂ©s.

ComitĂ© d’organisation de la journĂ©e d’étude : CĂ©line Gailleurd, Damien Marguet, EugĂ©nie Zvonkine

En partenariat avec le Cycle Sergei Loznitsa « Regarder, c’est comprendre » Ă  l’EHESS

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Mai
27
jeu
2021
JournĂ©e d’Ă©tude du Master RĂ©alisation et crĂ©ation Ă  Paris 8 – Histoires, parcours, devenirs @ UniversitĂ© Paris 8, Amphi X
Mai 27 @ 9 h 30 min – 6 h 00 min
Journée d'étude du Master Réalisation et création à Paris 8 - Histoires, parcours, devenirs @ Université Paris 8, Amphi X
JournĂ©e d’Ă©tude du Master RĂ©alisation et crĂ©ation Ă  Paris 8 Histoires, parcours, devenirs
Le programme de cette journĂ©e s’inscrit dans une rĂ©flexion, dĂ©butĂ©e avec le « Manifeste pour une approche du cinĂ©ma incluant la pratique et la crĂ©ation Ă  l’universitĂ© », signĂ© en 2018 par 70 universitaires.
Ce programme se poursuit et prend de l’ampleur avec les Assises pour un enseignement pratique du cinĂ©ma Ă  l’universitĂ© qui se dĂ©rouleront Ă  l’ENSAV de Toulouse les 24 et 25 juin 2021.

Il s’agit dans le cadre de ce programme de dĂ©fendre la place de la pratique et de la crĂ©ation cinĂ©matographique et audiovisuelle dans les formations, mais Ă©galement de la questionner, d’interroger ses apports et les difficultĂ©s auxquelles elle confronte les critĂšres acadĂ©miques ou encore comment elle se situe par rapport Ă  la profession.

Nous le ferons Ă  travers trois tables rondes et une sĂ©rie de projections de films d’étudiants prĂ©parĂ©es et organisĂ©es par les Ă©tudiantes et les Ă©tudiants du Master 1, encadrĂ©s par MĂ©lanie Forret. Il y aura ainsi trois soirĂ©es de projections de films de master, en prĂ©sence des rĂ©alisateurs et des rĂ©alisatrices. Les dĂ©bats seront animĂ©s par les Ă©tudiantes et Ă©tudiants de l’UniversitĂ© Paris 8.

Enfin, il s’agira dans cette journĂ©e de fonder une association d’anciens Ă©tudiants du master, afin de crĂ©er du lien entre les diffĂ©rentes promotions, dĂ©sormais nombreuses.

ComitĂ© d’organisation : Nicolas Droin, MĂ©lanie Forret, EugĂ©nie Zvonkine

Entrée gratuite dans la limite des places autorisées.

Consulter le programme.

Oct
14
jeu
2021
JournĂ©e d’Ă©tudes « Rire Ă  tout prix : La comĂ©die amĂ©ricaine des annĂ©es 1990 » @ UniversitĂ© Paris 8, Amphi X
Oct 14 Jour entier
Journée d'études "Rire à tout prix : La comédie américaine des années 1990" @ Université Paris 8, Amphi X
Journée d’études internationale
« Rire à tout prix : La comédie américaine des années 1990 »

Exit les John Landis, Bill Murray and Co (bien qu’ils nous rĂ©servent encore de belles surprises) ! Faites place Ă  une toute nouvelle gĂ©nĂ©ration du rire amĂ©ricain avec des « inconnus » en tĂȘte d’affiche (Cameron Diaz, Jim Carrey, Ben Stiller, Will Smith, Mike Myers, etc.) propulsĂ©s par des cinĂ©astes plein de promesses (Bobby et Peter Farrelly, Joel et Ethan Coen, Kevin Smith, Wes Anderson, Barry Sonnenfeld) qui ont su Ă  la fois poursuivre et renouveler l’hĂ©ritage de leurs aĂźnĂ©s.

Le petit Ă©cran fait encore parler de lui avec l’importance croissante du cĂąble permettant la crĂ©ation des plus cĂ©lĂšbres sĂ©ries animĂ©es (Les Simpson, Matt Groening et James L. Brooks ; South Park, Trey Parker et Matt Stone) qui deviendront le porte-Ă©tendard de la satire politique amĂ©ricaine. Aussi Ă©trange que cela puisse paraĂźtre, Les Simpson sont diffusĂ©s par la Fox du conservateur Rupert Murdock qui produit Ă©galement In Living Colorqui verra l’éclosion de grands comiques des annĂ©es 1990 : les frĂšres Wayans et Jim Carrey.

→ Consulter le programme de la journĂ©e d’Ă©tudes

La journée sera suivie à 19h30 par la projection du premier long-métrage des frÚres Peter et Bobby Farrelly : Dumb & Dumber (1994), avec Jim Carrey et Jeff Daniels.

Oct
21
jeu
2021
Du Front populaire aux mobilisations interprofessionnelles de l’aprĂšs-guerre – Histoire culturelle du cinĂ©ma @ INHA
Oct 21 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Du Front populaire aux mobilisations interprofessionnelles de l’aprĂšs-guerre - Histoire culturelle du cinĂ©ma @ INHA
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Du front populaire aux mobilisations interprofessionnelles de l’aprĂšs-guerre : quinze ans d’évolution des luttes sociales dans les studios français
par Morgan Lefeuvre

Lorsqu’un mouvement social d’une ampleur inĂ©dite paralyse le pays au mois de juin 1936, le cinĂ©ma français y prend une part active. Salles fermĂ©es, studios et laboratoires occupĂ©s, la grĂšve se rĂ©pand comme une trainĂ©e de poudre, sous l’impulsion du tout jeune syndicat gĂ©nĂ©ral de l’industrie du film (SGTIF) affiliĂ© Ă  la CGT. Si cette premiĂšre grande grĂšve d’occupation constitue un temps fondateur dans l’histoire sociale du cinĂ©ma et dans l’imaginaire des professionnels de la production, elle ne concerne pourtant que les catĂ©gories ouvriĂšres des studios, laissant en marge du mouvement les acteurs, rĂ©alisateurs et mĂȘmes les techniciens. Quinze ans plus tard, alors que le groupe Franstudio menace de fermer dĂ©finitivement ses installations de Joinville et Saint-Maurice l’ensemble des professionnels, acteurs et rĂ©alisateurs compris (GĂ©rard Philipe, Simone Signoret, RenĂ© Clair, Claude Autant-Lara, Jacques Becker
), se mobilisent aux cĂŽtĂ©s des ouvriers pour sauver ces deux studios emblĂ©matiques. Cette communication propose d’analyser l’implication grandissante des collaborateurs de crĂ©ation dans les revendications sociales des professionnels du cinĂ©ma, d’analyser l’évolution des modes de revendication au fil de la pĂ©riode et de montrer comment les luttes sociales constituent progressivement un terreau culturel commun aux diffĂ©rentes catĂ©gories socio-professionnelles de la production cinĂ©matographique française.

Morgan Lefeuvre est chercheuse associĂ©e Ă  la Queen Mary University of London au sein de l’ERC STUDIOTEC, elle enseigne Ă©galement Ă  l’universitĂ© de Lausanne. Auteure des Manufactures de nos rĂȘves – les studios de cinĂ©ma français des annĂ©es 1930 (PUR – 2021) et de divers articles sur l’histoire sociale du cinĂ©ma et les mĂ©tiers de la production, ses travaux portent Ă©galement sur les coopĂ©rations cinĂ©matographiques franco-italiennes depuis les annĂ©es 1930.

Afin d’assister Ă  cette sĂ©ance, une inscription est Ă  effectuer Ă  cette adresse : hcc2020@chartes.psl.eu.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

FĂ©v
3
jeu
2022
Les opĂ©rateurs de prise de vues cinĂ©matographiques en France au prisme de leur histoire syndicale et associative (1908-1928) – Histoire culturelle du cinĂ©ma (visioconfĂ©rence)
FĂ©v 3 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Les opérateurs de prise de vues cinématographiques en France au prisme de leur histoire syndicale et associative (1908-1928) - Histoire culturelle du cinéma (visioconférence)
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Les opérateurs de prise de vues cinématographiques en France au prisme de leur histoire syndicale et associative (1908-1928)
par Priska Morrissey

Associations, unions et syndicats participent pleinement au processus de professionnalisation d’un mĂ©tier. L’histoire de ces groupements rĂ©vĂšle et tĂ©moigne de processus identitaires oĂč l’identitĂ© d’un collectif est amenĂ© Ă  s’affiner, Ă  s’affirmer et se construire. Dans cette communication, nous reviendrons sur l’histoire des groupements syndicaux et associatifs des opĂ©rateurs de prises de vues cinĂ©matographiques, en France, entre 1908 et 1928. Nous verrons en quoi leurs titres, leurs objets et leurs activitĂ©s permettent de traverser et d’éclairer une histoire du mĂ©tier d’opĂ©rateur, depuis l’indistinction entre opĂ©rateur de prise de vues et opĂ©rateurs de projection (premier syndicat en 1908) jusqu’à l’apparition d’un syndicat rassemblant les uniques reporters (photo et cinĂ©ma) au milieu des annĂ©es 1920, tĂ©moignant des revendications d’une singularitĂ© des opĂ©rateurs spĂ©cialisĂ©s dans les actualitĂ©s.

Priska Morrissey est maĂźtresse de confĂ©rences en Ă©tudes cinĂ©matographiques Ă  l’universitĂ© Rennes 2, membre de l’unitĂ© de recherche Arts : Pratiques et PoĂ©tiques (EA3208) et chercheuse associĂ©e Ă  l’UMR Thalim (CNRS, ENS, Paris 3). Historienne du cinĂ©ma, elle a rĂ©cemment codirigĂ© deux ouvrages collectifs, publiĂ©s aux Presses universitaires de Rennes : Filmer la peau, avec Emmanuel Siety (2017) et Les Arts et la TĂ©lĂ©vision : discours et pratiques, avec Eric Thouvenel (2019). En 2021, elle publie chez l’AFRHC Les As de la manivelle : le mĂ©tier d’opĂ©rateur de prise de vues cinĂ©matographiques en France (1895-1930).

Merci de vous inscrire à l’adresse suivante pour recevoir le lien Zoom: hcc2020@chartes.psl.eu

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Avr
14
jeu
2022
« Qui tient la distribution tient le cinĂ©ma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français – Histoire culturelle du cinĂ©ma @ ENC, Salle Delisle
Avr 14 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
« Qui tient la distribution tient le cinĂ©ma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français - Histoire culturelle du cinĂ©ma @ ENC, Salle Delisle
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
« Qui tient la distribution tient le cinĂ©ma » ? Faire commerce du film dans l’empire colonial français
par Morgan Corriou

« Qui tient la distribution tient le cinĂ©ma ! », la phrase attribuĂ©e Ă  Tahar Cheriaa est rĂ©pĂ©tĂ©e Ă  l’envie Ă  Tunis, Ouagadougou ou Alger dans les annĂ©es 1970 et 1980. Le paradigme de l’échange inĂ©gal s’impose en effet aux pays du « Tiers-Monde » au fur et Ă  mesure que s’évaporent les rĂȘves des indĂ©pendances. L’impĂ©rialisme culturel est alors mis en lien avec l’hĂ©ritage colonial, sans que la mise en place d’une Ă©conomie spĂ©cifique du cinĂ©ma durant l’occupation française ne soit rĂ©ellement analysĂ©e. La relation entre Ă©conomie coloniale et commerce du film continue d’ĂȘtre peu explorĂ©e par les historiens. Cette communication se propose donc d’interroger, dans leur singularitĂ© comme dans leur banalitĂ©, les circulations du film dans l’empire colonial français, leurs Ă©volutions des annĂ©es 1910 Ă  la fin des annĂ©es 1950 et la sociologie des rĂ©seaux de distributeurs et d’investisseurs. Un accent plus particulier sera mis sur la diffusion des cinĂ©matographies non occidentales qui provoquent de vĂ©ritables paniques morales au sein de la colonie.

Morgan Corriou est archiviste palĂ©ographe, maĂźtresse de confĂ©rences en sciences de l’information et de la communication Ă  l’universitĂ© Paris 8 Vincennes–Saint-Denis. Ses travaux portent sur l’histoire Ă©conomique et sociale du cinĂ©ma au Maghreb pendant la pĂ©riode coloniale. Elle a dirigĂ© l’ouvrage collectif Publics et spectacle cinĂ©matographique en situation coloniale (Tunis, IRMC : CERES, 2012).

Exceptionnellement, la sĂ©ance se tiendra Ă  l’Ecole Nationale des Chartes.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Avr
21
jeu
2022
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944) – Histoire culturelle du cinĂ©ma @ INHA
Avr 21 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944) - Histoire culturelle du cinéma @ INHA
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Occupied Cinemas: Writing a Cultural and Social History of Film Production, Distribution, Exhibition and Reception in German-occupied Belgium (1940-1944)
par Roel Vande Winkel

Roel Vande Winkel is writing a book about the Belgian film industry during the German occupation (1940-1944). The book aims to deliver a cultural and social history of film production, distribution, exhibition and reception in German-occupied Belgium. In this lecture he talks about his multimethod research and presents preliminary research results. He discusses the advantages and the limitations of working with (1) archives and publications that were created by the occupier and collaborationists, (2) archival materials created or collected by the Belgian judiciary, after the liberation, (3) oral history interviews, (4) databases about film exhibition in 1940-1944, (5) a research website designed to share results with the general public.

Roel Vande Winkel is Associate Professor at KU Leuven and at LUCA School of Arts. Roel Vande Winkel. His publications include ‘Cinema and the Swastika: The International Expansion of Third Reich Cinema’ (with David Welch, 2007, rev. 2011), ‘Silencing Cinema: Film Censorship around the World’ (with Daniel Biltereyst, 2013) and ‘Film Professionals in Nazi-Occupied Europe’ (with Pavel Skopal, in 2021). He disseminates the results of his ongoing research on the website https://www.cinema-en-belgique-occupee.be/ He is also conducting research on Alfred Greven (1897-1973), the leader of Continental Films (1940-1944) in Paris.

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.

Mai
19
jeu
2022
Relire l’histoire du cinĂ©ma en France au prisme du fĂ©minisme : enjeux historiographiques et mĂ©thodologiques – Histoire culturelle du cinĂ©ma @ INHA
Mai 19 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Relire l’histoire du cinĂ©ma en France au prisme du fĂ©minisme : enjeux historiographiques et mĂ©thodologiques - Histoire culturelle du cinĂ©ma @ INHA
SÉMINAIRE HISTOIRE CULTURELLE DU CINÉMA
Relire l’histoire du cinĂ©ma en France au prisme du fĂ©minisme : enjeux historiographiques et mĂ©thodologiques
par HĂ©lĂšne Fleckinger

CentrĂ©e sur un travail de recherche en cours, cette communication propose d’aborder les enjeux historiographiques et mĂ©thodologiques que soulĂšve le geste de relecture de l’histoire du cinĂ©ma au prisme du fĂ©minisme, Ă  partir de l’exemple de la France. Si la dĂ©cennie 1970, marquĂ©e par l’apparition du Mouvement de libĂ©ration des femmes, reprĂ©sente un moment charniĂšre pour les approches fĂ©ministes du cinĂ©ma, sous un angle thĂ©orique et pratique, il s’agira toutefois ici d’interroger la place des femmes dans tous les secteurs et mĂ©tiers du cinĂ©ma, sur un long XXe siĂšcle, en tant qu’actrices sociales engagĂ©es au cƓur du processus de crĂ©ation, production, diffusion, rĂ©ception des Ɠuvres. En s’appuyant sur des Ă©tudes de cas et une analyse concrĂšte des sources, cette intervention sera aussi l’occasion d’évoquer un projet Ă©ditorial ancrĂ© dans les humanitĂ©s numĂ©riques : une EncyclopĂ©die des femmes cinĂ©astes et collaboratrices de crĂ©ation en France, Ă©volutive et collaborative.

Historienne du cinĂ©ma et de la vidĂ©o, HĂ©lĂšne Fleckinger est maĂźtresse de confĂ©rences Ă  l’UniversitĂ© Paris 8, actuellement en dĂ©lĂ©gation CNRS au sein du LEGS (UMR 8238). Autrice d’une thĂšse sur les rapports entre cinĂ©ma, vidĂ©o et fĂ©minisme (France, 1968-1981), spĂ©cialiste des pratiques et usages de la vidĂ©o lĂ©gĂšre, elle s’intĂ©resse aussi Ă  l’apport des humanitĂ©s numĂ©riques aux Ă©tudes cinĂ©matographiques et dirige, avec Nadja Ringart, le projet Ă©ditorial « Bobines fĂ©ministes ».

Séance dans le cadre du séminaire Histoire culturelle du cinéma.