Nov
23
jeu
2017
La création cinématographique. Coopérations artistiques et cadrages industriels. @ Université de Lorraine. Campus du Saulcy.
Nov 23 @ 9 h 30 min – Nov 24 @ 18 h 00 min
La création cinématographique. Coopérations artistiques et cadrages industriels. @ Université de Lorraine. Campus du Saulcy. | Metz | Grand Est | France
Colloque international
La création cinématographique. Coopérations artistiques et cadrages industriels.

ComitĂ© d’organisation :
Mélisande Leventopoulos (Université Paris 8)
Jean-Marc Leveratto (Université de Lorraine)
Katalin Pór (Université de Lorraine)
Caroline Renouard (Université de Lorraine)

Avec l’aide de Catherine Raban (2L2S) et Marie Pottier (UFR ALL)

 

Jeudi 23 novembre
Salle A214 (Matinée)
Salle A32 (AprĂšs-midi)

Vendredi 24 novembre
Salle A127

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DĂ©c
6
mer
2017
Le cinéma expérimental italien revisité 1960/70 @ INHA, Auditorium
DĂ©c 6 @ 9 h 15 min – 17 h 30 min
Le cinĂ©ma expĂ©rimental italien revisitĂ© 1960/70 @ INHA, Auditorium | Paris | Île-de-France | France
Le cinéma expérimental italien  des années 1960/70 revisité

Autour de la Cooperativa Cinema Indipendente Roma et des films retrouvés de Gianfranco Brebbia.

Au cours des annĂ©es 1960, Ă©mergĂšrent dans le monde entier des groupes de cinĂ©astes expĂ©rimentaux organisĂ©s en coopĂ©ratives indĂ©pendantes. Parmi ces courants, le mouvement italien, parfois autoproclamĂ© underground, se caractĂ©rise par son originalitĂ© et sa diversitĂ© esthĂ©tique, dans laquelle Paolo Bertetto a notamment distinguĂ© le cinĂ©ma d’artiste, le cinĂ©ma « auto-expressif » et le cinĂ©ma dĂ©constructif.

Manifestation co-organisĂ©e par Grains de LumiĂšre et CinĂ©doc Paris Film Coop, Le laboratoire ESTCA et la commission de Recherche de l’UniversitĂ© de Paris 8, avec le soutien du CNC.

Avr
5
jeu
2018
Penser le cinĂ©ma au prisme de l’enfance @ Maison de la Recherche UniversitĂ© Sorbonne Nouvelle - Paris 3
Avr 5 @ 9 h 30 min – Avr 6 @ 16 h 00 min
Penser le cinĂ©ma au prisme de l'enfance @ Maison de la Recherche UniversitĂ© Sorbonne Nouvelle - Paris 3 | Paris | Île-de-France | France
Penser le cinĂ©ma au prisme de l’enfance et l’enfance au prisme du cinĂ©ma
Avec le colloque « Penser le cinĂ©ma au prisme de l’enfance et l’enfance au prisme du cinĂ©ma », nous souhaitons rĂ©flĂ©chir aux films eux-mĂȘmes en mĂȘme temps qu’aux discours cinĂ©philiques, thĂ©oriques, poĂŻĂ©tiques et Ă  leur ancrage dans des contextes historiques, culturels et idĂ©ologiques. Que disent-ils du cinĂ©ma, de l’enfance et du rapport de l’un Ă  l’autre ? Comment l’enfance est-elle mise en scĂšne, reprĂ©sentĂ©e et pensĂ©e au travers des films ? L’enfant, comme figure, comme acteur et comme spectateur, permet-il de penser le cinĂ©ma aujourd’hui ou de soutenir une approche spĂ©cifique dans les politiques d’éducation Ă  l’image ?

Ce colloque succĂšde Ă  un premier symposium qui s’est tenu Ă  BrĂȘme en 2016 (Internationales Bremer Symposium zum Film,  Ă  l’universitĂ© de BrĂȘme), dont il se veut complĂ©mentaire. Ce premier Ă©vĂ©nement, organisĂ© par l’universitĂ© de BrĂȘme en coopĂ©ration avec l’universitĂ© Sorbonne Nouvelle – Paris 3, a pris ces discours comme point de dĂ©part pour poser des questions plus gĂ©nĂ©rales sur la figure de l’enfant et l’enfant acteur au cinĂ©ma, sur l’enfance comme dimension de l’expĂ©rience crĂ©atrice et de l’expĂ©rience spectatorielle. Le prĂ©sent colloque, organisĂ© par l’universitĂ© Sorbonne Nouvelle – Paris 3 en coopĂ©ration avec l’universitĂ© de BrĂȘme, souhaite Ă  prĂ©sent cibler la recherche commune sur l’histoire et le fonctionnement de ces discours, et rĂ©flĂ©chir sur leur valeur pour une pensĂ©e contemporaine du cinĂ©ma et de l’enfance, dans une perspective pĂ©dagogique notamment.

Une publication dans la revue ThĂ©orĂšme est envisagĂ©e Ă  l’issue du colloque.

Avec Alain Bergala, Hervé Joubert-Laurencin, Antonio Somaini, Teresa Castro, Emmanuel Siety, Pierre Gabaston, Bettina Henzler, Deborah Martin, Annette Kuhn, Dork Zabunyan.

Une projection sera organisée au Studio des Ursulines le jeudi 5 avril.

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Organisation :

Perrine Boutin et Emmanuel Siety
UniversitĂ© Sorbonne Nouvelle – Paris 3
Bettina Henzler
UniversitÀt Bremen

 

Oct
19
ven
2018
Gouverner par distraction : culture de masse et propagande Ă  l’ùre de Donald Trump, par D. Zabunyan. @ CitĂ© Universitaire - MAISON HEINRICH HEINE
Oct 19 @ 10 h 45 min – 11 h 30 min
Gouverner par distraction : culture de masse et propagande Ă  l’ùre de Donald Trump, par D. Zabunyan. @ CitĂ© Universitaire - MAISON HEINRICH HEINE | Paris | Île-de-France | France
Gouverner par distraction : culture de masse et propagande à l’ùre de Donald Trump.

Une conférence de Dork Zabunyan

Dans le cadre du Colloque : « Cinéma, masses et propagande : autour de Kracauer et Benjamin. »

Organisation : Olivier Agard (Sorbonne Université) et Stephanie Baumann (Université de Valenciennes/Polytechnique Hauts-de-France)

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DĂ©c
11
mar
2018
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours @ Institut National d'Histoire de l'Art
DĂ©c 11 @ 16 h 00 min – 18 h 00 min
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours
avec Olga Kobryn (Paris 3, Université de Lorraine Metz), Eugenie Zvonkine (Paris 8) / discussion avec Birgit Beumers (Aberystwyth University)

SĂ©ance dans le cadre du sĂ©minaire de recherche en histoire et esthĂ©tique du cinĂ©ma « RĂ©gimes d’historicitĂ© dans le cinĂ©ma des annĂ©es 1960 Ă  nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

Assa (1987) est un film rĂ©alisĂ© par SergueĂŻ Soloviov peu de temps avant la chute du mur de Berlin (1989) et la dislocation de l’URSS (1991), en pleine pĂ©riode politique de la PerestroĂŻka et au tout dĂ©but de la glastnost. Devenu culte, ce vĂ©ritable manifeste politique et esthĂ©tique rĂ©unit pour la premiĂšre fois sur grand Ă©cran et rend « visibles » l’ensemble des artistes de la culture « underground », principalement issus du milieu bohĂ©mien saint- pĂ©tersbourgeois et moscovite (milieu Rock, conceptualisme de Moscou, mouvement AptArt – « apartment art », cinĂ©ma expĂ©rimental). Si le film se construit sur des Ă©lĂ©ments documentaires et historiques, un grand nombre d’anachronismes (Ă©vocation de l’histoire de la Russie du dĂ©but du XIXĂšme siĂšcle, rĂ©fĂ©rences au cinĂ©ma expĂ©rimental des annĂ©es 1950 – 1960, prĂ©sence des Ă©lĂ©ments historiquement postĂ©rieurs Ă  l’action du film qui se dĂ©roule en 1980) complexifient le rapport Ă  l’Histoire et soulĂšvent la question de la stratification et de la « crise de temps » dĂ©finie comme tension et distance entre le champ d’expĂ©rience et l’horizon d’attente (Hartog). Loin de reprĂ©senter un simple symptĂŽme de l’« Ă©poque des changements », Assa participe Ă  la rĂ©Ă©criture du rĂ©gime historique dominant et Ă  la construction d’un nouveau rĂ©gime d’historicitĂ©.

Leto de Kirill Serebrennikov, qui sort le 5 dĂ©cembre en France, dialogue Ă  son tour avec Assa et d’autres films des annĂ©es 1980 dans un rapport intertextuel serrĂ© et inventif et s’éloigne du biopic, proposant Ă  son tour un nouveau rĂ©gime d’historicitĂ©.

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Jan
15
mar
2019
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette
Jan 15 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Approches du mouvement dans les films de Marie Menken : entre caméra somatique et cinéma poétique », par Bårbara Janicas (doctorante ESTCA, Paris 8) et Stéphanie Herfeld (chercheuse, Paris-Ouest-Nanterre).

Dans les films que Marie Menken rĂ©alisa camĂ©ra Ă  bout de bras, en investissant son regard et son corps dans une exploration jouissive du monde, nous avons affaire Ă  des images abstraites qui, par leur caractĂšre de mobilitĂ© et spontanĂ©itĂ©, crĂ©ent des vĂ©ritables poĂšmes visuels et rythmiques suscitant des expĂ©riences du mouvement proches de la danse. En privilĂ©giant la dimension somatique et matĂ©rielle du travail de Menken, cette sĂ©ance propose d’aborder ses films comme le domaine d’expĂ©rimentation d’un autre cinĂ©ma poĂ©tique au sein de l’avant-garde amĂ©ricaine, anticipant Ă©galement certaines pratiques de la cinĂ©-danse qui Ă©mergea en tant que genre filmique entre les annĂ©es 1940 et 1970.

Intervention de BĂĄrbara Janicas : Cette communication propose d’aborder le cinĂ©ma de Marie Menken, souvent rapprochĂ© de la peinture et parfois aussi de la danse, comme le domaine d’affirmation d’un autre cinĂ©ma poĂ©tique « matĂ©rialiste » au sein de l’avant-garde amĂ©ricaine des annĂ©es 1940-1970. En privilĂ©giant la dimension expĂ©rientielle et matĂ©rielle de son travail avec le support filmique, nous allons montrer que la poĂ©sie des films de Menken tient moins au modĂšle lyrique cĂ©lĂ©brĂ© Ă  l’époque par Maya Deren, qu’à l’idĂ©e du « cinĂ©-poĂšme » vĂ©hiculĂ©e par les avant-gardes des annĂ©es 1920. En nous appuyant sur les tĂ©moignages de Stan Brakhage et Jonas Mekas, qui furent les premiers Ă  louer la capacitĂ© de Menken Ă  traduire la rĂ©alitĂ© filmĂ©e en « poĂ©sie d’images vibrantes de mouvement », nous allons essayer de montrer comment sa pratique filmique expĂ©rimentale invite Ă  l’expĂ©rience somatique d’une forme d’expression poĂ©tique des objets, de la lumiĂšre, et du corps-mobile invisible derriĂšre l’appareil.

Intervention de StĂ©phanie Herfeld (invitĂ©e) : L’originalitĂ© du parcours de Marie Menken permet un passage entre plusieurs pratiques artistiques, de la peinture abstraite au cinĂ©ma expĂ©rimental Ă  l’art performatif. Et l’économie modeste et intime de ses travaux explique sans doute la libertĂ© et la nouveautĂ© de ses gestes. DĂšs lors, si l’on approche ses films au prisme de la pensĂ©e de Gilles Deleuze, on peut non seulement rĂ©affirmer les enjeux de l’Image-mouvement, mais surtout penser l’expĂ©rimental, ainsi que le lien entre les gestes de l’Image-temps et la crĂ©ation de pensĂ©e.  Ce qui indique une richesse  encore peu explorĂ©e de sa production visuelle.

 

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FĂ©v
12
mar
2019
PrĂ©sent en crise et stigmates du passĂ© dans le cinĂ©ma d’Avi Mograbi @ Maison de la Recherche
FĂ©v 12 @ 16 h 00 min – 18 h 00 min
PrĂ©sent en crise et stigmates du passĂ© dans le cinĂ©ma d’Avi Mograbi @ Maison de la Recherche
PrĂ©sent en crise et stigmates du passĂ© dans le cinĂ©ma d’Avi Mograbi
avec Macha Ovtchinnikova (Université de Picardie Jules Verne) / discussion avec Tamara Erde (réalisatrice et artiste).

 

 

SĂ©ance dans le cadre du sĂ©minaire de recherche en histoire et esthĂ©tique du cinĂ©ma « RĂ©gimes d’historicitĂ© dans le cinĂ©ma des annĂ©es 1960 Ă  nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

La filmographie d’Avi Mograbi se forge Ă  partir d’une douloureuse actualitĂ© israĂ©lienne lacĂ©rĂ©e de traces, de stigmates du passĂ© sanglant. A chaque film, le cinĂ©aste plonge dans le prĂ©sent impĂ©tueux de son pays qu’il traite comme une urgence. Loin d’ĂȘtre un espace d’explosion dĂ©sintĂ©ressĂ©e, les films de Mograbi sont un lieu de rĂ©flexion permanente autant sur la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne que sur le cinĂ©ma. Je m’intĂ©resserai particuliĂšre Ă  son film de 2001, AoĂ»t, avant l’explosion dans lequel le cinĂ©aste s’adresse au spectateur en lui confiant son projet : filmer tous les jours du mois d’aoĂ»t le quotidien de ses compatriotes israĂ©liens. Il s’agira d’analyser comment ces images du prĂ©sent en crise dĂ©voilent les diffĂ©rentes strates du dispositif cinĂ©matographique, en exhibent les coutures afin de le transformer en lieu de rĂ©sistance politique.

Tamara Erde est diplĂŽmĂ©e de Bezalel Academy Ă  Jerusalem, et du Fresnoy, la rĂ©alisatrice et artiste franco-israĂ©lienne Tamara Erde explore diffĂ©rents mĂ©diums: rĂ©alisatrice de documentaires et de fictions, elle crĂ©e Ă©galement des performances de danse et des installations vidĂ©o. Ses Ɠuvres sont prĂ©sentĂ©es dans les plus grands festivals internationaux. Ses films documentaires This is my land et le rĂ©cent Looking for Zion interrogent le conflit israĂ©lo-palĂ©stinien Ă  travers le prisme de l’enseignement de l’histoire dans les Ă©coles israĂ©liennes et palestinienne ou de sa propre histoire familiale.

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Mar
19
mar
2019
La boucle animĂ©e, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique @ INHA - salle Mariette
Mar 19 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
La boucle animĂ©e, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

Marion Charroppin (doctorante ESTCA, Paris 8) : La boucle animée, du jouet optique au Gif

Le projet de cette thĂšse est de relier l’analyse esthĂ©tique des boucles continues issues des jouets optiques Ă  celle d’images animĂ©es ultĂ©rieures telles que le Gif. Apparu en 1983, le Gif ou « graphic interchange format » dĂ©signait Ă  l’origine un format d’image numĂ©rique fixe destinĂ©e Ă  internet. À partir de 1996 oĂč apparaĂźt un Gif reprĂ©sentant un bĂ©bĂ© qui danse, ce format correspond Ă  une image animĂ©e selon une brĂšve sĂ©quence qui se rĂ©pĂšte Ă  l’infini. À l’ùre de la communication numĂ©rique, les Gif sont surtout prĂ©sents sur les rĂ©seaux sociaux et les smartphones, s’intĂ©grant aux discussions comme un nouvel Ă©lĂ©ment de ponctuation. Dans le cas d’une boucle continue, la premiĂšre et la derniĂšre phase de l’action se confondent, effaçant le dĂ©but et la fin. Dans ce cas, le Gif est une forme d’image animĂ©e de tendance anarrative, qui remet en question la classique conception linĂ©aire du temps de l’image animĂ©e cinĂ©matographique. Il nous semble intĂ©ressant de questionner la place que peut avoir cet objet anarratif dans une conversation virtuelle sur les rĂ©seaux sociaux.

Il semblerait que le Gif animĂ© en boucle continue soit une entitĂ© graphique qui exprime de l’affect plutĂŽt qu’il ne raconte une histoire. Les reprĂ©sentations culturelles qu’il rĂ©emploie sont choisies pour leur pouvoir expressif. Le Gif peut ĂȘtre composĂ©e de plusieurs petites actions mais son ensemble est conçu pour provoquer une Ă©motion simple : rire, peur, dĂ©goĂ»t, excitation sexuelle. On rencontre ce schĂ©ma anarratif avant l’ùre du cinĂ©ma narratif classique, Ă  travers certains jouets optiques du XIXe siĂšcle (phĂ©nakistiscope, zootrope,praxinoscope) qui prĂ©sentent des animations en boucle continue composant le mĂȘme genre d’« unitĂ© expressive » que le Gif.

Au cours de ce travail, nous questionnerons les modalitĂ©s d’expression de la boucle animĂ©e,son Ă©volution dans le temps, ainsi que la rĂ©ception de ces images, en comparant les boucles animĂ©es du « prĂ©cinĂ©ma » et celles du postcinĂ©ma d’un point de vue scĂ©naristique, stylistique et de leur technique d’animation. Nous nous demanderons comment, du XIXe siĂšcle Ă  nos jours, la consommation spĂ©cifique des images animĂ©es en boucle a impactĂ© le ressenti des formes, des couleurs et du mouvement chez le spectateur. L’expression cyclique d’un motif entraĂźnant une consommation des images de l’ordre de « l’attraction», nous verrons en quoi les boucles continues des Gif participent Ă  faire de l’ùre numĂ©rique une Ăšre attractionnelle en rupture avec le schĂ©ma narratif de l’ùre cinĂ©matographique.

Stefano Darchino (doctorant ESTCA, Paris 8) : Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique

En s’appuyant sur les concepts de Tzvetan Todorov, de Jean-Louis Leutrat et de Janet Staiger (entre autres), une approche historique et « matĂ©rialiste » Ă  l’égard des genres cinĂ©matographiques sera proposĂ©e : ils n’existent qu’à partir du moment oĂč ils sont nommĂ©s. Dans ce processus de crĂ©ation, un rĂŽle fondamental est souvent jouĂ© par les critiques de cinĂ©ma, dont les textes publiĂ©s participent Ă  la diffusion du genre : par exemple, on sait que le « film noir » a Ă©tĂ© forgĂ© par la critique cinĂ©matographique française. L’étude de cas qui sera employĂ©e correspond au genre italien du « cinema demenziale » (cinĂ©ma dĂ©mentiel), nĂ© au dĂ©but des annĂ©es quatre-vingt Ă  partir de la rĂ©ception critique de quelques films comiques amĂ©ricains venant de sortir en salles : 1941 (de Steven Spielberg, 1979), Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (Airplane!, de Jim Abrahams, David Zucker & Jerry Zucker, 1980) et The Blues Brothers (de John Landis, 1980).

 

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Juin
6
jeu
2019
RhĂ©torique filmĂ©e au cinĂ©ma – Colloque international @ Maison de la la Recherche, UniversitĂ© Paris 8 Vincennes - Saint-Denis
Juin 6 @ 9 h 30 min – 19 h 30 min
Rhétorique filmée au cinéma - Colloque international @ Maison de la la Recherche, Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis
Rhétorique filmée au cinéma (1927-1960) Etats-Unis, France, Allemagne Colloque international

Manifestation produite avec le soutien de l’équipe EsthĂ©tique, Sciences et Technologies du CinĂ©ma et de l’Audiovisuel (ESTCA), de l’équipe ScĂšnes du monde, crĂ©ation, savoirs critiques et de la Direction des Services de la recherche de l’UniversitĂ© Paris 8 Vincennes – Saint-Denis.

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Juin
7
ven
2019
RhĂ©torique filmĂ©e au cinĂ©ma – Colloque @ Maison des Sciences de l'Homme (Paris Nord)
Juin 7 @ 9 h 30 min – 19 h 30 min
Rhétorique filmée au cinéma - Colloque @ Maison des Sciences de l'Homme (Paris Nord)
Rhétorique filmée au cinéma (1927-1960) Etats-Unis, France, Allemagne Colloque international

Manifestation produite avec le soutien de l’équipe EsthĂ©tique, Sciences et Technologies du CinĂ©ma et de l’Audiovisuel (ESTCA), de l’équipe ScĂšnes du monde, crĂ©ation, savoirs critiques et de la Direction des Services de la recherche de l’UniversitĂ© Paris 8 Vincennes – Saint-Denis.

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Oct
31
jeu
2019
Du renversement – ThĂ©Ăątres de la mĂ©moire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Oct 31 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Du renversement - Théùtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« Du renversement » Intervention d’Erik Bullot

À rebours de toute tĂ©lĂ©ologie, l’archĂ©ologie des mĂ©dias a attirĂ© notre attention sur la survivance et le retour des formes et des techniques. L’histoire du cinĂ©ma obĂ©it-elle Ă  un principe de renversement temporel ? Est-elle une anagramme ?

En s’appuyant sur des travaux de recherche personnels autour d’une histoire virtuelle des relations de l’art et du cinĂ©ma et d’une Ă©tude sur Raymond Roussel et le cinĂ©ma, cette sĂ©ance du sĂ©minaire s’attachera Ă  instruire plus particuliĂšrement la notion de remĂ©diation rĂ©trograde. ProposĂ©e par Jay David Bolter et Richard Grusin dans leur ouvrage Remediation. Understanding New Media, reprise et dĂ©veloppĂ©e par Pavle Levi dans Cinema by Other Means, la remĂ©diation rĂ©trograde dĂ©signe le fait pour un mĂ©dium ancien de traduire ou d’imiter les possibilitĂ©s offertes par un mĂ©dium plus rĂ©cent.

Marguerite Vappereau donnera la réplique à Erik Bullot.

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théùtres de la mémoire.

Nov
19
mar
2019
DĂ©couvertes du cinema muet italien dans les collections du CNC @ CNC Bois-d’Arcy / CNC
Nov 19 @ 9 h 30 min – Nov 20 @ 18 h 00 min
DĂ©couvertes du cinema muet italien dans les collections du CNC @ CNC Bois-d’Arcy / CNC
DĂ©couvertes du cinema muet italien dans les collections du CNC

Un Ă©vĂ©nement co-organisĂ© par ArTeC, la Direction du patrimoine du CNC, l’UniversitĂ© Paris LumiĂšres (UPL) et l’ESTCA (UniversitĂ© Paris 8), avec la participation de la CinĂ©mathĂšque française, du Museo Nazionale del Cinema – Torino, du CSC – Cineteca Nazionale (Roma), de la Cineteca di Bologna, et de la Fondazione Cineteca Italiana – Milano

Sous la direction de CĂ©line Gailleurd et BĂ©atrice de Pastre.

ComitĂ© d’organisation et scientifique : BĂ©atrice de Pastre, Éric Le Roy, Laurent Bismuth, CĂ©line Gailleurd, Olivier Bohler. Assistant du comitĂ© : Stefano Darchino.

Cet Ă©vĂ©nement s’inscrit dans le cadre du projet de recherche et de crĂ©ation « Le cinĂ©ma muet italien Ă  la croisĂ©e des arts europĂ©ens (1896-1930) », dĂ©veloppĂ© par CĂ©line Gailleurd au sein de l’EUR ArTeC, de l’UniversitĂ© Paris LumiĂšres (UPL) et de l’ESTCA (UniversitĂ© Paris 8)

Cliquer pour télécharger le programme version pdf ou pour consulter la page du colloque sur le site.

Nov
28
jeu
2019
Filmer l'(im)possible : les temps Ă  venir d’Alexander Kluge @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Nov 28 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Filmer l'(im)possible : les temps Ă  venir d'Alexander Kluge @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« Filmer l'(im)possible : les temps Ă  venir d’Alexander Kluge » Maguelone Loublier (UniversitĂ© du Mans/ESTCA) avec Christa BlĂŒmlinger (rĂ©pondante)

Il s’agira de penser la tension entre possible et impossible dans les films-essais d’Alexander Kluge. Dans son Ɠuvre cinĂ©matographique, Kluge ne cherche ni Ă  rĂ©pĂ©ter ni Ă  imiter le rĂ©el, mais le reprĂ©sente autrement, en faisant advenir dans l’image et dans les mots les puissances du possible. A partir de l’analyse du possible comme « catĂ©gorie esthĂ©tique » (Deleuze/Guattari), nous verrons comment les films de Kluge reprĂ©sentent le possible pour donner de l’élan au rĂ©el, pour y crĂ©er du possible et faire surgir l’imprĂ©visible et l’impossible. En entrelaçant les temporalitĂ©s, en tissant fiction et histoire, Kluge imagine d’autres possibilitĂ©s et crĂ©e de l’impossible ; il offre ainsi au cinĂ©ma un « rĂ©cit au subjonctif », qui Ă©chappe Ă  la narration au prĂ©sent et Ă  l’imparfait.

Normalienne, agrĂ©gĂ©e d’allemand, Maguelone Loublier est actuellement ATER Ă  l’UniversitĂ© du Mans. Elle a soutenu une thĂšse en Ă©tudes cinĂ©matographiques Ă  Paris 8 et Ă  la Goethe-UniversitĂ€t (Francfort-sur-le-Main) sur les manifestations de la voix dans l’oeuvre d’Alexander Kluge : « Variations et mĂ©tamorphoses. Une voix allemande: Alexander Kluge ».

Elle a publié : « L’ombre d’une corne de taureau ou le conte de l’Enfant obstinĂ© chez Alexander Kluge » (Germanica, 61, 2017), « Eine gespenstische Stimme geht um in Alexander Kluges Filmen » (Alexander-Kluge-Jahrbuch, 5, 2018) et « Le film-essai: quand le je-ne-sais-quoi de la voix et le presque-rien du silence ponctuent l’image (Godard, Marker, Kluge) » (Voix et silence dans les arts: passages, poĂŻĂšsis et performativitĂ©, 2019).

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théùtres de la mémoire.

Jan
30
jeu
2020
The time of this story is the future – ThĂ©Ăątres de la mĂ©moire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Jan 30 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
The time of this story is the future - Théùtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« « The time of this story is the future ». Du bon usage de l’anticipation pour faire Ă©merger la conscience des crimes de masse » Ophir LĂ©vy (Paris 8/ESTCA) avec Sylvie Lindeperg (rĂ©pondante)

Dans la proximitĂ© immĂ©diate avec des faits gĂ©nocidaires, il arrive que la fable cinĂ©matographique se conjugue au futur, comme s’il s’agissait de s’accorder, par cette distance artificielle, le recul nĂ©cessaire Ă  l’apprĂ©hension d’un Ă©vĂ©nement qui dĂ©borde l’entendement. L’exemple le plus emblĂ©matique d’une telle dĂ©marche est sans doute None Shall Escape d’AndrĂ© de Toth, film tournĂ© en octobre 1943 et sorti en fĂ©vrier 1944, qui s’ouvre sur ces mots : « The time of this story is the future. The war is over » et qui imagine l’hypothĂ©tique procĂšs d’un criminel de guerre jugĂ© devant le « Tribunal International du district de Varsovie ». Alors mĂȘme qu’Auschwitz fonctionne Ă  plein rĂ©gime, ce film est le premier Ă  Ă©voquer frontalement le sort des Juifs dans une Europe sous domination nazie.

En revenant sur la genĂšse de None Shall Escape, mais Ă©galement en sollicitant d’autres exemples tirĂ©s aussi bien de la littĂ©rature de la fin du XIXe siĂšcle que des dramatiques radio de l’immĂ©diat aprĂšs-guerre, nous voudrions interroger cet enchevĂȘtrement des temporalitĂ©s si caractĂ©ristique des rĂ©cits marquĂ©s par la mĂ©moire du gĂ©nocide et nous demander quelles pourraient ĂȘtre les vertus Ă©pistĂ©mologiques d’une telle projection de l’actualitĂ© dans l’avenir.

Ophir Levy est maĂźtre de confĂ©rences en Ă©tudes cinĂ©matographiques Ă  l’universitĂ© Paris 8 – Vincennes – Saint-Denis. Sa thĂšse consacrĂ©e Ă  la migration des images d’archives de la dĂ©portation et Ă  l’empreinte souterraine de la mĂ©moire de la Shoah dans le cinĂ©ma contemporain (sous la dir. de Sylvie Lindeperg, universitĂ© Paris 1 – « Prix de la Recherche » de l’InathĂšque en 2014) a donnĂ© lieu Ă  la publication de l’ouvrage Images clandestines. MĂ©tamorphoses d’une mĂ©moire visuelle des « camps » (Hermann, 2016). Il est Ă©galement l’auteur de Penser l’humain Ă  l’aune de la douleur. Philosophie, histoire, mĂ©decine. 1845-1945 (L’Harmattan, 2009).

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théùtres de la mémoire.

FĂ©v
13
jeu
2020
Les images des barricades – ThĂ©Ăątres de la mĂ©moire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
FĂ©v 13 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Les images des barricades - Théùtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« Les images des barricades » Jennifer Wild (université de Chicago) avec Arno Gisinger (répondant)

La communication de Jennifer Wild portera sur des dimensions politiques et matĂ©rielles d’un devenir temporel de la photographie.

Elle s’interrogera sur la capacitĂ© de « reconnaissance radicale » qu’a l’image photographique Ă  l’égard des sujets marginaux, opprimĂ©s ou « subalternes ». C’est Ă  partir des photographies des barricades de la Commune de Paris (1871) que sera menĂ©e l’enquĂȘte historique sur les rĂ©volutions politiques, culturelles et artistiques, Ă  travers la photographie, le cinĂ©ma et les arts.

Les photographies des barricades constituent, d’une part, les traces historiques d’une insurrection passĂ©e et de la rĂ©sistance « performative » des citoyens. Mais elles constituent aussi le fonds Ă  partir duquel explorer les esthĂ©tiques, politiques et matĂ©rielles, que permet la « nouvelle » photographie (circa 1871). D’autre part, ces photographies font Ă©galement de l’image des barricades un ensemble figural ou une forme qui rĂ©unit soulĂšvement populaire et stratĂ©gies matĂ©rielles. A la demande de reconnaissance sociale et politique, cette combinaison associe surtout une demande de visibilitĂ©.

L’idĂ©e centrale de cette intervention est que la barricade offre un point de vue alternatif permettant d’examiner les formes photographiques et filmiques ultĂ©rieures. Celles-ci mettent en relief la matĂ©rialitĂ© de la photographie, Ă  la fois en termes de longue durĂ©e (de la politique esthĂ©tique de l’image) et comme capacitĂ© de la photographie Ă  libĂ©rer les sujets photographiques de leur position culturelle subordonnĂ©e, afin qu’ils puissent ĂȘtre reconnus dans leur intĂ©gritĂ© et leur humanitĂ©. Cela met en lumiĂšre le fait qu’ont Ă©tĂ© sous-estimĂ©es les relations du mĂ©dium photographique avec l’Histoire comme avec la fonction historique de l’esthĂ©tique politique de l’image.

Jennifer Wild, Professeure dans les deux dĂ©partements de Cinema & Media Studies et Romance Languages & Literatures Ă  L’UniversitĂ© de Chicago, est l’auteure du livre The Parisian Avant-Garde in the Age of Cinema (University of California Press, 2015).

Arno Gisinger, MaĂźtre de confĂ©rences au dĂ©partement de photographie (UFR Arts, Philosophie, EsthĂ©tique) Ă  l’UniversitĂ© Paris 8, est photographe, plasticien et historien.

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théùtres de la mémoire.

FĂ©v
14
ven
2020
Wang Bing’s 15 Hours and the Chimera of Endlessness – Rencontre avec Erika Balsom @ Institut national d'histoire de l'art, Salle Vassari
FĂ©v 14 @ 11 h 00 min – 14 h 00 min
Wang Bing’s 15 Hours and the Chimera of Endlessness - Rencontre avec Erika Balsom @ Institut national d'histoire de l'art, Salle Vassari
Les Rencontres Edesta Synchronisation

SĂ©minaire animĂ© par Paul-Louis Rinuy (AIAC) et Christa BlĂŒmlinger (ESTCA), proposĂ© avec le soutien de l’EUR ArTec et du CollĂšge des Ecoles Doctorales de l’UniversitĂ© Paris 8

Erika Balsom (King’s College, London) : « Wang Bing’s 15 Hours and the Chimera of Endlessness » RĂ©pondant : Dork Zabunyan (ESTCA)

Longtemps, le documentaire d’observation a souffert, auprĂšs des commissaires d’exposition de l’art contemporain, d’un statut de mauvais objet, trop Ă©loignĂ© d’une certaine artificialitĂ© requise. Cette confĂ©rence s’intĂ©ressera Ă  sa revalorisation rĂ©cente, notamment dans le cadre de la Documenta 11 de 2002, dirigĂ©e par Okwui Enwezor. Reconnaissant qu’il ne s’agit pas d’une simple « copie » du monde, plusieurs artistes ont dĂ©sormais choisi cette stratĂ©gie. La confĂ©rence explorera ce paradoxe apparent Ă  partir d’une discussion portant sur l’Ɠuvre du cinĂ©aste et artiste chinois Wang Bing, 15 Hours (2017), qui documente une journĂ©e de travail dans un atelier textile chinois. L’installation se situe Ă  l’intersection entre des discours sur le cinĂ©ma numĂ©rique et le tournant documentaire dans l’art, dans la mesure oĂč l’Ɠuvre rĂ©affirme la primautĂ© de la saisie optique en mĂȘme temps que les possibilitĂ©s singuliĂšres d’un mode d’enregistrement de longue durĂ©e, propre Ă  la vidĂ©o numĂ©rique. (ConfĂ©rence en anglais)

Erika Balsom est professeure (Senior Lecturer) en Ă©tudes de cinĂ©ma au King’s College Ă  Londres. Elle est l’auteur de After Uniqueness : A History of Film and Video Art in Circulation (2017) et de Exhibiting Cinema in Contemporary Art (2013), et a co-dirigĂ©, entre autres, Artists’ Moving Image in Britain since 1989 (2019) et Documentary Across Disciplines (2016). Elle a publiĂ© dans des revues acadĂ©miques comme Grey Room et Cinema Journal et contribue rĂ©guliĂšrement Ă  des magazines critiques comme Artforum, frieze, et Sight & Sound.

Mar
12
jeu
2020
Trump, un film d’AmĂ©rique – ThĂ©Ăątres de la mĂ©moire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Mar 12 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Trump, un film d’AmĂ©rique - ThĂ©Ăątres de la mĂ©moire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« Trump, un film d’AmĂ©rique » Dork Zabunyan (ESTCA) avec Matthias Steinle (rĂ©pondant, Sorbonne nouvelle – Paris 3)

AprĂšs discussion Ă  propos de la consigne « le 5 mars, l’universitĂ© s’arrĂȘte », il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de maintenir la sĂ©ance du jeudi 12 mars. Dans le contexte actuel de mobilisation contre le projet de la rĂ©forme de l’universitĂ© (LPPR), il nous a semblĂ© important de poursuivre une rĂ©flexion qui cherche Ă  aiguiser, avec le cinĂ©ma, des outils d’analyse pour comprendre et Ă©ventuellement avoir prise sur notre histoire contemporaine.

À cette dĂ©cision, Dork Zabunyan aimerait ajouter ceci, en lien avec le sujet de son intervention : « La LPPR est triste, Trump est archi-triste. Et ce serait encore plus triste de ne pas Ă©changer sur l’une comme sur l’autre dans le cadre d’un sĂ©minaire qui se veut critique et qui existe depuis 17 ans malgré toutes les contraintes Ă©conomiques ».

L’Ă©lection de Donald Trump Ă  la prĂ©sidence des Etats-Unis d’AmĂ©rique a bouleversĂ© les modes de reprĂ©sentation fictionnels du pouvoir politique au cinĂ©ma comme Ă  la tĂ©lĂ©vision. Les scĂ©naristes de Hollywood sont en crise et les showrunners de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es sont aux abois : le 45e prĂ©sident  amĂ©ricain ne ressemble Ă  aucun autre, et il rend obsolĂšte la figure mĂȘme du « leader du monde libre ».

Plusieurs questionnements qui engagent l’avenir de la crĂ©ation cinĂ©matographique accompagnent cette crise de la fiction Ă  l’Ăšre de Trump : un biopic de l’actuel prĂ©sident amĂ©ricain qui ne tomberait pas dans l’Ă©cueil du bĂȘtisier est-il possible ? Si une caricature de la caricature est contre-productive d’un point de vue critique, quelles puissances d’expression le cinĂ©ma peut-il mobiliser pour dĂ©noncer le fascisme mĂȘlĂ© de bouffonerie de Trump ? La fiction historique peut-elle se prĂ©valoir de faire le « procĂšs » du prĂ©sident amĂ©ricain, comme Hans J. Syberberg s’Ă©tait proposĂ© de rĂ©aliser, avec les moyens du cinĂ©ma, le « procĂšs de Hitler » (dans Hitler, un film d’Allemagne, 1977) ? Peut-on esquisser au final les contre-images de Trump qui resteront dans nos mĂ©moires ? Et ces contre-images pourront-elles constituer Ă  leur tour le contrepoint d’un individu dont l’action politique annule le passĂ© et mĂ©prise l’Histoire ?

Dork Zabunyan est professeur en cinĂ©ma Ă  l’UniversitĂ© Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Deux de ses ouvrages ont Ă©tĂ© rĂ©cemment traduits en anglais : Foucault at the Movies (avec P. Maniglier, Columbia UP, 2018, trad. Clare O’Farrell) et The Insistence of Struggle (IF Publications, 2019, trad. Stefan Tarnowski). Il prĂ©pare actuellement un essai sur les images de Donald Trump.

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théùtres de la mémoire.

Nov
12
jeu
2020
Hommage Ă  MichĂšle Lagny – ThĂ©Ăątres de la mĂ©moire (visioconfĂ©rence) @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Nov 12 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Hommage à MichÚle Lagny - Théùtres de la mémoire (visioconférence) @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
PrĂ©sentation du recueil d’articles de MichĂšle Lagny (codirectrice de « ThĂ©Ăątres de la mĂ©moire », 2003-2018)

Hors cadre : imaginaires cinĂ©matographiques de l’histoire (Hermann, coll. « L’esprit du cinĂ©ma », 2020) par les quatre coĂ©ditrices du volume : Emmanuelle AndrĂ© (Paris 7), Christa BlĂŒmlinger (Paris 8), Sylvie Lindeperg (Paris 1) et Sylvie Rollet (Poitiers)

 

Les textes rĂ©unis dans le volume – dont l’écriture s’échelonne sur un peu plus de trente ans –dessinent le visage d’une chercheuse infatigable, animĂ©e d’une indĂ©fectible curiositĂ©. Au tournant des annĂ©es 1970 et 1980, en France, l’entreprise pionniĂšre de Marc Ferro a commencĂ© Ă  fissurer le mur qui sĂ©pare la recherche historique et l’analyse des discours audiovisuels. Ce moment oĂč les domaines de compĂ©tence se redĂ©finissent et oĂč les certitudes s’effondrent est celui des premiĂšres publications de MichĂšle Lagny, consacrĂ©es Ă  la RĂ©volution russe filmĂ©e par Eisenstein. Elle se convainc immĂ©diatement d’un principe, qu’elle ne cessera de rĂ©pĂ©ter : il faut « faire de l’analyse filmique un prĂ©alable instrumental Ă  la dĂ©marche proprement historique. » 

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théùtres de la mémoire.

DĂ©c
10
jeu
2020
Trump, un film d’AmĂ©rique – ThĂ©Ăątres de la mĂ©moire (visioconfĂ©rence) @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
DĂ©c 10 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Trump, un film d’AmĂ©rique - ThĂ©Ăątres de la mĂ©moire (visioconfĂ©rence) @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« Trump, un film d’AmĂ©rique »
Dork Zabunyan (Université Paris 8)

Reprise de la séance interrompue du 12 mars dernier.

L’Ă©lection de Donald Trump Ă  la prĂ©sidence des Etats-Unis d’AmĂ©rique a bouleversĂ© les modes de reprĂ©sentation fictionnels du pouvoir politique au cinĂ©ma comme Ă  la tĂ©lĂ©vision. Les scĂ©naristes de Hollywood sont en crise et les showrunners de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es sont aux abois : le 45e prĂ©sident  amĂ©ricain ne ressemble Ă  aucun autre, et il rend obsolĂšte la figure mĂȘme du « leader du monde libre ».

Plusieurs questionnements qui engagent l’avenir de la crĂ©ation cinĂ©matographique accompagnent cette crise de la fiction Ă  l’Ăšre de Trump : un biopic de l’actuel prĂ©sident amĂ©ricain qui ne tomberait pas dans l’Ă©cueil du bĂȘtisier est-il possible ? Si une caricature de la caricature est contre-productive d’un point de vue critique, quelles puissances d’expression le cinĂ©ma peut-il mobiliser pour dĂ©noncer le fascisme mĂȘlĂ© de bouffonerie de Trump ? La fiction historique peut-elle se prĂ©valoir de faire le « procĂšs » du prĂ©sident amĂ©ricain, comme Hans J. Syberberg s’Ă©tait proposĂ© de rĂ©aliser, avec les moyens du cinĂ©ma, le « procĂšs de Hitler » (dans Hitler, un film d’Allemagne, 1977) ? Peut-on esquisser au final les contre-images de Trump qui resteront dans nos mĂ©moires ? Et ces contre-images pourront-elles constituer Ă  leur tour le contrepoint d’un individu dont l’action politique annule le passĂ© et mĂ©prise l’Histoire ?

Dork Zabunyan est professeur en cinĂ©ma Ă  l’UniversitĂ© Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Deux de ses ouvrages ont Ă©tĂ© rĂ©cemment traduits en anglais : Foucault at the Movies (avec P. Maniglier, Columbia UP, 2018, trad. Clare O’Farrell) et The Insistence of Struggle (IF Publications, 2019, trad. Stefan Tarnowski). Il prĂ©pare actuellement un essai sur les images de Donald Trump.

Séance dans le cadre du séminaire inter-universitaire Théùtres de la mémoire.