Jan
17
mer
2018
Rencontre avec Benedikt Reichenbach @ INHA - salle Fabri de Peiresc
Jan 17 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Rencontre avec Benedikt Reichenbach @ INHA - salle Fabri de Peiresc | Paris | Île-de-France | France

Rencontre avec Benedikt Reichenbach

À l’occasion de la rĂ©Ă©dition en anglais de l’ouvrage de Michele Mancini et Giuseppe Perrella Pier Paolo Pasolini, corpi e luoghi (premiĂšre Ă©dition : Theorema, 1981) qu’il a dirigĂ©e.

Discussions autour du livre avec Cécile Sorin (Paris 8), Anne-Violaine Houcke (Paris Nanterre), Giovanni Careri (Ehess), et Hervé Joubert-Laurencin (Paris Nanterre-Ehess).

Corpi e luoghi est un livre exceptionnel connu de ceux qui Ă©tudient l’Ɠuvre de Pasolini pour la richesse de son iconographie, puisque sa premiĂšre Ă©dition dit contenir 1802 photogrammes sĂ©lectionnĂ©s dans l’intĂ©gralitĂ© de ses films, rĂ©pertoriĂ©s et classĂ©s dans des chapitres briĂšvement prĂ©sentĂ©s et justifiĂ©s par les deux auteurs, critiques de cinĂ©ma.

Michele Mancini et Giuseppe Perella, qui avaient Ă©galement organisĂ© divers expositions de ces images rendant compte de l’Ɠuvre de Pasolini quelques annĂ©es aprĂšs sa mort, entendaient faire Ɠuvre de critique de cinĂ©ma Ă  travers l’iconographie et l’édition, et tenir un discours sur l’Ɠuvre filmique qui serait Ă  la hauteur du sĂ©rieux anthropologique dont avait fait preuve Pasolini dans le choix des Corps et des Lieux.

FĂ©v
7
mer
2018
Marc Cerisuelo : Chiasme chez Godard @ INHA - salle Fabri de Peiresc
FĂ©v 7 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Marc Cerisuelo : Chiasme chez Godard @ INHA - salle Fabri de Peiresc | Paris | Île-de-France | France
Marc Cerisuelo : Chiasme chez Godard
SĂ©minaire interuniversitaire sur la critique

« Il ne faut pas vivre pour manger mais manger pour vivre ». Qu’il le respecte ou non,  chacun connaĂźt l’adage et mĂȘme la figure de style qui renverse (ou remet Ă  l’endroit) les liens de causalitĂ© dans un Ă©noncĂ© : il s’agit du chiasme, ou rĂ©version, ou encore antimĂ©tabole
Jean-Luc Godard en usa et (peut-ĂȘtre) en abusa dans le dialogue de ses films, dans ses cartons ou incrustations, voire dans l’agencement de ses plans ; mais surtout et avant tout dans ses textes critiques. Figure de la rĂ©invention et de la contradiction, du retournement et de la « remise en place », le chiasme se rĂ©vĂšle un instrument opĂ©ratoire, un outil de la pensĂ©e en acte, une arme de la critique – la fondation du godardisme.
Je voudrais donner Ă  lire certaines de ces saillies d’auteur, intĂ©ressantes pour et par elles-mĂȘmes, mais aussi en les contextualisant. En « interne », comme on peut s’y attendre, c’est-Ă -dire en rĂ©fĂ©rence Ă  l’époque, aux revues (les Cahiers du cinĂ©ma et Arts) et au sein mĂȘme du discours critique, « mondain » ou « professionnel » ; mais aussi, et d’ailleurs en premier lieu, Ă  l’intĂ©rieur de l’histoire de la figure, en rhĂ©torique comme en philosophie – car la chiasme vient de loin et frappe toujours juste. Il appelle d’ailleurs Ă  la modestie : ce ne sera pas une confĂ©rence juste, mais juste une confĂ©rence.
Marc Cerisuelo est professeur Ă  l’universitĂ© Paris-Est Marne-la-VallĂ©e.

Mar
14
mer
2018
Sam Di Iorio : Les adieux du Mac-Mahonisme @ INHA - salle Fabri de Peiresc
Mar 14 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Sam Di Iorio : Les adieux du Mac-Mahonisme @ INHA - salle Fabri de Peiresc | Paris | Île-de-France | France
Les adieux du Mac-Mahonisme

SĂ©minaire interuniversitaire sur la critique
Di Iorio (Hunter College, CUNY New York)
Il s’agit de retracer l’Ă©volution de l’esthĂ©tique mac-mahonienne en se concentrant sur les Ă©crits de Michel Mourlet et de Jacques Lourcelles. Puis de revenir notamment sur la brouille avec la rĂ©daction des Cahiers du cinĂ©ma Ă  la fin des annĂ©es cinquante, sur la place des Mac-Mahoniens dans les dĂ©bats sur la modernitĂ© cinĂ©matographique, et sur « Journal de 1966, » le long texte que Lourcelles fait paraĂźtre dans le dernier numĂ©ro de PrĂ©sence de CinĂ©ma. Voici donc approchĂ© le chant du cygne de ce que certains nommĂšrent, au cours des vives polĂ©miques d’une Ă©poque Ă©minemment politique, la « critique fasciste de cinĂ©ma ».
Mai
23
mer
2018
Eric Rohmer’s Film Theory (1948-1953) @ INHA - salle Mariette
Mai 23 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Eric Rohmer’s Film Theory (1948-1953) @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France

SĂ©minaire Inter-universitaire sur la critique
Eric Rohmer’s Film Theory (1948-1953)
Conférence de Marco Grosoli (Habib Université)

Eric Rohmer’s Film Theory (1948-1953) : from â€˜Ă©cole SchĂ©rer’ to ‘Politique des auteurs’, qui vient d’ĂȘtre publiĂ© par Amsterdam University Press, est le premier de deux livres consacrĂ©s Ă  une relecture radicale de la politique des auteurs, s’appuyant sur des centaines de textes (gĂ©nĂ©ralement pas trĂšs lus) Ă©crits par les « jeunes turcs » principalement sur les Cahiers et sur Arts. Il se concentre notamment sur sa toute premiĂšre phase, quand le groupe se forma autour d’Eric Rohmer, dont la conception du cinĂ©ma venait justement de se cristalliser (selon l’avis de Rohmer lui-mĂȘme) vers 1950 tout en exerçant une influence capitale sur les autres jeunes critiques.

Cette confĂ©rence prĂ©sentera le livre en abordant un de ses aspects en particulier, Ă  savoir le rejet, de la part de Rohmer, de l’existentialisme sartrien qui l’avait marquĂ© au dĂ©but, pour adopter une perspective (surtout) kantienne. C’est autour de ce rejet que se formera l’« Ă©cole SchĂ©rer » (comme la baptisa Pierre Kast), dont les premiers pas seront dĂ©crits pendant la confĂ©rence tout en traçant le contour de ce « big bang » Ă  l’origine de l’« Ă©cole SchĂ©rer » (et ensuite de la politique des auteurs elle-mĂȘme) qu’on peut aussi appeler, de façon quelque peu Ă©nigmatique mais au demeurant trĂšs convenable, « l’achĂšvement de la camĂ©ra-stylo ».

Oct
24
mer
2018
Enjeux analytiques de la représentation des luttes populaires @ ENS, Salle Assia Djebar
Oct 24 @ 18 h 15 min – 20 h 15 min
Enjeux analytiques de la reprĂ©sentation des luttes populaires @ ENS, Salle Assia Djebar | Paris | Île-de-France | France
SĂ©minaire inter-universitaire sur la critique

« Enjeux analytiques de la représentation des luttes populaires au sein des Cahiers du Cinéma dans les années soixante-dix » par Frédéric Chandelier (Université de Nanterre)

Cette intervention revient sur les arguments critiques dĂ©veloppĂ©s dans les Cahiers du CinĂ©ma au cours des annĂ©es soixante-dix Ă  propos de la reprĂ©sentation des luttes.  La conception de l’Histoire et de la mĂ©moire des minoritĂ©s par l’idĂ©ologie bourgeoise implique alors une redĂ©finition de l’analyse filmique axĂ©e sur la rĂ©cupĂ©ration des rĂ©voltes par l’État. En 1974 Michel Foucault est invitĂ© Ă  commenter les mutations esthĂ©tiques impliquant l’identification du spectateur. Retour sur les implications critiques de l’analyse filmique Ă©laborĂ©e par Serge Daney et la rĂ©daction de la revue afin d’intervenir sur l’éthique des fictions et des documentaires traitant de l’histoire des masses populaires.

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DĂ©c
5
mer
2018
SĂ©ance exceptionnelle autour de Textes critiques de Jacques Rivette @ INHA, salle Fabri de Peiresc
DĂ©c 5 @ 19 h 00 min – 20 h 00 min
SĂ©ance exceptionnelle autour de Textes critiques de Jacques Rivette @ INHA, salle Fabri de Peiresc | Paris | Île-de-France | France
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

Séance autour de Textes critiques de Jacques Rivette, avec Véronique Rivette, Michel Armas, Luc Chessel, Jacques Bontemps et Jean Narboni

Cette sĂ©ance exceptionnelle du sĂ©minaire IDEC (Institut D’Etudes Critiques) sera consacrĂ©e Ă  l’édition tant attendue des Textes critiques de Jacques Rivette, publiĂ©e chez Post-Ă©ditions le 21 novembre.

Nous aurons le grand plaisir d’accueillir VĂ©ronique Rivette accompagnĂ©e des editors Miguel Armas et Luc Chessel, ainsi que Jacques Bontemps et Jean Narboni, anciens des Cahiers du cinĂ©ma « époque Rivette » (1964-1969). Ils apporteront leur tĂ©moignage aprĂšs la prĂ©sentation et ouvriront le dĂ©bat Ă  propos du critique de cinĂ©ma qui fut d’abord considĂ©rĂ© en son temps (les annĂ©es 1950) et par ses pairs (Ă  commencer par Jean-Luc Godard) comme la principale autoritĂ© au sein du groupe des Cahiers du cinĂ©ma.

La proximitĂ© du cinĂ©aste de Paris nous appartient avec la jeune gĂ©nĂ©ration du milieu des annĂ©es 1960 et sa grande curiositĂ© intellectuelle vont ensuite profondĂ©ment renouveler le geste critique au sein d’une revue qui a changĂ© de direction (Rivette a remplacĂ© Rohmer ), de format (nous sommes passĂ©s fin 1964 de la  revue  « jaune » aux Cahiers « Filipacchi ») et certains de ses intĂ©rĂȘts (les « nouveaux cinĂ©mas ») tout en conservant sa ligne et son aura.

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DĂ©c
11
mar
2018
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours @ Institut National d'Histoire de l'Art
DĂ©c 11 @ 16 h 00 min – 18 h 00 min
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours
avec Olga Kobryn (Paris 3, Université de Lorraine Metz), Eugenie Zvonkine (Paris 8) / discussion avec Birgit Beumers (Aberystwyth University)

SĂ©ance dans le cadre du sĂ©minaire de recherche en histoire et esthĂ©tique du cinĂ©ma « RĂ©gimes d’historicitĂ© dans le cinĂ©ma des annĂ©es 1960 Ă  nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

Assa (1987) est un film rĂ©alisĂ© par SergueĂŻ Soloviov peu de temps avant la chute du mur de Berlin (1989) et la dislocation de l’URSS (1991), en pleine pĂ©riode politique de la PerestroĂŻka et au tout dĂ©but de la glastnost. Devenu culte, ce vĂ©ritable manifeste politique et esthĂ©tique rĂ©unit pour la premiĂšre fois sur grand Ă©cran et rend « visibles » l’ensemble des artistes de la culture « underground », principalement issus du milieu bohĂ©mien saint- pĂ©tersbourgeois et moscovite (milieu Rock, conceptualisme de Moscou, mouvement AptArt – « apartment art », cinĂ©ma expĂ©rimental). Si le film se construit sur des Ă©lĂ©ments documentaires et historiques, un grand nombre d’anachronismes (Ă©vocation de l’histoire de la Russie du dĂ©but du XIXĂšme siĂšcle, rĂ©fĂ©rences au cinĂ©ma expĂ©rimental des annĂ©es 1950 – 1960, prĂ©sence des Ă©lĂ©ments historiquement postĂ©rieurs Ă  l’action du film qui se dĂ©roule en 1980) complexifient le rapport Ă  l’Histoire et soulĂšvent la question de la stratification et de la « crise de temps » dĂ©finie comme tension et distance entre le champ d’expĂ©rience et l’horizon d’attente (Hartog). Loin de reprĂ©senter un simple symptĂŽme de l’« Ă©poque des changements », Assa participe Ă  la rĂ©Ă©criture du rĂ©gime historique dominant et Ă  la construction d’un nouveau rĂ©gime d’historicitĂ©.

Leto de Kirill Serebrennikov, qui sort le 5 dĂ©cembre en France, dialogue Ă  son tour avec Assa et d’autres films des annĂ©es 1980 dans un rapport intertextuel serrĂ© et inventif et s’éloigne du biopic, proposant Ă  son tour un nouveau rĂ©gime d’historicitĂ©.

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Jan
15
mar
2019
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette
Jan 15 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Approches du mouvement dans les films de Marie Menken : entre caméra somatique et cinéma poétique », par Bårbara Janicas (doctorante ESTCA, Paris 8) et Stéphanie Herfeld (chercheuse, Paris-Ouest-Nanterre).

Dans les films que Marie Menken rĂ©alisa camĂ©ra Ă  bout de bras, en investissant son regard et son corps dans une exploration jouissive du monde, nous avons affaire Ă  des images abstraites qui, par leur caractĂšre de mobilitĂ© et spontanĂ©itĂ©, crĂ©ent des vĂ©ritables poĂšmes visuels et rythmiques suscitant des expĂ©riences du mouvement proches de la danse. En privilĂ©giant la dimension somatique et matĂ©rielle du travail de Menken, cette sĂ©ance propose d’aborder ses films comme le domaine d’expĂ©rimentation d’un autre cinĂ©ma poĂ©tique au sein de l’avant-garde amĂ©ricaine, anticipant Ă©galement certaines pratiques de la cinĂ©-danse qui Ă©mergea en tant que genre filmique entre les annĂ©es 1940 et 1970.

Intervention de BĂĄrbara Janicas : Cette communication propose d’aborder le cinĂ©ma de Marie Menken, souvent rapprochĂ© de la peinture et parfois aussi de la danse, comme le domaine d’affirmation d’un autre cinĂ©ma poĂ©tique « matĂ©rialiste » au sein de l’avant-garde amĂ©ricaine des annĂ©es 1940-1970. En privilĂ©giant la dimension expĂ©rientielle et matĂ©rielle de son travail avec le support filmique, nous allons montrer que la poĂ©sie des films de Menken tient moins au modĂšle lyrique cĂ©lĂ©brĂ© Ă  l’époque par Maya Deren, qu’à l’idĂ©e du « cinĂ©-poĂšme » vĂ©hiculĂ©e par les avant-gardes des annĂ©es 1920. En nous appuyant sur les tĂ©moignages de Stan Brakhage et Jonas Mekas, qui furent les premiers Ă  louer la capacitĂ© de Menken Ă  traduire la rĂ©alitĂ© filmĂ©e en « poĂ©sie d’images vibrantes de mouvement », nous allons essayer de montrer comment sa pratique filmique expĂ©rimentale invite Ă  l’expĂ©rience somatique d’une forme d’expression poĂ©tique des objets, de la lumiĂšre, et du corps-mobile invisible derriĂšre l’appareil.

Intervention de StĂ©phanie Herfeld (invitĂ©e) : L’originalitĂ© du parcours de Marie Menken permet un passage entre plusieurs pratiques artistiques, de la peinture abstraite au cinĂ©ma expĂ©rimental Ă  l’art performatif. Et l’économie modeste et intime de ses travaux explique sans doute la libertĂ© et la nouveautĂ© de ses gestes. DĂšs lors, si l’on approche ses films au prisme de la pensĂ©e de Gilles Deleuze, on peut non seulement rĂ©affirmer les enjeux de l’Image-mouvement, mais surtout penser l’expĂ©rimental, ainsi que le lien entre les gestes de l’Image-temps et la crĂ©ation de pensĂ©e.  Ce qui indique une richesse  encore peu explorĂ©e de sa production visuelle.

 

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Jan
30
mer
2019
SĂ©ance autour de Jean-Claude Biette @ INHA, salle Fabri de Peiresc
Jan 30 @ 18 h 00 min – 19 h 00 min
SĂ©ance autour de Jean-Claude Biette @ INHA, salle Fabri de Peiresc | Paris | Île-de-France | France
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

L’ouvrage collectif Jean-Claude Biette, appunti et contrappunti  (dir. P. EugĂšne, H. Joubert-Laurencin, P. Fauvel, Éd. De L’incidence, 2018), qui sera prĂ©sentĂ© Ă  cette sĂ©ance, s’attache Ă  la figure d’un cinĂ©aste et Ă©crivain de cinĂ©ma discret et peu connu, aux apports esthĂ©tiques et thĂ©oriques pourtant inestimables.

Ami de Serge Daney et membre fondateur de la revue Trafic (dont il a trouvĂ© le titre), traducteur et assistant de Pasolini, proche de la maison de production Diagonale fondĂ©e par Paul Vecchiali, Jean-Claude Biette fut aussi l’un des plus attentifs à donner Ă  l’histoire du cinĂ©ma une existence de plain-pied, inventant pour ce faire un mode de lecture et d’écriture des films singulier, labyrinthique et joueur, faisant la part belle aux mĂ©canismes de l’inconscient, Ă  la fascination et aux dĂ©sirs cinĂ©philiques Ă©prouvĂ©s en premier lieu devant le cinĂ©ma classique.

Cette sĂ©ance sera l’occasion pour Pierre EugĂšne et Marcos Uzal, contributeurs de l’ouvrage, d’aborder les Ɠuvres de Jean-Claude Biette et la pĂ©rennitĂ© stimulante de leurs apports aujourd’hui.

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FĂ©v
20
mer
2019
Marc Cerisuelo relit Albert Laffay @ Institut National d'Histoire de l'Art
FĂ©v 20 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Marc Cerisuelo relit Albert Laffay @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

Comment le cinĂ©ma peut-il ĂȘtre aussi agile dans le rĂ©cit alors que « le monde lui colle aux pieds », se demande Albert Laffay? Pour le grand angliciste, ancien Ă©lĂšve d’Alain et premier critique cinĂ©matographique des Temps Modernes, le cinĂ©ma fait mieux que rivaliser avec l’idĂ©alitĂ© du langage dans l’ordre de la fiction, il ne doit son aisance apparente qu’Ă  des donnĂ©es non-imagiĂšres : la pluralitĂ© des photogrammes qui engendre le mouvement, celle des plans organisĂ©e par le montage, la facultĂ© de bouleverser l’ordre et la continuitĂ©, la possibilitĂ© de produire la simultanĂ©itĂ©,  ce qui le rapproche de ce fait de la musique en rompant avec le caractĂšre sĂ©quentiel de la lecture. A ces donnĂ©es immanentes, Laffay ajoute une idĂ©e : celle d’un « grand imagier », « structure sans images » situĂ©e au coeur du film ; non anthropomorphique, irrĂ©ductible Ă  l’auteur, au narrateur et Ă  toute personnalisation, ce « montreur d’images », « maĂźtre de cĂ©rĂ©monie » ou encore « commentateur anonyme », cette main qui tourne les pages d’un livre d’images fait que le film nous parle en se montrant tout au long de son dĂ©filement. PrĂ©curseur de la narratologie filmique, Laffay anticipe Ă©galement sur des conquĂȘtes plus contemporaines : son insistance sur le fait que le cinĂ©ma nous montre des images rencontre l’intuition d’un Serge Daney qui tient que le cinĂ©ma n’est pas une technique d’exposition des images mais « un acte de montrer ».

Telle est la position du problĂšme. Mais cela ne vaudrait pas une heure de peine si une telle acuitĂ© n’était soutenue par un style Ă©tincelant, clair et subtil, une langue « disante » dont on ne trouve que trĂšs rarement l’équivalent dans la critique cinĂ©matographique (on songe Ă  AndrĂ© Bazin et Ă  Claude Ollier) et plus surement dans la « critique  des maĂźtres » en littĂ©rature (on pense Ă  Julien Gracq).  La tension de la langue a conduit Ă  une forme de rimbaldisme : Laffay n’écrivit que quatre ans sur le cinĂ©ma, Ă  la haute Ă©poque de l’aprĂšs-guerre, puis retourna  Ă  sa khĂągne du lycĂ©e Louis-le-Grand  et Ă  Keats dont il fut le traducteur. Nous nous interrogerons sur ce mĂ©tĂ©ore Ă  partir de ses textes rassemblĂ©s chez Masson en 1964 sous le titre de Logique du cinĂ©ma (le livre attend depuis un demi-siĂšcle une nouvelle Ă©dition
).

Marc Cerisuelo est professeur Ă  l’UniversitĂ© Paris-Est Marne-la-VallĂ©e.

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Mar
19
mar
2019
La boucle animĂ©e, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique @ INHA - salle Mariette
Mar 19 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
La boucle animĂ©e, du jouet optique au Gif + Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

Marion Charroppin (doctorante ESTCA, Paris 8) : La boucle animée, du jouet optique au Gif

Le projet de cette thĂšse est de relier l’analyse esthĂ©tique des boucles continues issues des jouets optiques Ă  celle d’images animĂ©es ultĂ©rieures telles que le Gif. Apparu en 1983, le Gif ou « graphic interchange format » dĂ©signait Ă  l’origine un format d’image numĂ©rique fixe destinĂ©e Ă  internet. À partir de 1996 oĂč apparaĂźt un Gif reprĂ©sentant un bĂ©bĂ© qui danse, ce format correspond Ă  une image animĂ©e selon une brĂšve sĂ©quence qui se rĂ©pĂšte Ă  l’infini. À l’ùre de la communication numĂ©rique, les Gif sont surtout prĂ©sents sur les rĂ©seaux sociaux et les smartphones, s’intĂ©grant aux discussions comme un nouvel Ă©lĂ©ment de ponctuation. Dans le cas d’une boucle continue, la premiĂšre et la derniĂšre phase de l’action se confondent, effaçant le dĂ©but et la fin. Dans ce cas, le Gif est une forme d’image animĂ©e de tendance anarrative, qui remet en question la classique conception linĂ©aire du temps de l’image animĂ©e cinĂ©matographique. Il nous semble intĂ©ressant de questionner la place que peut avoir cet objet anarratif dans une conversation virtuelle sur les rĂ©seaux sociaux.

Il semblerait que le Gif animĂ© en boucle continue soit une entitĂ© graphique qui exprime de l’affect plutĂŽt qu’il ne raconte une histoire. Les reprĂ©sentations culturelles qu’il rĂ©emploie sont choisies pour leur pouvoir expressif. Le Gif peut ĂȘtre composĂ©e de plusieurs petites actions mais son ensemble est conçu pour provoquer une Ă©motion simple : rire, peur, dĂ©goĂ»t, excitation sexuelle. On rencontre ce schĂ©ma anarratif avant l’ùre du cinĂ©ma narratif classique, Ă  travers certains jouets optiques du XIXe siĂšcle (phĂ©nakistiscope, zootrope,praxinoscope) qui prĂ©sentent des animations en boucle continue composant le mĂȘme genre d’« unitĂ© expressive » que le Gif.

Au cours de ce travail, nous questionnerons les modalitĂ©s d’expression de la boucle animĂ©e,son Ă©volution dans le temps, ainsi que la rĂ©ception de ces images, en comparant les boucles animĂ©es du « prĂ©cinĂ©ma » et celles du postcinĂ©ma d’un point de vue scĂ©naristique, stylistique et de leur technique d’animation. Nous nous demanderons comment, du XIXe siĂšcle Ă  nos jours, la consommation spĂ©cifique des images animĂ©es en boucle a impactĂ© le ressenti des formes, des couleurs et du mouvement chez le spectateur. L’expression cyclique d’un motif entraĂźnant une consommation des images de l’ordre de « l’attraction», nous verrons en quoi les boucles continues des Gif participent Ă  faire de l’ùre numĂ©rique une Ăšre attractionnelle en rupture avec le schĂ©ma narratif de l’ùre cinĂ©matographique.

Stefano Darchino (doctorant ESTCA, Paris 8) : Pour l’histoire de la crĂ©ation d’un genre cinĂ©matographique

En s’appuyant sur les concepts de Tzvetan Todorov, de Jean-Louis Leutrat et de Janet Staiger (entre autres), une approche historique et « matĂ©rialiste » Ă  l’égard des genres cinĂ©matographiques sera proposĂ©e : ils n’existent qu’à partir du moment oĂč ils sont nommĂ©s. Dans ce processus de crĂ©ation, un rĂŽle fondamental est souvent jouĂ© par les critiques de cinĂ©ma, dont les textes publiĂ©s participent Ă  la diffusion du genre : par exemple, on sait que le « film noir » a Ă©tĂ© forgĂ© par la critique cinĂ©matographique française. L’étude de cas qui sera employĂ©e correspond au genre italien du « cinema demenziale » (cinĂ©ma dĂ©mentiel), nĂ© au dĂ©but des annĂ©es quatre-vingt Ă  partir de la rĂ©ception critique de quelques films comiques amĂ©ricains venant de sortir en salles : 1941 (de Steven Spielberg, 1979), Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (Airplane!, de Jim Abrahams, David Zucker & Jerry Zucker, 1980) et The Blues Brothers (de John Landis, 1980).

 

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Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994) @ Maison de la Recherche, Salle Claude Simon
Mar 19 @ 16 h 00 min – 19 h 00 min
Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994) @ Maison de la Recherche, Salle Claude Simon
Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994)
avec Mario Adobati (UniversitĂ© Paris 3 – Sorbonne Nouvelle)

SĂ©ance dans le cadre du sĂ©minaire de recherche en histoire et esthĂ©tique du cinĂ©ma « RĂ©gimes d’historicitĂ© dans le cinĂ©ma des annĂ©es 1960 Ă  nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

 

Comment reconstituer un rĂ©gime d’historicitĂ© Ă  partir du cinĂ©ma ? Cette Ă©tude de cas proposera une rĂ©ponse partielle Ă  cette question, Ă  l’aide d’un groupe d’Ɠuvres hongroises produites autour du changement de rĂ©gime (principalement les films de Tarr BĂ©la, FehĂ©r György, Janisch Attila, SzĂĄsz JĂĄnos et SzabĂł IldikĂł). L’accent sera mis sur la façon dont l’analyse de la poĂ©tique des films peut soutenir l’exploration des relations affectives au temps entretenues par la sociĂ©tĂ© artistique d’alors. Ces relations se dĂ©clineront autour de thĂ©matiques temporelles comme la nostalgie, le dĂ©senchantement, l’attente, le pessimisme, la passivitĂ© ou encore la rĂ©signation, tĂ©moins de la complexitĂ© des va-et-vient entre passĂ©, prĂ©sent et futur au sein d’une expĂ©rience complexe de crise du temps.

Mario Adobati (UniversitĂ© Paris 3 – Sorbonne Nouvelle) sera en discussion avec Sylvie Rollet (Professeure des universitĂ©s ÉmĂ©rite en Études cinĂ©matographiques, UniversitĂ© de Poitiers, membre de l’IRCAV) et avec Damien Marguet (UniversitĂ© Paris 8) – sous rĂ©serve.

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Mar
27
mer
2019
Bazin au complet : qu’est-ce que ça change ? Une Ă©tude de textes @ Institut National d'Histoire de l'Art
Mar 27 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Bazin au complet : qu’est-ce que ça change ? Une Ă©tude de textes @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
Bazin au complet : qu’est-ce que ça change ? Une Ă©tude de textes

La publication rĂ©cente des Écrits complets d’AndrĂ© Bazin aux Ă©ditions Macula (2681 textes rendus publics, pour la plupart une seule fois dans un journal ou une revue, entre dĂ©cembre 1942 et dĂ©cembre 1958, suivis de 19 Varia isolĂ©s et d’une centaine de pages de variantes ou d’inĂ©dits contenus dans les 11 volumes posthumes de l’auteur publiĂ©s entre 1958 et aujourd’hui)  remet en circulation la pensĂ©e de Bazin sur le cinĂ©ma. Comme ses idĂ©es Ă©taient dĂ©jĂ  largement diffusĂ©es dans le monde Ă  partir d’une petite sĂ©lection connue de bons textes Ă©lus par lui ou par ses Ă©diteurs posthumes (un sur dix environ au total), qu’est-ce que cela change  – ou plutĂŽt qu’est-ce que « ça » change, si l’on considĂšre que des textes choisis sont le rĂ©sultat d’un « surmoi » ?
En relisant de prĂšs quelques textes oubliĂ©s ou retrouvĂ©s, pour passer du dĂ©tail Ă  l’Ɠuvre entiĂšre et retour (« Et Clic ! Zirkel im verstehen », comme dit Madame Maggi dans SalĂČ ou les 120 JournĂ©es de Sodome, et aussi Pier Paolo Pasolini plus calmement, qui lisait Leo Spitzer en thĂ©oricien de la relation critique), je ne chercherai  pas Ă  quadriller la bonne ou la mauvaise parole de Bazin ou sur Bazin (Ă  bas le moralisme !), mais seulement  d’imaginer les prĂ©mices une histoire rapprochĂ©e de sa critique ou : « Que signifie se rapprocher d’une Ɠuvre ? ».

HervĂ© Joubert-Laurencin est professeur Ă  l’UniversitĂ© Paris-Nanterre.

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Avr
5
ven
2019
La danse indĂ©pendante Ă  Buenos Aires : Ɠuvres visibles et pratiques souterraines @ ENS Ulm, Salle CavaillĂšs
Avr 5 @ 19 h 15 min – 22 h 00 min
La danse indĂ©pendante Ă  Buenos Aires : Ɠuvres visibles et pratiques souterraines @ ENS Ulm, Salle CavaillĂšs | Paris | Île-de-France | France
SĂ©minaire doctoral pluridisciplinaire “Penser la crĂ©ation contemporaine dans le CĂŽne Sud”
« La danse indĂ©pendante Ă  Buenos Aires : Ɠuvres visibles et pratiques souterraines », avec  Caterina Mora, danseuse, performeuse et chercheuse argentine.

A l’ùre de la super-reproductibilitĂ© technique, certaines Ɠuvres ont le pouvoir de traverser les ocĂ©ans : combien de films, textes, et morceaux de musique passent-ils ainsi de regards en oreilles, transitant par des rĂ©seaux officiels ou pirates ? Mais qu’en est-il pour la danse ? Alors mĂȘme que la crĂ©ation en danse contemporaine est particuliĂšrement foisonnante en Argentine, ce sont trĂšs peu de piĂšces qui arrivent finalement jusqu’en Europe. Par ailleurs, limiter ce champ d’expĂ©rimentation aux objets produits semble bien rĂ©ducteur au regard de la multiplicitĂ© de pratiques dansĂ©es que l’on peut rencontrer sur ces terres


Nous vous invitons donc Ă  une plongĂ©e dans le monde de la danse indĂ©pendante de la capitale argentine : qui sont les danseurs et les chorĂ©graphes qui animent ce microcosme dynamique, pour quelles Ɠuvres et quelles pratiques, Ă  travers quels corps et quels imaginaires, dans quel type de travail, quelles conditions de production ? Pour traverser ces questions, nous dialoguerons avec Caterina Mora, chorĂ©graphe, performeuse et chercheuse argentine vivant actuellement Belgique. Nous aborderons les paradoxes et les espoirs et de la danse indĂ©pendante portĂšgne, puis elle nous invitera Ă  entrer dans son actuel processus de recherche-crĂ©ation, autour de l’imaginaire de la communautĂ© latine en Europe. Elle nous prĂ©sentera « 18 minutes of a poor cheap bastard lecture performance”, proposĂ©e il y a peu au Kanal Pompidou Ă  Bruxelles.

Avr
24
mer
2019
Tales of Sound and Fury signifying
 Something, or the Elephant of Melodrama @ Institut National d'Histoire de l'Art
Avr 24 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Tales of Sound and Fury signifying
 Something, or the Elephant of Melodrama @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
Tales of Sound and Fury signifying
 Something, or the Elephant of Melodrama
La confĂ©rence, suivie d’une discussion, que donnera Linda Williams, professeure d’études cinĂ©matographiques Ă  l’universitĂ© de Berkeley, invitĂ©e par le DĂ©partement d’histoire et thĂ©orie des arts de l’ENS, s’intitule Tales of Sound and Fury signifying
 Something, or the Elephant of Melodrama, et porte sur l’invention par la critique amĂ©ricaine et française du « mĂ©lodrame » dans le cinĂ©ma amĂ©ricain. A savoir, la construction d’une opposition entre le « cinĂ©ma classique » et le mĂ©lodrame dans une grande partie de la critique amĂ©ricaine, tandis qu’en France, le mĂȘme corpus de films s’est trouvĂ© davantage exprimĂ© par la critique Ă  travers la notion de « genre ».
 
Linda Williams est professeure Ă©mĂ©rite en « film & media and rhetoric »,  Ă  l’UniversitĂ© de Californie, Berkeley. Ses principaux livres : Hard Core : Power, Pleasure and the Frenzy of the Visible (1989, traduit en français : Screening Sex. Une histoire de la sexualitĂ© sur les Ă©crans amĂ©ricains depuis les annĂ©es 1960, Éditions Capricci, 2014), Playing the Race Card : Melodrama of Black and White from Uncle Tom to OJ Simpson (2001), et Melodrama Unbound. Across History, Media and National Culture (ed. Christine Gledhill/Linda Williams), Columbia University Press, 2018.

 

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Mai
7
mar
2019
Desktop films + Figures, thĂšmes, dispositifs @ INHA - salle Mariette
Mai 7 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Desktop films + Figures, thùmes, dispositifs @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Desktop films: le remploi de la vidĂ©o amateur Ă  l’Ăšre post-Internet » par Gala HernĂĄndez LĂłpez (doctorante ESTCA)

Les desktop films sont des films construits Ă  partir du recyclage de vidĂ©os amateurs trouvĂ©es sur l’hyperarchive de la vidĂ©osphĂšre: Internet, les rĂ©seaux sociaux et les app mobiles. À partir d’un montage dialectique dotant les vidĂ©os d’un hors-champ, les desktop films rĂ©alisent une re-signification des images-source, une rĂ©flexion sur les rapports entre macrohistoire (mĂ©moire collective) et microhistoire (mĂ©moire individuelle), une archĂ©ologie de l’impensĂ© de notre temps et tentent un diagnostic des symptĂŽmes Ă©pidĂ©miques de notre Ă©poque. Ils nous interrogent aussi sur notre relation Ă  la production d’images.

« Figures – thĂšmes – dispositifs » par Chaghig Arzoumanian (doctorante ESTCA)

Lors de ma prĂ©sentation du 7 mai, je vous ferai part du travail que j’ai dĂ©veloppĂ© durant ma rĂ©sidence Ă  la Fondation Camargo avec les chercheurs Anais Farine et Assaf Dahdah. http://camargofoundation.org/fr/programmes/programmes-en-partenariat/labexmed/2019/beyrouth-en-images/
Le projet Beirut Stills, est un travail de collecte de films libanais rĂ©alisĂ©s depuis les annĂ©es 1970, il a pour premier objectif l’élaboration d’un film constituĂ© de montage d’extraits issus de la cinĂ©matographie libanaise. En laissant la parole aux images et Ă  la bande sonore ce projet ira d’abord dans le sens d’un travail de remontage de sĂ©quences prĂ©sentant larĂ©currence de certains paysages, motifs et ambiances beyrouthins.
Ce travail de montage de rĂ©currences, de motifs qui reviennent de maniĂšre systĂ©matique (tels que les panoramiques, l’entrĂ©e dans Beyrouth, les check-points, les manifestations ou encore la vie nocturne par exemple) nous donne la possibilitĂ© d’une nouvelle perspective portĂ© sur ces films et d’une nouvelle analyse du choix des rĂ©alisateurs: les lieux qu’ils investissent, les sujets qu’ils traitent; qu’est ce qui les unis, ce qui les traverse etc. Nous cherchons Ă  travers ce projet Ă  articuler les questions relatives Ă  la ville dans le cinĂ©ma Ă  celles du cinĂ©ma dans la ville, de lier les questions des reprĂ©sentations symboliques et Ă  celles des pratiques de l’espace dans Beyrouth. Durant la prĂ©sentation, je projetterai Ă©galement un premier remontage du film d’une durĂ©e de 25min.

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Mai
29
mer
2019
PrĂ©sentation de l’ouvrage Godard, inventions d’un cinĂ©ma politique @ Institut National d'Histoire de l'Art
Mai 29 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
PrĂ©sentation de l'ouvrage Godard, inventions d’un cinĂ©ma politique @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

David Faroult (ENS Louis-LumiĂšre) prĂ©sentera son ouvrage Godard, inventions d’un cinĂ©ma politique (prix de la critique).

David Faroult, maĂźtre de confĂ©rences en cinĂ©ma Ă  l’École Nationale SupĂ©rieure Louis-LumiĂšre, est co-auteur des livres Mai 68 ou le cinĂ©ma en suspens et Jean-Luc Godard : Documents.

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Oct
16
mer
2019
Bernard Bastide prĂ©sente « François Truffaut, Chroniques d’Arts-Spectacles 1954-1958 » @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Peiresc
Oct 16 @ 19 h 00 min – 21 h 00 min
Bernard Bastide présente "François Truffaut, Chroniques d'Arts-Spectacles 1954-1958" @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Peiresc
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

Bernard Bastide vient présenter son livre

« François Truffaut, Chroniques d’Arts-Spectacles 1954-1958 » (Gallimard, 2019)

En janvier 1954, le jeune Truffaut publie dans les « Cahiers du cinĂ©ma » son texte fameux « Une certaine tendance du cinĂ©ma français », un violent pamphlet contre « la tradition de qualitĂ© française ». Cet article au fort retentissement lui ouvre les portes d’Arts-Spectacles, hebdomadaire culturel dans lequel il va publier plus de 500 articles en 5 ans. Il apprend le mĂ©tier, forge un style, et inaugure une critique directe et sans concession, inĂ©dite dans la presse de l’Ă©poque : « Pour la premiĂšre fois, comprend-il, au lieu de dire : « C’est bon ! C’est mauvais ! » j’ai commencĂ© Ă  essayer d’imaginer comment ça aurait pu ĂȘtre bon ou pourquoi c’Ă©tait mauvais. »

Truffaut cultive et dĂ©cline dans cette tribune influente ses goĂ»ts et ses dĂ©goĂ»ts. Quand il rĂ©unira ses textes critiques, une quinzaine d’annĂ©es plus tard dans « Les Films de ma vie », il « oubliera » la plupart de ses critiques d’Arts, que l’on peut donc redĂ©couvrir aujourd’hui dans cette anthologie.

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DĂ©c
18
mer
2019
Le Festival de Cannes 1939 : une expérience critique @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Mariette
DĂ©c 18 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Le Festival de Cannes 1939 : une expérience critique @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Mariette
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

« Le Festival de Cannes 1939 : une expérience critique »

Avec Antoine de Baecque (ENS), Marc Cerisuelo (UPEM), AdĂšle Yon (ENS-Paris 3)

En septembre 1939 devait se tenir le 1er Festival international du film de Cannes. Tout Ă©tait prĂȘt, les films, les diplomates, les ministres, les festivitĂ©s, les actrices et acteurs. Les critiques aussi : d’emblĂ©e, le festival de Cannes est conçu comme un « évĂ©nement critique », avec le soutien et la prĂ©sence de la critique française et internationale sur la Croisette. On le sait, ce 1er festival n’a pas lieu : le 1er septembre 1939, jour d’ouverture, l’Allemagne envahit la Pologne et la guerre prend le pas. Quatre-vingt ans plus tard, le Festival de Cannes 1939 vient d’avoir lieu Ă  OrlĂ©ans, ville de son fondateur, le ministre Jean Zay.
Les trente films de la compĂ©tition de 1939 ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s, prĂ©sentĂ©s et vus
 notamment par les critiques, rĂ©unis en nombre pour cette expĂ©rimentation en forme de re-enactment : comment parler aujourd’hui des films de 1939 ? Que nous disent-ils ? Comment ont-ils vieilli ? Comment faire, aussi, pour les voir pour la premiĂšre fois, comme en 1939 ? Qu’est-ce que « Elle et Lui » (McCarey), « Seuls les Anges ont des ailes » (Hawks), « Alexandre Nevski » (Eisenstein), « Mr Smith au SĂ©nat » (Capra), ou « La Charrette fantĂŽme » (Duvivier), pour un critique de 2019 ?

 

Jan
29
mer
2020
Ecocritique 1 – Les cahiers verts des Cahiers du CinĂ©ma @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Fabri de Peiresc
Jan 29 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Ecocritique 1 - Les cahiers verts des Cahiers du Cinéma @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Fabri de Peiresc
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

Ecocritique 1 – Les cahiers verts des Cahiers du CinĂ©ma. 

La proposition faite par Nathalie Blanc, Denis Chartier et Thomas Pughe de rebaptiser le texte de Lawrence Buell Writing for an endangered world en « reading for an endangered world », portait sur la nĂ©cessitĂ© de relire les textes littĂ©raires d’un point de vue particulier, celui de l’environnement, et d’en bousculer ainsi la rĂ©ception.  Il s’agit bien ici d’ouvrir l’intimitĂ© de l’Ɠuvre Ă  un dehors, Ă  un monde menacĂ©, mission dont on pourrait penser qu’elle relĂšve en grande partie de celles dĂ©volues Ă  la critique.

Ces deux sĂ©ances du sĂ©minaire consacrĂ©es Ă  l’écocritique proposent donc de partir Ă  la recherche de gestes critiques cherchant Ă  Ă©veiller le regard du spectateur. Nous aurons le plaisir de recevoir, pour ce premier sĂ©minaire, StĂ©phane Delorme, critique et rĂ©dacteur en chef des Cahiers du CinĂ©ma. Il viendra nous prĂ©senter la dĂ©marche des « cahiers verts », qui, avec son herbier, nous ont, non sans audace, proposĂ©, en avril 2019 de « voir autrement le monde et les films ».

La sĂ©ance sera animĂ©e par CĂ©cile Sorin, professeure Ă  l’UniversitĂ© Paris 8.

 

Mar
4
mer
2020
Le cas d’images : Un pont jetĂ© entre MontrĂ©al et les Champs-ÉlysĂ©es @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Fabri de Peiresc
Mar 4 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Le cas d'images : Un pont jetĂ© entre MontrĂ©al et les Champs-ÉlysĂ©es @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Fabri de Peiresc
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

« Un pont jetĂ© entre MontrĂ©al et les Champs-ÉlysĂ©es. Le cas d’Images, revue canadienne de cinĂ©ma (1955-1956), et le dialogue France-QuĂ©bec »

Conférence par Jean-Pierre Sirois-Trahan (Université Laval, Québec)

Dans un numĂ©ro des Cahiers du CinĂ©ma de 1956, François Truffaut Ă©crivait ceci : « GrĂące Ă  Images, un pont est jetĂ© entre MontrĂ©al et les Champs-ÉlysĂ©es. À McLaren d’y passer le premier. » Cette confĂ©rence a pour visĂ©e de faire l’histoire de cette revue de cinĂ©ma mĂ©connue, aussi Ă©phĂ©mĂšre qu’importante pour le QuĂ©bec, en Ă©tudiant ses positions esthĂ©tiques et philosophiques. Nous verrons Ă©galement Ă  emprunter ce pont transatlantique, en Ă©tudiant le dialogue critique entre la France et le QuĂ©bec, pour une « histoire globale » de la critique francophone.
Oct
21
mer
2020
Eric Rohmer : pour un cinĂ©ma impur – SĂ©minaire sur la critique (visioconfĂ©rence)
Oct 21 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Eric Rohmer : pour un cinéma impur - Séminaire sur la critique (visioconférence)
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE 
« Eric Rohmer : pour un cinĂ©ma impur » avec NoĂ«l Herpe, maitre de confĂ©rences Ă  l’Université Paris 8.

GrĂące au GoĂ»t de la beautĂ©, anthologie supervisĂ©e par ses soins, on connaissait un Rohmer thĂ©oricien, ambitionnant de retrouver dans le septiĂšme art une forme de sublime que les autres arts auraient dĂ©sertĂ©e. Avec Le Sel du prĂ©sent, qui paraĂźt à l’occasion de son centenaire, c’est un Rohmer plus impur qui revient sur le devant de la scĂšne. Impur, car se mĂȘlent à ses choix des tropismes idĂ©ologiques, marquĂ©s par le contexte de la guerre froide et les exigences de la revue Arts, oĂč il jouait au polĂ©miste mĂ©chant. Impur, parce qu’à rebours du cinĂ©ma d’adaptation littĂ©raire, français ou amĂ©ricain, il ose dĂ©fendre les outsiders, les films de genre, les produits de consommation courante, mais oĂč la mise en scĂšne se rĂ©vĂšle d’autant mieux que la poĂ©sie n’est point trop sollicitĂ©e. Impur encore, – qui l’eĂ»t cru ? –, parce qu’il ne cesse de faire des infidĂ©litĂ©s à son atlantisme affichĂ©, et de dĂ©couvrir Ă  travers Ingmar Bergman, Kenji Mizoguchi ou Satyajit Ray, de nouveaux territoires de cinĂ©ma. C’est un peu de cette gĂ©ographie rohmĂ©rienne que l’on se propose d’arpenter, conjuguĂ©e Ă  une cinĂ©mathĂšque idĂ©ale qui rĂ©serve elle aussi bien des surprises. Amoureux de Murnau, Rohmer cĂ©lĂšbre Eisenstein. Renoirien jusqu’à dĂ©fendre Elena, il s’incline devant les rigueurs de Bresson (et s’enthousiasme pour le plus bressonnien des Hitchcock, Le Faux Coupable). Rossellinien impĂ©nitent, il fait l’éloge des Nuits blanches de Visconti. Constamment il bifurque, emprunte des chemins de traverse, redessine en le prĂ©cisant son paysage cinĂ©phile. Et invente dĂ©jĂ , de modĂšles secrets en rĂ©vĂ©rences en trompe-l’Ɠil, son futur travail de cinĂ©aste.

Séminaire en visioconférence, le lien de connexion sera affiché sur la page Facebook du séminaire.

 

Nov
25
mer
2020
Ecocritique 2, la revue « DĂ©bordements » terrestre aprĂšs tout ! – SĂ©minaire sur la critique (visioconfĂ©rence)
Nov 25 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Ecocritique 2, la revue « Débordements » terrestre aprÚs tout ! - Séminaire sur la critique (visioconférence)
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE 
« Ecocritique 2, la revue « Débordements » terrestre aprÚs tout ! » avec Raphaël Nieuwjaer, rédacteur en chef (sous réserve) et Gabriel Bortzmeyer, enseignant et critique.
CrĂ©Ă©e en 2012 Ă  l’instigation de quelques Ă©tudiants en master, la revue « DĂ©bordements » n’a longtemps existĂ© qu’en ligne avant de dĂ©doubler son format en 2019, Ă  l’occasion de son premier numĂ©ro papier. Celui-ci Ă©tait consacrĂ© Ă  David Simon, dans l’espoir de faire place Ă  une « politique du showrunner » remodelant les cadres de la traditionnelle politique des auteurs. Sorti en octobre 2020, le second numĂ©ro s’attache Ă  un autre dĂ©placement, adossant le cinĂ©ma aux problĂ©matiques Ă©cologiques : son dossier « Terrestres, aprĂšs tout » propose quelques rĂ©flexions dans les traces de ce champ encore embryonnaire, l’Ă©cocritique, qui articulent Ă  chaque fois les enjeux figuratifs et narratifs du cinĂ©ma Ă  ceux de la visibilitĂ© et de la lisibilitĂ© des phĂ©nomĂšnes climatiques extrĂȘmes ou des Ă©volutions plus discrĂštes des paysages. Entre des monographies (sur James Cameron, Kelly Reichardt, parmi d’autres) et des essais plus cursifs, l’ensemble interroge les fables Ă©cologiques de notre temps.

 

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DĂ©c
16
mer
2020
Nouveaux Cahiers – SĂ©minaire sur la critique (visioconfĂ©rence)
DĂ©c 16 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Nouveaux Cahiers - Séminaire sur la critique (visioconférence)
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE  Edito Nouveaux Cahiers
Une nouvelle donne aux Cahiers du cinĂ©ma, depuis juin 2020, suscite curiositĂ© et intĂ©rĂȘt. Le sĂ©minaire Critique invite Marcos Uzal, Pierre EugĂšne, Philippe Fauvel, Alice Leroy Ă  venir prĂ©senter ces « nouveaux Cahiers ». Une discussion suivra.

 

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FĂ©v
10
mer
2021
Rohmer, Rivette, Truffaut : l’Ăąge critique – SĂ©minaire sur la critique (visioconfĂ©rence)
FĂ©v 10 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Rohmer, Rivette, Truffaut : l'ùge critique - Séminaire sur la critique (visioconférence)
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
L’Institut d’Etudes Critiques reçoit Dork Zabunyan, professeur Ă  l’universitĂ© de Paris 8 Saint-Denis, qui dialoguera avec Marc Cerisuelo et Antoine de Baecque, Ă  propos du numĂ©ro de la revue « Critique », 883, dĂ©cembre 2020 : « Rohmer, Rivette, Truffaut : l’Ăąge critique ».
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Mar
24
mer
2021
Faire une anthologie critique de textes sur le cinéma (visioconférence)
Mar 24 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Faire une anthologie critique de textes sur le cinéma (visioconférence)
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
« Faire une anthologie critique de textes sur le cinéma : enjeux historiques et théoriques »

En tant que genre critique, l’anthologie est une maniĂšre non seulement de recueillir des textes, mais de produire un savoir. A travers quelques exemples, il s’agira de questionner le geste anthologique et de se demander dans quelle mesure il peut nourrir une approche historiographique et thĂ©orique et aider Ă  comprendre la maniĂšre dont le cinĂ©ma a Ă©tĂ© Ă©crit et pensĂ©.

 Avec JosĂ© Moure (UniversitĂ© Paris 1, PanthĂ©on Sorbonne) auteur de trois anthologies de textes : « Le CinĂ©ma, Naissance d’un art (1895-1920) », « Le CinĂ©ma, l’art d’une civilisation (1920-1960) », et « Charlot : histoire d’un mythe »,  avec Daniel Banda,  Flammarion, 2008, 2011 et 2013.

 

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Avr
14
mer
2021
France-USA 2 : les critiques littéraire et cinématographique face aux nouveaux enjeux des années 1940 (visioconférence)
Avr 14 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
France-USA 2 : les critiques littéraire et cinématographique face aux nouveaux enjeux des années 1940 (visioconférence)
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
« France-USA 2 : les critiques littĂ©raire et cinĂ©matographique face aux nouveaux enjeux  des annĂ©es 1940″

AprĂšs avoir consacrĂ© en 2016 une premiĂšre sĂ©ance Ă  la critique amĂ©ricaine de l’aprĂšs-guerre (et Ă©voquĂ© les travaux de Manny Farber et James Agee), je propose d’explorer la mĂȘme Ă©poque critique en l’ouvrant, d’une part, Ă  la problĂ©matique des transferts culturels franco-amĂ©ricains et, de l’autre, aux relations entre critique littĂ©raire et critique cinĂ©matographique. En un temps qui a vu Ă©merger le paradigme de la postcritique (voir notamment les travaux de Rita Felski consacrĂ©s Ă  la littĂ©rature), il y a une certaine urgence Ă  rappeler la distinction anglaise entre critique et criticism, Ă©tant entendu que les travaux de notre sĂ©minaire portent essentiellement sur le second terme, paradoxalement le plus menacĂ© par une guerre de tranchĂ©es ne le concernant pas., tout du moins de façon frontale. Une histoire comparĂ©e de la critique (qui ne demande bien sĂ»r qu’à s’ouvrir aux exemples britanniques, italiens, allemands, etc.) doit permettre de prendre la mesure d’un vaste continent de textes, jugements et gĂ©nĂ©alogies, mais aussi d’échanges, de relations privilĂ©giĂ©es,  ou encore d’ignorance ou de mĂ©connaissance. AprĂšs avoir situĂ© l’origine du dialogue dans la critique littĂ©raire du jeune Sartre, les questions de la subjectivitĂ©, de l’auteur et du genre seront abordĂ©es Ă  nouveaux frais dans une perspective transatlantique
et en s’efforçant de ne pas se noyer dans l’ocĂ©an.
Avec Marc Cerisuelo (Université Gustave-Eiffel).

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Mai
19
mer
2021
De la poétique de la critique littéraire à la poétique de la critique cinématographique (visioconférence)
Mai 19 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
De la poétique de la critique littéraire à la poétique de la critique cinématographique (visioconférence)
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
« De la poétique de la critique littéraire à la poétique de la critique cinématographique »

On envisage dans cette sĂ©ance un exercice de thĂ©orie littĂ©raire : comment construire une poĂ©tique de la critique cinĂ©matographique en extrapolant Ă  partir d’une poĂ©tique de la critique littĂ©raire ? En partant de PoĂ©tique de la critique littĂ©raire, ouvrage paru au Seuil en 2019, on se demandera ce que l’on peut garder, ce que l’on doit enlever, ce qu’il faut transformer pour passer d’un genre Ă  l’autre. Avec, Ă  la clef, deux interrogations, l’une sur l’objet – qu’est-ce qui distingue le discours sur une Ɠuvre littĂ©raire du discours sur une Ɠuvre cinĂ©matographique ? – l’autre sur la mĂ©thode – comment construit-on une poĂ©tique ? – avec Ă  l’horizon la mĂȘme intuition : que ce dont nous parlons, livre ou film, est largement tributaire de la façon dont nous en parlons.

 

Avec Florian Pennanech, professeur agrĂ©gĂ© de lettres en classes prĂ©paratoires, enseignant Ă  l’universitĂ© de la Sorbonne nouvelle.

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Juin
9
mer
2021
PrĂ©sentation et discussion autour de son ouvrage : Le tacite, l’humain. Anthropologie politique de Fernand Deligny @ Institut national d'histoire de l'art
Juin 9 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
PrĂ©sentation et discussion autour de son ouvrage : Le tacite, l’humain. Anthropologie politique de Fernand Deligny @ Institut national d'histoire de l'art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
En commun avec le séminaire « Camérer-décamérer. Fernand Deligny et le cinéma » (Université Paris Nanterre)

Catherine Perret (Université Paris 8), présentation et discussion autour de son ouvrage :
Le tacite, l’humain. Anthropologie politique de Fernand Deligny aux Ă©ditions du Seuil (BibliothĂšque du XXIĂšme siĂšcle), sortie : 4 mai 2021

Sandra Alvarez de Toledo, AnaĂŻs Masson, Ă©ditions L’ArachnĂ©en, Marina Vidal Naquet et Marlon Miguel, prĂ©faciers, HervĂ© Joubert-Laurencin, contributeur, prĂ©sentation et discussion autour de l’ouvrage : Fernand Deligny, CamĂ©rer. Écrits sur le cinĂ©ma et l’image, Ă©ditions L’ArachnĂ©en, 2021.

 

Séminaire en présentiel et en visioconférence.

Oct
6
mer
2021
Susan Sontag, critique de cinĂ©ma – SĂ©minaire sur la critique @ INHA
Oct 6 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Susan Sontag, critique de cinéma - Séminaire sur la critique @ INHA
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
« Susan Sontag, critique de cinéma »

Le colloque a soulignĂ© ce qui ne fut pas simplement un intĂ©rĂȘt, mais ce qu’il faut bien considĂ©rer dans l’Ɠuvre de Sontag comme un vĂ©ritable souci du cinĂ©ma, ce dernier Ă©tant pour elle tout Ă  la fois un objet de passion, une pratique dĂ©sirĂ©e et le lieu privilĂ©giĂ© pour penser les sujets qui ont inquiĂ©tĂ© sa pensĂ©e. On Ă©voquera la Sontag cinĂ©phile, qui s’exprime dans ses essais et se manifeste Ă  travers la critique d’un film ou d’un rĂ©alisateur en particulier (Godard, Resnais, Fassbinder, Bresson
) et ses textes plus gĂ©nĂ©raux sur le cinĂ©ma (le « DĂ©clin du cinĂ©ma », « ThĂ©Ăątre et cinĂ©ma » ). On oublie souvent que Susan Sontag fut elle-mĂȘme cinĂ©aste, rĂ©alisant quatre longs-mĂ©trages au cours de sa vie. Plus profondĂ©ment encore, il semble impossible de sĂ©parer la question du cinĂ©ma de la rĂ©flexion au long cours que Susan Sontag a menĂ©e sur les mĂ©dias et la culture populaire. Ses choix esthĂ©tiques, comme la maniĂšre dont elle fait du cinĂ©ma un objet privilĂ©giĂ© pour conduire une analyse des phĂ©nomĂšnes culturels de son temps, impliquent des distinctions et des gestes thĂ©oriques qui relĂšvent de l’ensemble de sa pensĂ©e et l’éclairent en retour.

Avec Antoine de Baecque et Aurélie Ledoux, organisateurs du colloque « Susan Sontag, le souci du cinéma », rendent compte de la manifestation et de ses enseignements critiques.

→ Consulter l’actualitĂ© et le programme du sĂ©minaire