Nov
25
lun
2019
Novembre ExpĂ©rimental 2019 – Claudine Eizykman – Projection @ Studio des Ursulines
Nov 25 @ 20 h 00 min – 21 h 00 min
Novembre Expérimental 2019 - Claudine Eizykman - Projection @ Studio des Ursulines
Novembre Expérimental 2019 Claudine Eizykman

V.W Vitesses Women (36’, 16mm, 1972-74), Claudine Eizykman

« Claudine Eizykman avec Vitesses Women, film torentueux, éblouissant, entre-croise plusieurs séquences selon des rythmes divers, parfois proches des seuils perceptifs, permettant le dérèglement des sens souhaité par Rimbaud, ouvrant la voie à un autre mode de perception. » Michel Nuridsany

Ultrarouge-Infraviolet (31’, 16mm, 1974), Guy Fihman

« Ultra-rouge Infra-violet : temps/couleur. Couleurs : le cinĂ©ma ne connaĂ®t que les couleurs standards qui sont les normes de fabricants de surfaces sensibles et des laboratoires de traitement des Ă©mulsions – ici apparaĂ®t toute la gamme chromatique (visible/impressionnable par le support chimique) lĂ  oĂą habituellement un seul système chromatique, rĂ©putĂ© vrai, normal, devrait advenir. Couleurs. Couleur c’est l’intensitĂ© qui est. Temps : les variations chromatiques s’effectuent Ă  partir d’un tableau-les toits rouges de Pissaro – avec des procĂ©dures et des rythmiques spĂ©cifiques. Une totale fixitĂ© qui s’accompagne d’une double fluiditĂ©, chromatique et rythmique – les seuls mouvements qui se produisent n’en sont pas : l’appareil perceptif traduit en mouvement ce qui n’est que variation du spectre chromatique et modification de l’intensitĂ© lumineuse. »

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Nov
26
mar
2019
Novembre ExpĂ©rimental 2019 – Claudine Eizykman – Projection @ Grand Action
Nov 26 @ 20 h 00 min – 21 h 00 min
Novembre Expérimental 2019 - Claudine Eizykman - Projection @ Grand Action
Novembre Expérimental 2019 Claudine Eizykman

Bruine Squamma (120’, 16mm, 1972-77), Claudine Eizykman

« Éprouver que sa perception change de vitesse, que son cerveau et son corps s’emplissent de mouvements. Il n’y a guère que l’angoisse, la souffrance et le plaisir sexuel qui suscitent l’ébranlement dans le corps et dans le cerveau, de mouvements. Et encore ceux-ci sont-ils fondus dans des implications, gainés dans la ouate quasi naturelle qui baigne toute notre mobilité corporelle/cervicale, différant, estompant l’éprouvé direct des mouvements, battements, dont notre vie est formée. Ce que je voulais voir dans Bruine Squamma, c’est le décollement de la figuration d’avec ce qui la produit, les battements, les textures, les vitesses. » Claudine Eizykman, Erres n°5, 1978.

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Nov
27
mer
2019
Novembre ExpĂ©rimental 2019 – Claudine Eizykman – Projection @ Reflet MĂ©dicis
Nov 27 @ 20 h 00 min – 21 h 00 min
Novembre Expérimental 2019 - Claudine Eizykman - Projection @ Reflet Médicis
Novembre Expérimental 2019 Claudine Eizykman

L’autre scène (6’, 16mm, 1969-1972), Claudine Eizykman, Dominique Avron, Guy Fihman et Jean-François Lyotard

« C’est une tentative qui vise à manifester (et non à signifier) avec les images et la matière sonore comment fonctionne une publicité : ici la lame Gillette. L’autre scène devait inclure d’autres séquences portant sur d’autres champs que la publicité. Le titre, emprunté à Freud indique l’importance accordée aux opérations du travail du rêve par rapport au travail du film. » Claudine Eizykman, programme CNAC- Centre Georges Pompidou, décembre 1980.

Maine Montparnasse (12’, 16mm, 1972), Claudine Eizykman

« C’est une portion de Maine Montparnasse, un immeuble et son prolongement sur la gare qui a Ă©tĂ© filmĂ© d’un 5ème Ă©tage perpendiculaire Ă  cet espace, selon les lignes de force dĂ©ployĂ©es ou opposĂ©es : mouvements rectilignes ou ondulĂ©s, mouvements larges ou focalisants, mouvements lents ou rapides, mouvements aller-retour. Le plan ainsi obtenu a Ă©tĂ© travaillĂ© selon les composantes spatiales fondamentales qui sont aussi les composantes du ruban : haut/bas, droit/gauche, avant/arrière, et l’accumulation finale de ces composantes. » Claudine Eizykman

Lapse (75’, 16mm, 1976-1981), Claudine Eizykman

« Lapse : peut-ĂŞtre son plus beau film. Car ici, la trame (y compris au sens narratif – mais c’est une trame en morceaux, un eidos de trame) est simple : quelques plans, gĂ©nĂ©ralement liĂ©s, fondus l’un Ă  l’autre par la surimpression ou l’incrustation du plan prĂ©cĂ©dent, rĂ©trĂ©ci, dans le plan suivant. Quelqu’un tĂ©lĂ©phone d’une cabine publique, dans la rue. Un personnage courant (le mĂŞme), (pour)suivi par deux autres. Une jeune femme s’écroulant lentement, abandonnant en tombant sa robe, gisant alors nue sur le sol… Et avec ce matĂ©riau, infiniment repris (dans des ordres divers, semble-t-il) comme une sĂ©quence de film structurel (mais qui n’en n’est plus un, car l’essentiel est ailleurs que dans la structure), la cinĂ©aste fait des merveilles. Elle joue des couleurs, certes – en positif ou en nĂ©gatif – de façon convaincante (on a longtemps dans l’œil, dans le plaisir de l’œil, certains bleus nuit du dĂ©but et le sanglant mauve d’une Ă©charpe en nĂ©gatif ou la pâleur forte, nimbĂ©e de jaune ou de vert, du corps de la « tuĂ©e »). Mais surtout – qui donne son ciment, sa pulsation au film -, elle recouvre (de plus en plus, semble-t-il, Ă  mesure qu’on approche de la fin) son image d’une cristallisation de points et ce pailletage, ce poudroiement cotonneux, ce flocage de Nekes dans Amalgam), donne, en mĂŞme temps qu’une concrĂ©tude supplĂ©mentaire Ă  l’image, des arrangements colorĂ©s plus miroitants. » Dominique Noguez, 30 ans de cinĂ©ma expĂ©rimental en France 1950-1980, 1982.

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