Jan
15
mar
2019
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette
Jan 15 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Approches du mouvement dans les films de Marie Menken : entre caméra somatique et cinéma poétique », par Bárbara Janicas (doctorante ESTCA, Paris 8) et Stéphanie Herfeld (chercheuse, Paris-Ouest-Nanterre).

Dans les films que Marie Menken réalisa caméra à bout de bras, en investissant son regard et son corps dans une exploration jouissive du monde, nous avons affaire à des images abstraites qui, par leur caractère de mobilité et spontanéité, créent des véritables poèmes visuels et rythmiques suscitant des expériences du mouvement proches de la danse. En privilégiant la dimension somatique et matérielle du travail de Menken, cette séance propose d’aborder ses films comme le domaine d’expérimentation d’un autre cinéma poétique au sein de l’avant-garde américaine, anticipant également certaines pratiques de la ciné-danse qui émergea en tant que genre filmique entre les années 1940 et 1970.

Intervention de Bárbara Janicas : Cette communication propose d’aborder le cinéma de Marie Menken, souvent rapproché de la peinture et parfois aussi de la danse, comme le domaine d’affirmation d’un autre cinéma poétique « matérialiste » au sein de l’avant-garde américaine des années 1940-1970. En privilégiant la dimension expérientielle et matérielle de son travail avec le support filmique, nous allons montrer que la poésie des films de Menken tient moins au modèle lyrique célébré à l’époque par Maya Deren, qu’à l’idée du « ciné-poème » véhiculée par les avant-gardes des années 1920. En nous appuyant sur les témoignages de Stan Brakhage et Jonas Mekas, qui furent les premiers à louer la capacité de Menken à traduire la réalité filmée en « poésie d’images vibrantes de mouvement », nous allons essayer de montrer comment sa pratique filmique expérimentale invite à l’expérience somatique d’une forme d’expression poétique des objets, de la lumière, et du corps-mobile invisible derrière l’appareil.

Intervention de Stéphanie Herfeld (invitée) : L’originalité du parcours de Marie Menken permet un passage entre plusieurs pratiques artistiques, de la peinture abstraite au cinéma expérimental à l’art performatif. Et l’économie modeste et intime de ses travaux explique sans doute la liberté et la nouveauté de ses gestes. Dès lors, si l’on approche ses films au prisme de la pensée de Gilles Deleuze, on peut non seulement réaffirmer les enjeux de l’Image-mouvement, mais surtout penser l’expérimental, ainsi que le lien entre les gestes de l’Image-temps et la création de pensée.  Ce qui indique une richesse  encore peu explorée de sa production visuelle.

 

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« La lettre à Serge Daney » de Gilles Deleuze : les trois âges de l’image @ Institut National d'Histoire de l'Art
Jan 15 @ 16 h 00 min – 18 h 00 min
« La lettre à Serge Daney » de Gilles Deleuze : les trois âges de l’image
avec Dork Zabunyan (Université Paris 8) / Discussion avec Ophir Lévy (Université Paris 8)

Séance dans le cadre du séminaire de recherche en histoire et esthétique du cinéma « Régimes d’historicité dans le cinéma des années 1960 à nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

Il s’agira de rebondir sur la périodisation esquissée par Deleuze dans sa « lettre à Serge Daney », qui distingue trois âges de l’image. Les deux premiers sont traités en profondeur dans L’Image- mouvement et L’Image-temps, mais le troisième – où le cinéma affronte toujours davantage d’autres types d’images animées, dont celles de la télévision – est surtout investie dans la « lettre », et un peu, mais à peine, à la toute fin de L’Image-temps. Cela nous permettrait de rejouer certaines réflexions sur l’impureté du cinéma, et de les investir à partir du cinéma italien (Fellini, Moretti, mais aussi Lina Wertmüller), pour ensuite étudier comment ce nouveau « régime d’historicité » qui apparaît là-bas dans ces années-là permet d’entrer, ou du moins de penser ce troisième âge dont parle Deleuze.

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Fév
5
mar
2019
Les archives du cinéma d’Abel Gance @ INHA - salle Mariette
Fév 5 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Les archives du cinéma d'Abel Gance @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Les archives du cinéma d’Abel Gance »

La restauration de films monumentaux : Étude des restaurations de La Roue d’Abel Gance, par Rémi Llorens (Master 2 valorisation des patrimoines cinématographiques, Université Saint-Denis-Vincennes – Paris 8)

Abel Gance, cinéaste prolifique et novateur, réalise dans les années 1920 des œuvres aussi grandioses que complexes telles que La Roue ou Napoléon. Ces deux œuvres ont connu de nombreuses versions et restaurations : pour La Roue pas moins de quatre restaurations et reconstructions ont été effectuées jusqu’à nos jours. Cette étude se penche sur les pratiques des restaurateurs de films à versions multiples au travers du cas d’un film monument en cours de restauration par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé sous la direction de François Ede et en collaboration avec la Cinémathèque suisse et la Cinémathèque française.

Inventer l’œuvre par l’archive : le cas d’Abel Gance, par Elodie Tamayo  (doctorante en cinéma,  IRCAV, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)

L’œuvre manifeste du cinéaste Abel Gance est redoublée d’une formidable part latente, constituée par ses projets inachevés et non-réalisés, scellés dans ses archives. Celles-ci constituent un ouvroir et un miroir de l’œuvre, une extension où Gance se met en scène en tant qu’auteur. La poétique de Gance est-elle à inventer (au sens herméneutique et archéologique du terme) par l’archive?

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Avr
15
lun
2019
Rencontre avec Sergio Blanco – Autofiction théâtrale pour des narcissismes uruguayens @ ENS Ulm, Salle Beckett
Avr 15 @ 20 h 00 min – 22 h 45 min
Rencontre avec Sergio Blanco – Autofiction théâtrale pour des narcissismes uruguayens @ ENS Ulm, Salle Beckett | Paris | Île-de-France | France
Séminaire doctoral pluridisciplinaire “Penser la création contemporaine dans le Cône Sud”
« Autofiction théâtrale pour des narcissismes uruguayens » – Rencontre avec Sergio Blanco

Auteur et metteur en scène de plus d’une dizaine de pièces, représentant de la deuxième génération de théâtre indépendant en Uruguay, Sergio Blanco nous parlera de son travail théâtral, principalement centré sur le mythe et l’autofiction – « un moyen de rendre l’Uruguay un peu plus narcissique » – développé dans des pièces comme Tebas Land, La Ira de Narciso ou El Bramido de Düsseldorf dont nous visionnerons des images.

Installé à Paris depuis de nombreuses années, Sergio Blanco nous parlera aussi de la façon dont il travaille entre deux continents (l’Amérique du Sud et l’Europe) et de la façon dont le théâtre uruguayen cherche à s’intégrer dans des circuits internationaux par le biais de certaines plateformes telles que COMPLOT, un collectif de metteurs en scène dont il fait partie avec Gabriel Calderón, Martin Inthamoussú et Mariana  Percovich.

La rencontre aura lieu en français.

Mai
7
mar
2019
Desktop films + Figures, thèmes, dispositifs @ INHA - salle Mariette
Mai 7 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Desktop films + Figures, thèmes, dispositifs @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Desktop films: le remploi de la vidéo amateur à l’ère post-Internet » par Gala Hernández López (doctorante ESTCA)

Les desktop films sont des films construits à partir du recyclage de vidéos amateurs trouvées sur l’hyperarchive de la vidéosphère: Internet, les réseaux sociaux et les app mobiles. À partir d’un montage dialectique dotant les vidéos d’un hors-champ, les desktop films réalisent une re-signification des images-source, une réflexion sur les rapports entre macrohistoire (mémoire collective) et microhistoire (mémoire individuelle), une archéologie de l’impensé de notre temps et tentent un diagnostic des symptômes épidémiques de notre époque. Ils nous interrogent aussi sur notre relation à la production d’images.

« Figures – thèmes – dispositifs » par Chaghig Arzoumanian (doctorante ESTCA)

Lors de ma présentation du 7 mai, je vous ferai part du travail que j’ai développé durant ma résidence à la Fondation Camargo avec les chercheurs Anais Farine et Assaf Dahdah. http://camargofoundation.org/fr/programmes/programmes-en-partenariat/labexmed/2019/beyrouth-en-images/
Le projet Beirut Stills, est un travail de collecte de films libanais réalisés depuis les années 1970, il a pour premier objectif l’élaboration d’un film constitué de montage d’extraits issus de la cinématographie libanaise. En laissant la parole aux images et à la bande sonore ce projet ira d’abord dans le sens d’un travail de remontage de séquences présentant larécurrence de certains paysages, motifs et ambiances beyrouthins.
Ce travail de montage de récurrences, de motifs qui reviennent de manière systématique (tels que les panoramiques, l’entrée dans Beyrouth, les check-points, les manifestations ou encore la vie nocturne par exemple) nous donne la possibilité d’une nouvelle perspective porté sur ces films et d’une nouvelle analyse du choix des réalisateurs: les lieux qu’ils investissent, les sujets qu’ils traitent; qu’est ce qui les unis, ce qui les traverse etc. Nous cherchons à travers ce projet à articuler les questions relatives à la ville dans le cinéma à celles du cinéma dans la ville, de lier les questions des représentations symboliques et à celles des pratiques de l’espace dans Beyrouth. Durant la présentation, je projetterai également un premier remontage du film d’une durée de 25min.

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Juin
25
mar
2019
L’aséance ou le site du film expérimental @ Salle de projection bleue nuit tropicale A1 181 (Bâtiment A), Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis
Juin 25 @ 10 h 00 min – 17 h 30 min
L’aséance ou le site du film expérimental @ Salle de projection bleue nuit tropicale A1 181 (Bâtiment A), Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis
Journée d’étude L’aséance ou le site du film expérimental
Alternant analyses de spécialistes et projections de quelques perles des avant-gardes et du cinéma expérimental (en 16 mm argentique et en numérique), cette journée d’étude inaugurale du projet de recherche ArTeC « Temps profonds du cinéma expérimental » se propose de reconsidérer les avant-gardes et l’expérimentation cinématographique au prisme de la séance de projection. Cette dernière a en effet constitué un cadre d’expérience singulier de présentation et de réception des films non seulement par ses formes innovantes et décalées, mais aussi par ses lieux, circonstances, dispositifs : aséances, pour le dire selon une formule inspirée par Jean-François Lyotard, « conformes à l’exigence pyrotechnique » et produisant des « intensités jouissives[1] » ; événements dont le site (spécifique) peut demeurer introuvable, imaginaire et tourne souvent le dos aux bienséances de l’exploitation cinématographique standard.

[1] « L’acinéma » [Revue d’esthétique, 1973], in Des dispositifs pulsionnels, Jean-François Lyotard, Paris, éd. Galilée, 1994, p. 60.

Journée d’étude réalisée avec le soutien de l’EUR ArTeC, dans le cadre du programme Temps profonds du cinéma expérimental et avec le concours de l’équipe d’accueil ESTCA (Esthétique, Sciences et Technologies du Cinéma et de l’Audiovisuel), du service audiovisuel du département Cinéma de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, et de Cinédoc.

Comité d’organisation : Grégoire Quenault, Jennifer Verraes, Dominique Willoughby

Oct
10
jeu
2019
Histoires du patrimoine cinématographique : une autre histoire du cinéma @ École nationale des chartes, salle Delisle
Oct 10 @ 9 h 00 min – 18 h 00 min
Histoires du patrimoine cinématographique : une autre histoire du cinéma @ École nationale des chartes, salle Delisle
Histoires du patrimoine cinématographique : une autre histoire du cinéma Colloque et Journée d’étude

Christophe Gauthier, professeur d’Histoire du livre et des médias contemporains, co-organise avec Marie Frappat (Université Paris-Diderot), Natacha Laurent (Université Toulouse Jean-Jaurès), Ophir Levy (Université Paris 8) et Dimitri Vezyroglou (Université Paris 1) le colloque intitulé « Histoires du patrimoine cinématographique : une autre histoire du cinéma », qui vient conclure le projet « Patrimoine et patrimonialisation du cinéma », entrepris en 2016.

 

Oct
31
jeu
2019
Du renversement – Théâtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
Oct 31 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Du renversement - Théâtres de la mémoire @ Institut national d'histoire de l'art, salle Jullian
« Du renversement » Intervention d’Erik Bullot

À rebours de toute téléologie, l’archéologie des médias a attiré notre attention sur la survivance et le retour des formes et des techniques. L’histoire du cinéma obéit-elle à un principe de renversement temporel ? Est-elle une anagramme ?

En s’appuyant sur des travaux de recherche personnels autour d’une histoire virtuelle des relations de l’art et du cinéma et d’une étude sur Raymond Roussel et le cinéma, cette séance du séminaire s’attachera à instruire plus particulièrement la notion de remédiation rétrograde. Proposée par Jay David Bolter et Richard Grusin dans leur ouvrage Remediation. Understanding New Media, reprise et développée par Pavle Levi dans Cinema by Other Means, la remédiation rétrograde désigne le fait pour un médium ancien de traduire ou d’imiter les possibilités offertes par un médium plus récent.

Marguerite Vappereau donnera la réplique à Erik Bullot.

Séance dans le cadre du