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Valérie Jottreau
Doctorante, PAST
Valérie Jottreau poursuit sa recherche doctorale sous la direction de Dominique Willoughby.
Sa thèse porte sur le cinéma de Philippe Garrel 1970-1979. Silence et Récit, de La cicatrice intérieure (1970) à L'enfant secret (1979).
Directrice de projets interactifs, elle enseigne parallèlement la conception UX design et le management de projet à l'Université de Paris Est Marne La Vallée.
Recherche

Thèse, communications et publications

  • « Philippe Garrel et Antonioni : du discernement », Colloque international Antonioni et après ? La postérité de Michelangelo Antonioni dix ans après sa disparition. 2007-2017, organisé par l’Université Paris 8, laboratoire Estca, Archives Nationales, Pierrefitte-sur-Seine, 28 & 29 septembre 2017.
  • « Les films Zanzibar (1967-1971) ou le cinéma, la prophétie, la vie », Théorie du cinéma et des médias : approches anthropologiques. Pensée pré-logique, pré-verbale, animiste, mythique. Journées organisées par Marie Gueden et Virgilio Mortari, Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Sorbonne Nouvelle-Paris 3 en partenariat avec l’EHESS.02.03.17 | 03.03.17.
  • « La musique du silence. Le paradigme musical au sein des avant-gardes cinématographiques des années 20 aux années 70. » Séminaire doctoral D. Willoughby, avec Céline Pluquet, novembre 2017.
  • « Que le film épouse... Le triptyque cosmique de Philippe Garrel et Nico, La cicatrice intérieure (1970-71), Athanor (1972) et Le berceau de cristal (1976). » Journées d’études Couples en création dans les arts de la scène et au-delà (XXème -XXIème siècles), Université Paris 8 – Université Franco-italienne – organisées par Giulia Filacanapa et Erica Magris – Maison des Sciences de l’Homme – Paris Nord, juin 2016.
  • « Les hautes solitudes (1974) de Philippe Garrel : la beauté à pans coupés, retour sur un montage instinctif. » Séminaire doctoral D. Willoughby, janvier 2016.
  • « Filmer, planer, vibrer : introduction à la musique visionnaire dans les films “Live” de Philippe Garrel et Nico, de 1970 à 1978. » Séminaire doctoral D. Willoughby, novembre 2015.
  • « Philippe Garrel et Nico : condenser les affects (1970 – 1978). » Séminaire doctoral D. Willoughby, février 2015.
  • « Les causeries silencieuses dans Les Hautes Solitudes (1974) de Philippe Garrel ». In : Dossier « Philippe Garrel : l’expérience intérieure / extérieure », coordonné par Robert Bonamy et Didier Coureau, Université Grenoble Alpes, UMR 5316 Litt&Arts (CNRS), suite à la journée d’études du 8 novembre 2017, Débordements, [En ligne], disponible : http://www.debordements.fr/Philippe-Garrel-l-experience-interieure-exterieure-663, [consulté le 23 mars 2018].
  • Actes des Journées d’études Couples en création dans les arts de la scène et au-delà (XXème – XXIème siècles) Université Paris 8 – Université Franco-italienne – organisées par Giulia Filacanapa et Erica Magris – Maison des Sciences de l’Homme – Paris Nord, juin 2016.  À paraître 2018.

Figure du jeune cinéma post-Nouvelle Vague, Philippe Garrel participe dès 1964 à une mise en crise du dispositif audiovisuel, traversée, entre autres, par une contestation et une « déconstruction du langage ». Dès 1970 et jusqu’en 1978, il radicalise sa recherche formelle et compose avec sa compagne Nico, égérie de l’underground new-yorkais, sept films, variations d’une “attraction passionnée” dont il puisera le récit de L’enfant secret en 1979. Renouant avec le film  silencieux expérimenté une première fois dans Le révélateur en 1968, trois films sont réalisés sans bande son : Athanor (1972), Les hautes solitudes (1974), Le bleu des origines (1978). Quand les films ne sont pas totalement silencieux, ils privilégient la réduction, la raréfaction ou la condensation des éléments langagiers ou musicaux : La cicatrice intérieure (1970-1972), Le berceau de cristal (1975), Un ange passe (1974), Voyage au jardin des morts (1976). Ces films, guidés par un même refus du prosaïsme, font du silence un élément structurel essentiel auquel répondra le travail sur l’espace, l’immobilisme, la dilatation ou encore la fulgurance de l’image. Mais si Philippe Garrel place la sensation au centre de sa quête d’un cinéma pur et planant, il n’en cherche pas moins de nouvelles configurations narratives et interroge les limites du récit en développant une profonde co-implication de matériaux visuels et sonores. L’enfant secret cristallisera de façon magistrale cette recherche. Or la réception de ce film qui apparut à la critique comme un évident retour à l’autobiographie a peut-être occulté le processus complexe d’invention du récit garrélien qui engageait une question majeure pour le cinéaste : comment dire poétiquement ? Notre étude propose que nous revenions sur ce cheminement tout entier hanté par l’infantia, définie par Jean-François Lyotard comme « ce qui ne se parle pas ». L’exploration de la réception critique et l’analyse esthétique des films nous amèneront à une mise en perspective historique d’une pensée du silence et des formes minimales du récit qui ont traversé les avant-gardes cinématographiques du vingtième siècle et ont contribué à redéfinir un pacte avec le temps.

Réalisations interactives

Conception et direction de projets

Direction et conception de nombreux projets interactifs à caractère scientifique, médical ou dédiés à l’éducation thérapeutique [films 3D, reportages, ITWS, etc.].

  • Secteur Stérile, reportage hypermédia et visite virtuelle en QuickTime VR du secteur stérile de l’Institut de Cancérologie de la Loire, avec le Professeur A. Guyotat,  Saint Etienne, Studio the Quest (fondatrice), 2010.
  • Campagne nationale Le don de moelle osseuse, projet en ligne, DDB pour l’Agence de la Biomédecine, Paris, 2007
  • Mots sensibles, documentaire sur la polyarthrite rhumatoïde, DDB pour Wyeth, Grand prix des entretiens de Bichat, 2004.
  • La chirurgie cardiaque en 3D, avec le Pr Alain Carpentier, DDB pour Astra Zeneca, 2002.

 

  • Chants de la Terre aux 3 sangs, récit ethnographique et anthologie musicale-multimédia, Dana Rappoport, DVD, Patrimoines Immatériels, EMSH, production développement Flash the Quest (fondatrice), Paris, 2009-2011.
  • Corcule ACC40, Contemporary Chinese Art Archives, Co-conception d’un projet de centre d’archivage et de ressources en ligne dédié à l’art contemporain chinois, avec Martina Koeppel Yang, Paris, 2005.

Direction de projets pour de nombreux projets digitaux [services, corporate, luxe, etc.]

Sujets d’études

Mots-clés

  • Philippe Garrel
  • Films Zanzibar
  • Films silencieux des années 60-70
  • Silence (cinéma)
  • Espace, écritures du corps (cinéma)
  • Récit minimal (cinéma)
  • Récit plastique (cinéma)