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Florence Cheron

Tim Burton, un cinéma de la ré-imagination.

Lundi 5 décembre 2016 à 14h00
A l’Université Paris 8, Bibliothèque, 3e étage, salle 312

Florence CHERON soutient sa thèse de doctorat :Tim Burton, un cinéma de la ré-imagination.

En présence des membres du jury  :
Monsieur Dominique WILLOUGHBY (Directeur de recherche)
Monsieur Sébastien DENIS
Monsieur Christian VIVIANI
Monsieur Jean-François BAILLON
Madame Cécile SORIN

Résumé

Référentiel, réflexif, métaphorique constituent un échantillon des expressions et concepts employés pour qualifier les films de Tim Burton, attestant du lien qui unit ce corpus à l’histoire de son art et à son époque. Partant de ce constat, l’hypothèse proposée ici affirme que cette filmographie constitue un cinéma de la ré-imagination. Le cinéaste emploie lui-même ce terme pour définir l’approche conceptuelle de son cinéma. Cette thèse explique d’abord le choix de ce mot par rapport aux concepts pré-existants pour ensuite analyser ce qu’il englobe et implique dans la filmographie de Tim Burton. Ses films sont conçus comme des boîtes à jouets rassemblant souvenirs, imagination et pièces intactes. Ces éléments constituent la base formelle des ré-imaginations burtoniennes. Ils s’entremêlent au sein d’une même image, tout au long d’un fil narratif parfois ténu. En adoptant des procédés cinématographiques et filmiques ramenant vers des âges antérieurs du septième art et rattachant les intrigues au domaine de l’imaginaire par l’intermédiaire de manifestations mentales, Tim Burton construit un cinéma ancré dans le passé, essayant de reconstituer le royaume de l’enfance en le reconstituant avec ce qu’il en reste.

Mots-clés : Tim Burton, ré-imagination, réimagination, cinéma américain, rêve, enfance, série B, fantastique, esthétique du cinéma, histoire et critique, histoire du cinéma, animation.

Abstract

Referential, reflexive, metaphorical – these are a few recurrent terms and concepts used to describe the films of Tim Burton, which attest to the links between this corpus and the history of his art and his era. Based on this observation, the present hypothesis argues that Burton’s filmography is a cinema of re-imagination. The filmmaker himself uses this term to describe the conceptual approach to his films. This dissertation explains the choice of re-imagination in regard to other pre-existing concepts before analyzing the implications of re-imagination in Tim Burton’s filmography. His films are designed like toy chests in which memories, imagination, and intact pieces are collected. These elements establish the formal base of Tim Burton’s re-imaginings. They come together to form a single image by means an often tenuous narrative thread. By adopting cinematographic and filmic processes which look back to prior eras of the seventh art, and by bringing stories into the domain of the imagination through the intermediary of mental manifestations, Tim Burton builds a cinema that is anchored in the past, all while trying to restore the kingdom of childhood with what is left behind.

Keywords : Tim Burton, re-imagination, reimagination, American cinema, dream, childhood, B movies, fantasy, film aesthetics, film criticism, film history, animation.