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Labex Arts H2H

Politiques de la distraction
Porteurs du projet : Dork Zabunyan & Paul Sztulman

Le projet aimerait examiner une notion cruciale à l’intérieur des sociétés capitalistes modernes, mal-aimée dans le champ culturel et pourtant plus complexe que sa dénonciation ne le laisse supposer : celle de distraction. Il souhaiterait le faire d’un point de vue aussi bien historique et théorique qu’en mobilisant différentes pratiques artistiques : le cinéma, la musique, l’architecture, la bande dessinée, mais aussi l’art des jardins et des parcs d’attraction ou encore le jeu vidéo.

En partant de l’acception du mot « distraction » dans les avant-gardes des années 1920 et 1930, et en en scrutant l’héritage aujourd’hui, deux orientations principales seront privilégiées : d’une part, il s’agit d’envisager la distraction comme une modalité spécifique de l’attention, en explorant les mondes sensibles qui lui correspondent et la variété des perceptions qu’elle favorise : attention flottante, écoute distraite, visions périphériques, etc.

D’autre part, il convient d’analyser comment les productions artistiques accueillent dans leur composition ces diverses formes d’expérience distraite, pour en révéler la part d’aliénation ou au contraire les transformer en moteur d’émancipation.

© Martin Parr « Small World ».