Hélène Fleckinger
Maîtresse de conférences
Spécialiste des pratiques militantes du cinéma, des usages de la vidéo légère et des questions de genre, autrice d’une thèse de doctorat sur « Cinéma et vidéo saisis par le féminisme (France, 1968-1981) », soutenue en décembre 2011, Hélène Fleckinger inscrit ses travaux dans une perspective d’histoire du cinéma et des médias, au croisement d’enjeux sociaux, politiques, techniques, artistiques et culturels.

De 2013 à 2015, Hélène Fleckinger a dirigé le programme scientifique interdisciplinaire « Cinéma/vidéo, art et politique en France depuis 1968 : dispositifs, archives, numérique » au sein du Labex Arts-H2H (http://cinevideo.labex-arts-h2h.fr/). Elle anime avec Alain Carou (BnF) un groupe de recherche sur la ``vidéo des premiers temps`` créé en 2012, et dirige depuis 2016 un projet d'éditorialisation par la médiation numérique des archives audiovisuelles et iconographiques de l'Université Paris 8.

Activités scientifiques

Publications et recherche

  • Cinéma et vidéo saisis par le féminisme (France, 1968-1981), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Archives du Féminisme », à paraître.
  • Métiers et techniques du cinéma et de l’audiovisuel : sources, terrains, méthodes, dirigé avec Kira Kitsopanidou et Sébastien Layerle, Paris, Peter Lang, coll. Labex ICCA, à paraître en 2019.
  • SCUM Manifesto, dirigé avec Julien Bézille et Callisto McNulty, Paris, Naïma éditions, 2018.
  • Carole Roussopoulos : Caméra militante. Luttes de libération des années 70, Genève, MétisPresses, coll. PlanSécant, 2010.
  • « Mai 68 : tactiques politiques et esthétiques du documentaire », dirigé avec David Faroult, La Revue Documentaires, n°22-23, 2010.
  • « Sur les lieux de vos crimes », dans Julien Bézille, Hélène Fleckinger, Callisto McNulty (dir), SCUM Manifesto, Paris, Naïma éditions, 2018, pp. 16-37.
  • « A camera of One’s Own : Video in Feminist Hands », dans Michael Temple et Michael Witt (dir.), The French cinema book (2nd Edition), London, BFI, 2018, pp. 204-210.
  • « Histoire et humanités numériques. Nouveaux terrains de dialogue entre les archives et la recherche », avec Martin Grandjean, Frédéric Clavert, Johanna Daniel, Fatiha Idmhand, La Gazette des archives, n°245, 2017, pp. 121-134.
  • Notices « Nadja Ringart », « Carole Roussopoulos », « Delphine Seyrig », « Éliane Victor » et « Vidéo », dans Christine Bard et Sylvie Chaperon (dir.), Dictionnaire des féministes en France. XVIIIe-XXIe siècles, Paris, PUF, 2017.
  • « Marie, les femmes et le cinéma », dans collectif, Marie [ouvrage consacré à Marie Dedieu], Donnemarie-Dontilly, Ixe, 2015, pp. 57-74.
  • « De la contribution des féministes aux expérimentations techniques, sociales et formelles de la  »vidéo des premiers temps » (France, 1968-1981) » dans Fabien Knittel et Fabien Raggi (dir), Genre et techniques, Rennes, PUR, 2013, pp. 253-266.
  • « ’’Un crime de lèse-phallus’’. Baise-moi (2000) de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi, film guerrier pour une révolution féministo-porno-punk » dans Claire Grino (dir.), « Sexes à bras-le-corps. Pratiques quotidiennes et artistiques », Inter, art actuel, n°112, Québec, 2012, pp. 54-60.
  • Notice « Féminisme » dans Antoine De Baecque et Pierre Chevallier (dir.), Dictionnaire de la pensée du cinéma, PUF, coll. Quadrige, Paris, 2012, pp. 292-295.
  • « Histoires d’A et la censure : un moment de la lutte pour la libération de l’avortement », La Revue Documentaires, n°22-23, 2010, pp. 181-199.
  • « ’’The malicious Woman’’. On the character of Irma Vep in Les Vampires by Louis Feuillade », dans Sofia Bull et Astrid Söderbergh Widding (dir.), Not so Silent. Women in Cinema before Sound, Stockholm, Stockholm University, 2010, pp. 262-276
  • « ’’L’amour est à réinventer’’. Représentations de la sexualité », dans Franck Tourret (dir.), « Le cinéma féminin français contemporain », Contre Bande, n°18, 2008, pp. 43-64.
  • « ’’Nous sommes un fléau social’’. Cinéma, vidéo et luttes homosexuelles », dans James Day (ed.), « Queer Sexualities in French & Francophone Literature & Film », French Literature Series, Volume XXXIV, Amsterdam/New York, NY, Rodopi, 2007, pp. 145-161.
  • « Théories du désir. Le cinéma de Lionel Soukaz », dans Jean-Marc Lachaud et Olivier Neveux (dir.), Changer l’art. Transformer la société. Art et politique 2, Paris, L’Harmattan, 2009, pp. 165-181.
  • « Y’a qu’à pas baiser. La représentation des corps sexués dans le cinéma militant féministe et homosexuel (France, années 1970) », dans Christian Biet et Olivier Neveux (dir.), Une histoire du spectacle militant (1966-1981), Vic-la-Gardiole, L’Entretemps, 2007, pp. 297-308.
  • « Les sources audiovisuelles », avec Françoise Flamant, dans Christine Bard, Annie Metz et Valérie Neveu (dir.), Guide des sources de l’histoire du féminisme, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2006, pp. 343-357.
  • Direction scientifique de la plateforme éditoriale de films et d’autres ressources Cinéma et vidéo à Paris 8, en préparation pour 2019. Porté par l’Université Paris 8 avec la BnF et le CNC, en lien avec le Cinquantenaire de l’Université, le projet retrace l’histoire des pratiques et des usages du cinéma et de la vidéo à l’Université Paris 8 de Vincennes (et la mise en place des enseignements artistiques dans le supérieur) jusqu’à Saint-Denis, en s’appuyant sur des archives et des films récemment collectés et numérisés grâce à l’engagement des institutions patrimoniales partenaires. 
  • Direction scientifique, avec Nadja Ringart, de la plateforme éditoriale de films et d’autres ressources Bobines féministes : http://www.bobinesfeministes.fr/ (accès réservé jusqu’à l’automne 2019). Porté par le Labex Arts-H2H dans le cadre du programme de recherche « Cinéma/vidéo, art et politique » depuis 2013 et depuis 2017 par l’association Bobines plurielles, avec l’Université Paris 8 (ESTCA), l’Université Paris-Lumières, la BnF, l’INA, le CNC, la Bibliothèque Marguerite Durand et l’association Archives du féminisme. Le projet, qui réunit plus de 1 500 documents éditorialisés (films, documents audiovisuels et sonores, photographies, affiches, archives écrites, textes inédits, biographies…) propose des connaissances renouvelées sur l’histoire de l’audiovisuel féministe – et, au delà, de l’audiovisuel militant et du Mouvement de libération des femmes, en France dans les années 1970.
  • Direction scientifique, avec Alain Carou et Sébastien Layerle, du carnet de recherche « Vidéo des premiers temps » sur les débuts de la vidéo légère en France : http://earlyvideo.hypotheses.org/  accompagnant le séminaire du même nom, porté entre 2013 et 2016 par le Labex Arts-H2H avec la BnF et les Universités Paris 8 (ESTCA) et Paris 3 (IRCAV). Le groupe de travail explore un domaine qui reste à ce jour peu étudié – les débuts de la vidéo légère et sa phase d’expérimentation médiatique – qu’il s’agit d’appréhender dans la complexité et la diversité de ses appropriations et usages sociaux comme créatifs, sans les dissocier d’emblée (selon le schéma simpliste : d’un côté la vidéo militante, de l’autre l’art vidéo).
  • Collecte de sources orales filmées : tournage et montage d’une trentaine d’entretiens, pour les projets de recherche « Bobines féministes », « Vidéo des premiers temps » et « Archives audiovisuelles de l’Université Paris 8 ».
  • Réalisation du film de montage à quoi ça sert Vincennes ?, 2019, 16 min.
  • Réalisation du film de montage Bobines féministes : humour et création, 2017, 22 min.
  • Co-direction du webdocumentaire Les Archives du Centre universitaire expérimental de Vincennes (1968-1980) : le cas du cinéma et de la vidéo, réalisé dans le cadre d’un atelier-laboratoire CréaTIC avec des étudiant·es de Master 2 Métiers des archives, 2015-2016.
Sujets d’études

Mots-clés

  • Cinéma féministe, genre et techniques audiovisuelles
  • Cinémas d’intervention politique et sociale
  • Histoire, esthétique et techniques de la vidéo légère
  • Cinéma et vidéo dans l’enseignement supérieur 
  • Archives audiovisuelles et humanités numériques