Nov
14
jeu
2019
Novembre Expérimental 2019 – Claudine Eizykman – Rencontre @ Librairie du Cinéma du Panthéon
Nov 14 @ 18 h 30 min – 19 h 30 min
Novembre Expérimental 2019 - Claudine Eizykman - Rencontre @ Librairie du Cinéma du Panthéon
Novembre Expérimental 2019 Claudine Eizykman

Rencontre avec Dominique Willoughby autour de la sortie du DVD, Intégrale des films argentiques (1969-1981) de Claudine Eizykman (Cinédoc) et du livre Le film-après-coup (Presses Universitaires de Vincennes), premier recueil de textes inédits ou introuvables de Claudine Eizykman, constituant une refondation radicale de la théorie du cinéma, élaborée et approfondie de 1970 à 2018.

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Nov
25
lun
2019
Novembre Expérimental 2019 – Claudine Eizykman – Projection @ Studio des Ursulines
Nov 25 @ 20 h 00 min – 21 h 00 min
Novembre Expérimental 2019 - Claudine Eizykman - Projection @ Studio des Ursulines
Novembre Expérimental 2019 Claudine Eizykman

V.W Vitesses Women (36’, 16mm, 1972-74), Claudine Eizykman

« Claudine Eizykman avec Vitesses Women, film torentueux, éblouissant, entre-croise plusieurs séquences selon des rythmes divers, parfois proches des seuils perceptifs, permettant le dérèglement des sens souhaité par Rimbaud, ouvrant la voie à un autre mode de perception. » Michel Nuridsany

Ultrarouge-Infraviolet (31’, 16mm, 1974), Guy Fihman

« Ultra-rouge Infra-violet : temps/couleur. Couleurs : le cinéma ne connaît que les couleurs standards qui sont les normes de fabricants de surfaces sensibles et des laboratoires de traitement des émulsions – ici apparaît toute la gamme chromatique (visible/impressionnable par le support chimique) là où habituellement un seul système chromatique, réputé vrai, normal, devrait advenir. Couleurs. Couleur c’est l’intensité qui est. Temps : les variations chromatiques s’effectuent à partir d’un tableau-les toits rouges de Pissaro – avec des procédures et des rythmiques spécifiques. Une totale fixité qui s’accompagne d’une double fluidité, chromatique et rythmique – les seuls mouvements qui se produisent n’en sont pas : l’appareil perceptif traduit en mouvement ce qui n’est que variation du spectre chromatique et modification de l’intensité lumineuse. »

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Nov
26
mar
2019
Novembre Expérimental 2019 – Claudine Eizykman – Projection @ Grand Action
Nov 26 @ 20 h 00 min – 21 h 00 min
Novembre Expérimental 2019 - Claudine Eizykman - Projection @ Grand Action
Novembre Expérimental 2019 Claudine Eizykman

Bruine Squamma (120’, 16mm, 1972-77), Claudine Eizykman

« Éprouver que sa perception change de vitesse, que son cerveau et son corps s’emplissent de mouvements. Il n’y a guère que l’angoisse, la souffrance et le plaisir sexuel qui suscitent l’ébranlement dans le corps et dans le cerveau, de mouvements. Et encore ceux-ci sont-ils fondus dans des implications, gainés dans la ouate quasi naturelle qui baigne toute notre mobilité corporelle/cervicale, différant, estompant l’éprouvé direct des mouvements, battements, dont notre vie est formée. Ce que je voulais voir dans Bruine Squamma, c’est le décollement de la figuration d’avec ce qui la produit, les battements, les textures, les vitesses. » Claudine Eizykman, Erres n°5, 1978.

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Nov
27
mer
2019
Colloque Claudine Eizykman – Faire penser le cinéma @ Institut national d'histoire de l'art
Nov 27 @ 9 h 00 min – Nov 28 @ 18 h 00 min
Colloque Claudine Eizykman – Faire penser le cinéma @ Institut national d'histoire de l'art
Claudine Eizykman – Faire penser le cinéma

Avec Guy Fihman, Dominique Willoughby (PR – Université Paris 8), Francis Haselden, (ENS-Paris), Françoise Coblence (Université de Picardie-Jules-Verne, Société psychanalytique de Paris), Paolo Bertetto (Università La Sapienza-Roma), Grégoire Quenault (Université Paris 8), Dario Marchiori (Université Lumière Lyon 2), Patrick de Haas, Mireille Laplace (Grains de Lumière, Marseille), Prosper Hillairet (Université Paris 8) Jennifer Verraes (Université Paris 8), Federico Rossin (programmateur indépendant)

Projections lors du colloque :

L’autre scène (6’, 16mm, 1969-1972), Claudine Eizykman, Dominique Avron, Guy Fihman et Jean-François Lyotard
Operneïa (45’, 16mm, 1976-1980), Claudine Eizykman
Moires mémoires (25’, 16mm, 1972-1978), Claudine Eizykman
Melba Film Coop (6’, 16mm, 1977-2019), Dominique Willoughby

→ Programme détaillé avec les résumés des interventions et les informations sur les films ici

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Novembre Expérimental 2019 – Claudine Eizykman – Projection @ Reflet Médicis
Nov 27 @ 20 h 00 min – 21 h 00 min
Novembre Expérimental 2019 - Claudine Eizykman - Projection @ Reflet Médicis
Novembre Expérimental 2019 Claudine Eizykman

L’autre scène (6’, 16mm, 1969-1972), Claudine Eizykman, Dominique Avron, Guy Fihman et Jean-François Lyotard

« C’est une tentative qui vise à manifester (et non à signifier) avec les images et la matière sonore comment fonctionne une publicité : ici la lame Gillette. L’autre scène devait inclure d’autres séquences portant sur d’autres champs que la publicité. Le titre, emprunté à Freud indique l’importance accordée aux opérations du travail du rêve par rapport au travail du film. » Claudine Eizykman, programme CNAC- Centre Georges Pompidou, décembre 1980.

Maine Montparnasse (12’, 16mm, 1972), Claudine Eizykman

« C’est une portion de Maine Montparnasse, un immeuble et son prolongement sur la gare qui a été filmé d’un 5ème étage perpendiculaire à cet espace, selon les lignes de force déployées ou opposées : mouvements rectilignes ou ondulés, mouvements larges ou focalisants, mouvements lents ou rapides, mouvements aller-retour. Le plan ainsi obtenu a été travaillé selon les composantes spatiales fondamentales qui sont aussi les composantes du ruban : haut/bas, droit/gauche, avant/arrière, et l’accumulation finale de ces composantes. » Claudine Eizykman

Lapse (75’, 16mm, 1976-1981), Claudine Eizykman

« Lapse : peut-être son plus beau film. Car ici, la trame (y compris au sens narratif – mais c’est une trame en morceaux, un eidos de trame) est simple : quelques plans, généralement liés, fondus l’un à l’autre par la surimpression ou l’incrustation du plan précédent, rétréci, dans le plan suivant. Quelqu’un téléphone d’une cabine publique, dans la rue. Un personnage courant (le même), (pour)suivi par deux autres. Une jeune femme s’écroulant lentement, abandonnant en tombant sa robe, gisant alors nue sur le sol… Et avec ce matériau, infiniment repris (dans des ordres divers, semble-t-il) comme une séquence de film structurel (mais qui n’en n’est plus un, car l’essentiel est ailleurs que dans la structure), la cinéaste fait des merveilles. Elle joue des couleurs, certes – en positif ou en négatif – de façon convaincante (on a longtemps dans l’œil, dans le plaisir de l’œil, certains bleus nuit du début et le sanglant mauve d’une écharpe en négatif ou la pâleur forte, nimbée de jaune ou de vert, du corps de la « tuée »). Mais surtout – qui donne son ciment, sa pulsation au film -, elle recouvre (de plus en plus, semble-t-il, à mesure qu’on approche de la fin) son image d’une cristallisation de points et ce pailletage, ce poudroiement cotonneux, ce flocage de Nekes dans Amalgam), donne, en même temps qu’une concrétude supplémentaire à l’image, des arrangements colorés plus miroitants. » Dominique Noguez, 30 ans de cinéma expérimental en France 1950-1980, 1982.

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