Déc
7
jeu
2017
Le film musical hollywoodien / The hollywood musical @ Maison des Sciences de l'Homme, Amphithéâtre
Déc 7 @ 9 h 30 min – 17 h 45 min
Le film musical hollywoodien / The hollywood musical @ Maison des Sciences de l'Homme, Amphithéâtre | Saint-Denis | Île-de-France | France
Le film musical hollywoodien en contexte médiatique et culturel / The hollywood film musical in its mediatic and cultural context

Ce colloque de clôture dressera le bilan des travaux menés dans le cadre du programme de trois ans « Musical MC² – le film musical hollywoodien en
contexte médiatique et culturel ». L’accent sera mis sur la présentation de l’outil numérique développé dans le cadre de ce projet : la conception, le fonctionnement et les usages possibles de la base de données « Musical MC² ».

This conference aims at assessing the work undertaken during the three years of the MC² program, “The Musical Film in its Mediatic and Cultural Context.” We will put emphasis on the presentation of the digital tool that was developed by MC², focusing on the conception and the possible uses of the database on the Hollywood film musical.

Direction scientifique et organisation :

Marguerite Chabrol et Pierre-Olivier Toulza

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Fév
27
mar
2018
Les états du cinéma – Les espaces de la ciné-danse @ INHA - salle Mariette
Fév 27 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Les états du cinéma - Les espaces de la ciné-danse @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
Les états du cinéma, séminaire doctoral

Dirigé par Dominique Willoughby

Les espaces de la ciné-danse 

« L’expérience du mouvement dans l’espace filmique, du cinéma pur au direct film : espaces écraniques abstraits et cinégraphies impossibles » par Bárbara Janicas (ESTCA, Paris 8)

Depuis les années 1920, certains cinéastes se sont emparés d’idées de danse pour explorer des espaces filmiques qui ne peuvent exister que sur pellicule. En explorant les effets visuels engendrés par l’interaction entre les objets mouvants et la lumière pour enregistrer sur la surface photosensible des mouvements purs et imperceptibles (Dulac, Man Ray), ou en travaillant directement sur le support filmique pour donner à voir des chorégraphies abstraites de formes géométriques (Len Lye, McLaren), ils ont réussi à créer des espaces écraniques fondés et façonnés sur des expériences kinétiques pures. De quelle manière la pellicule peut-elle être travaillée comme une matière plastique propre à la danse ? Comment l’écran de cinéma devient-il une scène pour des chorégraphiques impossibles ? Dans quelle mesure ces expérimentations sont à l’origine des postérieures explorations spatiales en ciné-danse ?

« Panorama des espaces de la ciné-danse, de Maya Deren à Mitchell Rose : effets chorégraphiques et implications dramaturgiques » par Sophie Walon (THALIM, ENS)

L’une des caractéristiques les plus frappantes des ciné-danses est leur propension à filmer la danse dans des lieux très divers et parfois insolites. Sortant la danse des théâtres, les « choréalisateurs » filment la danse dans des aires urbaines (rues, parkings, centres commerciaux, gares), des sites naturels (forêts, plages, montagnes, rivières), des espaces domestiques ou encore des environnements virtuels. Quels effets ces espaces ont-ils sur les corps et les mouvements ? Est-ce que, réciproquement, les corps dansants ont une action, un impact sur ces lieux ? Comment ces espaces, qui sont aussi des contextes, façonnent-ils le sens de ces films ?

(Séance en collaboration avec le séminaire du groupe de recherche Ecrans Chorégraphiques)

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Nov
29
jeu
2018
Nouvelles du front au Brésil – Carte blanche à Victor Guimarães @ ENS Ulm, Salle Weil
Nov 29 @ 20 h 00 min – 23 h 00 min
Nouvelles du front au Brésil - Carte blanche à Victor Guimarães @ ENS Ulm, Salle Weil | Paris | Île-de-France | France
Séminaire doctoral pluridisciplinaire “Penser la création contemporaine dans le Cône Sud”

Nouvelles du front au Brésil : Non réconciliés ou Seule l’invention aide là où le mensonge règne. Carte blanche à Victor Guimarães

Nous ouvrirons la séance avec la projection des trois films suivants avant de dialoguer avec Victor Guimarães :

  • Noir Blue (Ana Pi, 2017, 27’), en présence d’Ana Pi ;
  • Estamos Todos Aqui (Chico Santos et Rafael Mellim, 2017, 20’) ;
  • Vando Vulgo Vedita (Andreia Pires et Leonardo Mouramateus, 2017, 20’)

Victor Guimarães est critique de cinéma, programmateur et professeur à Belo Horizonte au Brésil. Il est critique pour la revue Cinética, et il a également collaboré avec Senses of Cinema (Australie), Desistfilm (Pérou), El Agente Cine (Chili), Lumière (Espagne) et La Furia Umana (Italie), en plus de nombreux livres, catalogues de festivals et rétrospectives de films au Brésil, en Argentine et en France. Il a été professeur au Centro Universitário UNA (Belo Horizonte), à la Universidade Positivo (Curitiba) et à la Vila das Artes (Fortaleza). Il a été l’un des coordinateurs du FestCurtasBH (2014) et il a fait partie des commissions de sélection du forumdoc.bh (entre 2012 et 2015). Il a notamment programmé Sabotadores da Indústria (Sesc Palladium, 2014), Argentina Rebelde (Caixa Cultural, 2015), Corpos em Lutas (CachoeiraDoc, 2017), Anacronias (Semana – Festival de Cinema, 2017) et Palavras de Desordem (Festival Lumiar, 2018). Il est doctorant en Communication Sociale à la UFMG, et a réalisé un séjour de recherche à l’Université Sorbonne-Nouvelle (Paris 3).

Séance réalisée dans le cadre du séminaire doctoral interdisciplinaire et interuniversitaire “Penser la création contemporaine dans le Cône Sud”, organisé par Ignacio Albornoz (Université Paris 8, EDESTA, ESTCA), Claire Allouche (Université Paris 8, EDESTA, ESTCA), Leslie Cassagne (Université Paris 8, EDESTA, Scènes du monde), Célia Jésupret (Université Lyon 2, ED3LA, Passages), Baptiste Mongis (IHEAL).

 

Déc
11
mar
2018
Colloque Kinétraces – Performer la séance @ Institut National d'Histoire de l'Art
Déc 11 @ 8 h 30 min – Déc 12 @ 18 h 30 min
Colloque Kinétraces - Performer la séance @ Institut National d'Histoire de l'Art | Paris | Île-de-France | France
Colloque Kinétraces Quand montrer c’est faire : performer la séance

Deux journées d’études et de projections en présence de chercheurs, programmateurs, archivistes et artistes — pour penser l’archéologie et les formes de la séance cinématographique en tant qu’acte performatif.

« Il n’a d’autre référent que sa profération : c’est un performatif », énonce Roland Barthes pour définir le discours amoureux dans ses célèbres Fragments. La séance cinématographique peut, elle aussi, s’envisager sous l’angle de la performance : le film étant projeté, agit, activé, par la tenue de la séance. Faire de la séance de cinéma un acte, penser ce qui fonde l’expérience cinématographique, voilà̀ ce qui intéresse l’association Kinétraces. La notion de séance requiert en effet une attention renouvelée, suivant les évolutions esthétiques, technologiques et sociales qui touchent au médium filmique et à ses modalités de monstration.

Un évènement organisé dans le cadre du Dispositif Projet innovant de l’Université Paris 3, avec le soutien des laboratoires IRCAV (Paris 3), ESTCA (Paris 8) et Cérilac (Paris 7).

→ Télécharger le programme version pdf.

 

Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours @ Institut National d'Histoire de l'Art
Déc 11 @ 16 h 00 min – 18 h 00 min
Esthétique et politique du passage de la période de la Stagnation à la Perestroïka en URSS : compte à rebours
avec Olga Kobryn (Paris 3, Université de Lorraine Metz), Eugenie Zvonkine (Paris 8) / discussion avec Birgit Beumers (Aberystwyth University)

Séance dans le cadre du séminaire de recherche en histoire et esthétique du cinéma « Régimes d’historicité dans le cinéma des années 1960 à nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

Assa (1987) est un film réalisé par Sergueï Soloviov peu de temps avant la chute du mur de Berlin (1989) et la dislocation de l’URSS (1991), en pleine période politique de la Perestroïka et au tout début de la glastnost. Devenu culte, ce véritable manifeste politique et esthétique réunit pour la première fois sur grand écran et rend « visibles » l’ensemble des artistes de la culture « underground », principalement issus du milieu bohémien saint- pétersbourgeois et moscovite (milieu Rock, conceptualisme de Moscou, mouvement AptArt – « apartment art », cinéma expérimental). Si le film se construit sur des éléments documentaires et historiques, un grand nombre d’anachronismes (évocation de l’histoire de la Russie du début du XIXème siècle, références au cinéma expérimental des années 1950 – 1960, présence des éléments historiquement postérieurs à l’action du film qui se déroule en 1980) complexifient le rapport à l’Histoire et soulèvent la question de la stratification et de la « crise de temps » définie comme tension et distance entre le champ d’expérience et l’horizon d’attente (Hartog). Loin de représenter un simple symptôme de l’« époque des changements », Assa participe à la réécriture du régime historique dominant et à la construction d’un nouveau régime d’historicité.

Leto de Kirill Serebrennikov, qui sort le 5 décembre en France, dialogue à son tour avec Assa et d’autres films des années 1980 dans un rapport intertextuel serré et inventif et s’éloigne du biopic, proposant à son tour un nouveau régime d’historicité.

→ Consulter le programme du séminaire

Déc
13
jeu
2018
Colloque Kinétraces – Performer la séance télévisée @ Cinéma Le Grand Action
Déc 13 @ 20 h 30 min – 23 h 30 min
Colloque Kinétraces - Performer la séance télévisée @ Cinéma Le Grand Action | Paris | Île-de-France | France
Soirée de clôture du Colloque Kinétraces 2018, dans le cadre du projet Séance(s)

Performer la séance télévisée 
Projection de Uno contro tutti, avec Carmelo Bene (Italie, Maurizio Constanzo Show, 1994), présentée par Federico Lancialonga, Elodie Tamayo et Carlos Tello et suivie d’un cocktail.

En partenariat avec l’association Image et Parole.

→ Plus d’infos sur le colloque

Jan
15
mar
2019
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette
Jan 15 @ 14 h 00 min – 17 h 00 min
Approches du mouvement dans les films de Marie Menken @ INHA - salle Mariette | Paris | Île-de-France | France
LES ÉTATS DU CINÉMA, SÉMINAIRE DOCTORAL
Dirigé par Dominique Willoughby

« Approches du mouvement dans les films de Marie Menken : entre caméra somatique et cinéma poétique », par Bárbara Janicas (doctorante ESTCA, Paris 8) et Stéphanie Herfeld (chercheuse, Paris-Ouest-Nanterre).

Dans les films que Marie Menken réalisa caméra à bout de bras, en investissant son regard et son corps dans une exploration jouissive du monde, nous avons affaire à des images abstraites qui, par leur caractère de mobilité et spontanéité, créent des véritables poèmes visuels et rythmiques suscitant des expériences du mouvement proches de la danse. En privilégiant la dimension somatique et matérielle du travail de Menken, cette séance propose d’aborder ses films comme le domaine d’expérimentation d’un autre cinéma poétique au sein de l’avant-garde américaine, anticipant également certaines pratiques de la ciné-danse qui émergea en tant que genre filmique entre les années 1940 et 1970.

Intervention de Bárbara Janicas : Cette communication propose d’aborder le cinéma de Marie Menken, souvent rapproché de la peinture et parfois aussi de la danse, comme le domaine d’affirmation d’un autre cinéma poétique « matérialiste » au sein de l’avant-garde américaine des années 1940-1970. En privilégiant la dimension expérientielle et matérielle de son travail avec le support filmique, nous allons montrer que la poésie des films de Menken tient moins au modèle lyrique célébré à l’époque par Maya Deren, qu’à l’idée du « ciné-poème » véhiculée par les avant-gardes des années 1920. En nous appuyant sur les témoignages de Stan Brakhage et Jonas Mekas, qui furent les premiers à louer la capacité de Menken à traduire la réalité filmée en « poésie d’images vibrantes de mouvement », nous allons essayer de montrer comment sa pratique filmique expérimentale invite à l’expérience somatique d’une forme d’expression poétique des objets, de la lumière, et du corps-mobile invisible derrière l’appareil.

Intervention de Stéphanie Herfeld (invitée) : L’originalité du parcours de Marie Menken permet un passage entre plusieurs pratiques artistiques, de la peinture abstraite au cinéma expérimental à l’art performatif. Et l’économie modeste et intime de ses travaux explique sans doute la liberté et la nouveauté de ses gestes. Dès lors, si l’on approche ses films au prisme de la pensée de Gilles Deleuze, on peut non seulement réaffirmer les enjeux de l’Image-mouvement, mais surtout penser l’expérimental, ainsi que le lien entre les gestes de l’Image-temps et la création de pensée.  Ce qui indique une richesse  encore peu explorée de sa production visuelle.

 

→ Consulter le programme du séminaire

 

Mar
19
mar
2019
Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994) @ Maison de la Recherche, Salle Claude Simon
Mar 19 @ 16 h 00 min – 19 h 00 min
Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994) @ Maison de la Recherche, Salle Claude Simon
Le changement de régime a-t-il eu lieu ? Expériences du temps depuis le cinéma hongrois (1985-1994)
avec Mario Adobati (Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle)

Séance dans le cadre du séminaire de recherche en histoire et esthétique du cinéma « Régimes d’historicité dans le cinéma des années 1960 à nos jours : crises de temps, traces, (re)construction ».

 

Comment reconstituer un régime d’historicité à partir du cinéma ? Cette étude de cas proposera une réponse partielle à cette question, à l’aide d’un groupe d’œuvres hongroises produites autour du changement de régime (principalement les films de Tarr Béla, Fehér György, Janisch Attila, Szász János et Szabó Ildikó). L’accent sera mis sur la façon dont l’analyse de la poétique des films peut soutenir l’exploration des relations affectives au temps entretenues par la société artistique d’alors. Ces relations se déclineront autour de thématiques temporelles comme la nostalgie, le désenchantement, l’attente, le pessimisme, la passivité ou encore la résignation, témoins de la complexité des va-et-vient entre passé, présent et futur au sein d’une expérience complexe de crise du temps.

Mario Adobati (Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle) sera en discussion avec Sylvie Rollet (Professeure des universités Émérite en Études cinématographiques, Université de Poitiers, membre de l’IRCAV) et avec Damien Marguet (Université Paris 8) – sous réserve.

→ Consulter la page du séminaire

Mar
21
jeu
2019
Mariano Llinás et les machines de la fiction @ ENS Ulm, Salle des Actes
Mar 21 @ 18 h 15 min – 19 h 45 min
Mariano Llinás et les machines de la fiction @ ENS Ulm, Salle des Actes | Paris | Île-de-France | France
Séminaire doctoral pluridisciplinaire “Penser la création contemporaine dans le Cône Sud”
« Mariano Llinás et les machines de la fiction »
en présence du cinéaste

La rencontre avec Mariano Llinás (Balnearios, Historias Extraordinarias, La Flor), sera construite autour de la projection d’extraits de films et de questions que nous n’avons (encore) jamais osé lui poser. Nous nous intéresserons notamment à la singularité de ses films dans le contexte du cinéma contemporain en lien avec la production El Pampero Cine, aux jeux de références artistiques et littéraires rioplatenses et européennes dans son œuvre, à sa collaboration au cinéma argentin en tant que scénariste (avec Hugo Santiago et Santiago Mitre notamment) ainsi qu’à la fabrication au long cours de La Flor, son dernier long métrage d’une durée de 14 heures et tourné pendant dix ans, sorti en salles en France le 6 mars* (présenté notamment au Festival de Locarno, au TIFF et grand victorieux du BAFICI en 2018).

La séance du séminaire sera suivie de la projection du premier long métrage de Mariano Llinás, Balnearios (2002) au cinéma Les 3 Luxembourg à 20h30, dans le cadre de ¡Cine argentino! Rencontres de cinéma argentin à Paris et d’un partenariat avec le Festival Cinélatino Rencontres de Toulouse. Le film sera suivi d’un échange avec Mariano Llinás et Fernando Ganzo, co-rédacteur en chef de So Film et auteur du texte « El Pampero à l’heure de La flor » dans le numéro 109 de la revue Trafic.

Vous retrouverez toutes les informations de la séance ici : https://www.facebook.com/events/2600436256664065/

Séance réalisée dans le cadre du séminaire doctoral interdisciplinaire et interuniversitaire “Penser la création contemporaine dans le Cône Sud”, organisé par Ignacio Albornoz (Université Paris 8, EDESTA, ESTCA), Claire Allouche (Université Paris 8, EDESTA, ESTCA), Leslie Cassagne (Université Paris 8, EDESTA, Scènes du monde), Célia Jésupret (Université Lyon 2, ED3LA, Passages), Baptiste Mongis (IHEAL).

 

Avr
5
ven
2019
La danse indépendante à Buenos Aires : œuvres visibles et pratiques souterraines @ ENS Ulm, Salle Cavaillès
Avr 5 @ 19 h 15 min – 22 h 00 min
La danse indépendante à Buenos Aires : œuvres visibles et pratiques souterraines @ ENS Ulm, Salle Cavaillès | Paris | Île-de-France | France
Séminaire doctoral pluridisciplinaire “Penser la création contemporaine dans le Cône Sud”
« La danse indépendante à Buenos Aires : œuvres visibles et pratiques souterraines », avec  Caterina Mora, danseuse, performeuse et chercheuse argentine.

A l’ère de la super-reproductibilité technique, certaines œuvres ont le pouvoir de traverser les océans : combien de films, textes, et morceaux de musique passent-ils ainsi de regards en oreilles, transitant par des réseaux officiels ou pirates ? Mais qu’en est-il pour la danse ? Alors même que la création en danse contemporaine est particulièrement foisonnante en Argentine, ce sont très peu de pièces qui arrivent finalement jusqu’en Europe. Par ailleurs, limiter ce champ d’expérimentation aux objets produits semble bien réducteur au regard de la multiplicité de pratiques dansées que l’on peut rencontrer sur ces terres…

Nous vous invitons donc à une plongée dans le monde de la danse indépendante de la capitale argentine : qui sont les danseurs et les chorégraphes qui animent ce microcosme dynamique, pour quelles œuvres et quelles pratiques, à travers quels corps et quels imaginaires, dans quel type de travail, quelles conditions de production ? Pour traverser ces questions, nous dialoguerons avec Caterina Mora, chorégraphe, performeuse et chercheuse argentine vivant actuellement Belgique. Nous aborderons les paradoxes et les espoirs et de la danse indépendante portègne, puis elle nous invitera à entrer dans son actuel processus de recherche-création, autour de l’imaginaire de la communauté latine en Europe. Elle nous présentera « 18 minutes of a poor cheap bastard lecture performance”, proposée il y a peu au Kanal Pompidou à Bruxelles.

Juin
3
lun
2019
Rencontre avec le cinéaste Juan Francisco González @ ENS Ulm, Salle Weil
Juin 3 @ 19 h 00 min – 22 h 00 min
Rencontre avec le cinéaste Juan Francisco González @ ENS Ulm, Salle Weil | Paris | Île-de-France | France
Séminaire doctoral pluridisciplinaire “Penser la création contemporaine dans le Cône Sud”
Rencontre avec le cinéaste Juan Francisco González : de MAFI à DOCLA, pour une création cinématographique collective latino-américaine.

 La séance arpentera  en première ligne des problématiques de création collective dans le cinéma documentaire contemporain ainsi que la nécessité d’un dialogue actif entre cinématographies nationales et pensée continentale en Amérique latine aujourd’hui, dans un élan possible de réappropriation généalogique du Nuevo Cine Latinoamericano des années 60. Nous ponctuerons la discussion par des projections d’extraits de films choisis par Juan Francisco González dont nous vous détaillons le programme ci-dessous.

Juan Francisco González a étudié le cinéma documentaire à l’EICTV de San Antonio de los Baños à Cuba, puis a formé DOCLA (Red de Documentalistas Latinoamericanos) avec d’autres réalisateurs, où il développe des projets visant à créer un réseau actif de cinéma documentaire latino-américain (Chili, Pérou, Colombie, Brésil notamment), en se focalisant notamment sur les problématiques de films autochtones et de formes alternatives de production pour une émancipation esthétique. Par ailleurs, en parallèle de l’enseignement du cinéma documentaire au Chili, il a activement collaboré au collectif de réalisateurs chiliens MAFI (Mapa Fílmico de un País), qui visait en premier lieu à créer une cartographie filmique de pans de réalité du Chili envisagé dans la totalité de sa géographie, films diffusés sur la page internet MAFI.tv. Avec MAFI, il a également co-réalisé deux longs métrages, intitulés PROPAGANDA (2014) et DIOS (2019). En 2018, il termine un court métrage documentaire Salir de la Ciudad, portrait de l’artiste musicien chilien Matías Cena. Il participe à plusieurs résidences d’art collaboratif (programme Red Cultura) où il a développé des projets de documentaire avec différentes communautés à travers le Chili, en recherche de nouvelles formes de récits collaboratifs. En 2015, il intègre une résidence artistique dans la commune de Petorca où il réalise avec les habitants un court métrage documentaire intitulé La Virgen de las Aguas et en 2018 dans le village de San Dionisio (commune de Colbún) un long métrage intitulé Reinvención Agraria.

Programme des extraits projetés au cours de la séance :
  • Courts métrages de MAFI.tv, réalisés par Antonio Luco, Carlos Araya, Josefina Buschmann, Juan Francisco González et Felipe Azúa (Chili, 2013-2018. 20 min)
  • La Virgen de las Aguas de Juan Francisco González  (Chili, 2016, sans dialogue, 25 min)
  • Yawar mallku de Jorge Sanjinés (Bolivie, 1969, sous-titré en anglais, 10 min)
  • Sembradoras de vida de Alvaro & Diego Sarmiento, (Perou, 2019, sous-titré en anglais, 12 minutes)
  • Espero tu (re)vuelta de Eliza Capai (Brésil, 2019, sous-titré en anglais, 10 minutes –sous réserve-)
  • Moriviví de David Aguilera Cogollo (Cuba – Colombie, 2019, 37 minutes –sous réserve-)

Elle sera menée en français et espagnol, avec traduction réalisée par nos soins.

Retrouvez toutes les informations ici : https://www.facebook.com/events/696874074064640/