Jan
17
mer
2018
Rencontre avec Benedikt Reichenbach @ INHA - salle Fabri de Peiresc
Jan 17 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Rencontre avec Benedikt Reichenbach @ INHA - salle Fabri de Peiresc | Paris | Île-de-France | France

Rencontre avec Benedikt Reichenbach

À l’occasion de la réédition en anglais de l’ouvrage de Michele Mancini et Giuseppe Perrella Pier Paolo Pasolini, corpi e luoghi (première édition : Theorema, 1981) qu’il a dirigée.

Discussions autour du livre avec Cécile Sorin (Paris 8), Anne-Violaine Houcke (Paris Nanterre), Giovanni Careri (Ehess), et Hervé Joubert-Laurencin (Paris Nanterre-Ehess).

Corpi e luoghi est un livre exceptionnel connu de ceux qui étudient l’œuvre de Pasolini pour la richesse de son iconographie, puisque sa première édition dit contenir 1802 photogrammes sélectionnés dans l’intégralité de ses films, répertoriés et classés dans des chapitres brièvement présentés et justifiés par les deux auteurs, critiques de cinéma.

Michele Mancini et Giuseppe Perella, qui avaient également organisé divers expositions de ces images rendant compte de l’œuvre de Pasolini quelques années après sa mort, entendaient faire œuvre de critique de cinéma à travers l’iconographie et l’édition, et tenir un discours sur l’œuvre filmique qui serait à la hauteur du sérieux anthropologique dont avait fait preuve Pasolini dans le choix des Corps et des Lieux.

Oct
24
mer
2018
Enjeux analytiques de la représentation des luttes populaires @ ENS, Salle Assia Djebar
Oct 24 @ 18 h 15 min – 20 h 15 min
Enjeux analytiques de la représentation des luttes populaires @ ENS, Salle Assia Djebar | Paris | Île-de-France | France
Séminaire inter-universitaire sur la critique

« Enjeux analytiques de la représentation des luttes populaires au sein des Cahiers du Cinéma dans les années soixante-dix » par Frédéric Chandelier (Université de Nanterre)

Cette intervention revient sur les arguments critiques développés dans les Cahiers du Cinéma au cours des années soixante-dix à propos de la représentation des luttes.  La conception de l’Histoire et de la mémoire des minorités par l’idéologie bourgeoise implique alors une redéfinition de l’analyse filmique axée sur la récupération des révoltes par l’État. En 1974 Michel Foucault est invité à commenter les mutations esthétiques impliquant l’identification du spectateur. Retour sur les implications critiques de l’analyse filmique élaborée par Serge Daney et la rédaction de la revue afin d’intervenir sur l’éthique des fictions et des documentaires traitant de l’histoire des masses populaires.

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Déc
5
mer
2018
Séance exceptionnelle autour de Textes critiques de Jacques Rivette @ INHA, salle Fabri de Peiresc
Déc 5 @ 19 h 00 min – 20 h 00 min
Séance exceptionnelle autour de Textes critiques de Jacques Rivette @ INHA, salle Fabri de Peiresc | Paris | Île-de-France | France
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

Séance autour de Textes critiques de Jacques Rivetteavec Véronique Rivette, Michel Armas, Luc Chessel, Jacques Bontemps et Jean Narboni

Cette séance exceptionnelle du séminaire IDEC (Institut D’Etudes Critiques) sera consacrée à l’édition tant attendue des Textes critiques de Jacques Rivette, publiée chez Post-éditions le 21 novembre.

Nous aurons le grand plaisir d’accueillir Véronique Rivette accompagnée des editors Miguel Armas et Luc Chessel, ainsi que Jacques Bontemps et Jean Narboni, anciens des Cahiers du cinéma « époque Rivette » (1964-1969). Ils apporteront leur témoignage après la présentation et ouvriront le débat à propos du critique de cinéma qui fut d’abord considéré en son temps (les années 1950) et par ses pairs (à commencer par Jean-Luc Godard) comme la principale autorité au sein du groupe des Cahiers du cinéma.

La proximité du cinéaste de Paris nous appartient avec la jeune génération du milieu des années 1960 et sa grande curiosité intellectuelle vont ensuite profondément renouveler le geste critique au sein d’une revue qui a changé de direction (Rivette a remplacé Rohmer ), de format (nous sommes passés fin 1964 de la  revue  « jaune » aux Cahiers « Filipacchi ») et certains de ses intérêts (les « nouveaux cinémas ») tout en conservant sa ligne et son aura.

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Jan
30
mer
2019
Séance autour de Jean-Claude Biette @ INHA, salle Fabri de Peiresc
Jan 30 @ 18 h 00 min – 19 h 00 min
Séance autour de Jean-Claude Biette @ INHA, salle Fabri de Peiresc | Paris | Île-de-France | France
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

L’ouvrage collectif Jean-Claude Biette, appunti et contrappunti  (dir. P. Eugène, H. Joubert-Laurencin, P. Fauvel, Éd. De L’incidence, 2018), qui sera présenté à cette séance, s’attache à la figure d’un cinéaste et écrivain de cinéma discret et peu connu, aux apports esthétiques et théoriques pourtant inestimables.

Ami de Serge Daney et membre fondateur de la revue Trafic (dont il a trouvé le titre), traducteur et assistant de Pasolini, proche de la maison de production Diagonale fondée par Paul Vecchiali, Jean-Claude Biette fut aussi l’un des plus attentifs à donner à l’histoire du cinéma une existence de plain-pied, inventant pour ce faire un mode de lecture et d’écriture des films singulier, labyrinthique et joueur, faisant la part belle aux mécanismes de l’inconscient, à la fascination et aux désirs cinéphiliques éprouvés en premier lieu devant le cinéma classique.

Cette séance sera l’occasion pour Pierre Eugène et Marcos Uzal, contributeurs de l’ouvrage, d’aborder les œuvres de Jean-Claude Biette et la pérennité stimulante de leurs apports aujourd’hui.

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Fév
20
mer
2019
Marc Cerisuelo relit Albert Laffay @ Institut National d'Histoire de l'Art
Fév 20 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Marc Cerisuelo relit Albert Laffay @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

Comment le cinéma peut-il être aussi agile dans le récit alors que « le monde lui colle aux pieds », se demande Albert Laffay? Pour le grand angliciste, ancien élève d’Alain et premier critique cinématographique des Temps Modernes, le cinéma fait mieux que rivaliser avec l’idéalité du langage dans l’ordre de la fiction, il ne doit son aisance apparente qu’à des données non-imagières : la pluralité des photogrammes qui engendre le mouvement, celle des plans organisée par le montage, la faculté de bouleverser l’ordre et la continuité, la possibilité de produire la simultanéité,  ce qui le rapproche de ce fait de la musique en rompant avec le caractère séquentiel de la lecture. A ces données immanentes, Laffay ajoute une idée : celle d’un « grand imagier », « structure sans images » située au coeur du film ; non anthropomorphique, irréductible à l’auteur, au narrateur et à toute personnalisation, ce « montreur d’images », « maître de cérémonie » ou encore « commentateur anonyme », cette main qui tourne les pages d’un livre d’images fait que le film nous parle en se montrant tout au long de son défilement. Précurseur de la narratologie filmique, Laffay anticipe également sur des conquêtes plus contemporaines : son insistance sur le fait que le cinéma nous montre des images rencontre l’intuition d’un Serge Daney qui tient que le cinéma n’est pas une technique d’exposition des images mais « un acte de montrer ».

Telle est la position du problème. Mais cela ne vaudrait pas une heure de peine si une telle acuité n’était soutenue par un style étincelant, clair et subtil, une langue « disante » dont on ne trouve que très rarement l’équivalent dans la critique cinématographique (on songe à André Bazin et à Claude Ollier) et plus surement dans la « critique  des maîtres » en littérature (on pense à Julien Gracq).  La tension de la langue a conduit à une forme de rimbaldisme : Laffay n’écrivit que quatre ans sur le cinéma, à la haute époque de l’après-guerre, puis retourna  à sa khâgne du lycée Louis-le-Grand  et à Keats dont il fut le traducteur. Nous nous interrogerons sur ce météore à partir de ses textes rassemblés chez Masson en 1964 sous le titre de Logique du cinéma (le livre attend depuis un demi-siècle une nouvelle édition…).

Marc Cerisuelo est professeur à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée.

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Mar
27
mer
2019
Bazin au complet : qu’est-ce que ça change ? Une étude de textes @ Institut National d'Histoire de l'Art
Mar 27 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Bazin au complet : qu’est-ce que ça change ? Une étude de textes @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
Bazin au complet : qu’est-ce que ça change ? Une étude de textes

La publication récente des Écrits complets d’André Bazin aux éditions Macula (2681 textes rendus publics, pour la plupart une seule fois dans un journal ou une revue, entre décembre 1942 et décembre 1958, suivis de 19 Varia isolés et d’une centaine de pages de variantes ou d’inédits contenus dans les 11 volumes posthumes de l’auteur publiés entre 1958 et aujourd’hui)  remet en circulation la pensée de Bazin sur le cinéma. Comme ses idées étaient déjà largement diffusées dans le monde à partir d’une petite sélection connue de bons textes élus par lui ou par ses éditeurs posthumes (un sur dix environ au total), qu’est-ce que cela change  – ou plutôt qu’est-ce que « ça » change, si l’on considère que des textes choisis sont le résultat d’un « surmoi » ?
En relisant de près quelques textes oubliés ou retrouvés, pour passer du détail à l’œuvre entière et retour (« Et Clic ! Zirkel im verstehen », comme dit Madame Maggi dans Salò ou les 120 Journées de Sodome, et aussi Pier Paolo Pasolini plus calmement, qui lisait Leo Spitzer en théoricien de la relation critique), je ne chercherai  pas à quadriller la bonne ou la mauvaise parole de Bazin ou sur Bazin (à bas le moralisme !), mais seulement  d’imaginer les prémices une histoire rapprochée de sa critique ou : « Que signifie se rapprocher d’une œuvre ? ».

Hervé Joubert-Laurencin est professeur à l’Université Paris-Nanterre.

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Avr
24
mer
2019
Tales of Sound and Fury signifying… Something, or the Elephant of Melodrama @ Institut National d'Histoire de l'Art
Avr 24 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Tales of Sound and Fury signifying… Something, or the Elephant of Melodrama @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE
Tales of Sound and Fury signifying… Something, or the Elephant of Melodrama
La conférence, suivie d’une discussion, que donnera Linda Williams, professeure d’études cinématographiques à l’université de Berkeley, invitée par le Département d’histoire et théorie des arts de l’ENS, s’intitule Tales of Sound and Fury signifying… Something, or the Elephant of Melodrama, et porte sur l’invention par la critique américaine et française du « mélodrame » dans le cinéma américain. A savoir, la construction d’une opposition entre le « cinéma classique » et le mélodrame dans une grande partie de la critique américaine, tandis qu’en France, le même corpus de films s’est trouvé davantage exprimé par la critique à travers la notion de « genre ».
 
Linda Williams est professeure émérite en « film & media and rhetoric »,  à l’Université de Californie, Berkeley. Ses principaux livres : Hard Core : Power, Pleasure and the Frenzy of the Visible (1989, traduit en français : Screening Sex. Une histoire de la sexualité sur les écrans américains depuis les années 1960, Éditions Capricci, 2014), Playing the Race Card : Melodrama of Black and White from Uncle Tom to OJ Simpson (2001), et Melodrama Unbound. Across History, Media and National Culture (ed. Christine Gledhill/Linda Williams), Columbia University Press, 2018.

 

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Mai
29
mer
2019
Présentation de l’ouvrage Godard, inventions d’un cinéma politique @ Institut National d'Histoire de l'Art
Mai 29 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Présentation de l'ouvrage Godard, inventions d’un cinéma politique @ Institut National d'Histoire de l'Art
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

David Faroult (ENS Louis-Lumière) présentera son ouvrage Godard, inventions d’un cinéma politique (prix de la critique).

David Faroult, maître de conférences en cinéma à l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière, est co-auteur des livres Mai 68 ou le cinéma en suspens et Jean-Luc Godard : Documents.

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Oct
16
mer
2019
Bernard Bastide présente « François Truffaut, Chroniques d’Arts-Spectacles 1954-1958 » @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Peiresc
Oct 16 @ 19 h 00 min – 21 h 00 min
Bernard Bastide présente "François Truffaut, Chroniques d'Arts-Spectacles 1954-1958" @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Peiresc
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

Bernard Bastide vient présenter son livre

« François Truffaut, Chroniques d’Arts-Spectacles 1954-1958 » (Gallimard, 2019)

En janvier 1954, le jeune Truffaut publie dans les « Cahiers du cinéma » son texte fameux « Une certaine tendance du cinéma français », un violent pamphlet contre « la tradition de qualité française ». Cet article au fort retentissement lui ouvre les portes d’Arts-Spectacles, hebdomadaire culturel dans lequel il va publier plus de 500 articles en 5 ans. Il apprend le métier, forge un style, et inaugure une critique directe et sans concession, inédite dans la presse de l’époque : « Pour la première fois, comprend-il, au lieu de dire : « C’est bon ! C’est mauvais ! » j’ai commencé à essayer d’imaginer comment ça aurait pu être bon ou pourquoi c’était mauvais. »

Truffaut cultive et décline dans cette tribune influente ses goûts et ses dégoûts. Quand il réunira ses textes critiques, une quinzaine d’années plus tard dans « Les Films de ma vie », il « oubliera » la plupart de ses critiques d’Arts, que l’on peut donc redécouvrir aujourd’hui dans cette anthologie.

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Déc
18
mer
2019
Le Festival de Cannes 1939 : une expérience critique @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Mariette
Déc 18 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min
Le Festival de Cannes 1939 : une expérience critique @ Institut National d'Histoire de l'Art, Salle Mariette
SÉMINAIRE INTER-UNIVERSITAIRE SUR LA CRITIQUE

« Le Festival de Cannes 1939 : une expérience critique »

Avec Antoine de Baecque (ENS), Marc Cerisuelo (UPEM), Adèle Yon (ENS-Paris 3)

En septembre 1939 devait se tenir le 1er Festival international du film de Cannes. Tout était prêt, les films, les diplomates, les ministres, les festivités, les actrices et acteurs. Les critiques aussi : d’emblée, le festival de Cannes est conçu comme un « événement critique », avec le soutien et la présence de la critique française et internationale sur la Croisette. On le sait, ce 1er festival n’a pas lieu : le 1er septembre 1939, jour d’ouverture, l’Allemagne envahit la Pologne et la guerre prend le pas. Quatre-vingt ans plus tard, le Festival de Cannes 1939 vient d’avoir lieu à Orléans, ville de son fondateur, le ministre Jean Zay.
Les trente films de la compétition de 1939 ont été retrouvés, présentés et vus… notamment par les critiques, réunis en nombre pour cette expérimentation en forme de re-enactment : comment parler aujourd’hui des films de 1939 ? Que nous disent-ils ? Comment ont-ils vieilli ? Comment faire, aussi, pour les voir pour la première fois, comme en 1939 ? Qu’est-ce que « Elle et Lui » (McCarey), « Seuls les Anges ont des ailes » (Hawks), « Alexandre Nevski » (Eisenstein), « Mr Smith au Sénat » (Capra), ou « La Charrette fantôme » (Duvivier), pour un critique de 2019 ?